Emad Jarar

« Je me pris alors à lui raconter comment m’était venue cette passion pour la littérature, de préférence française, mais aussi pour les auteurs russes, et lui dis que la lecture était quelque chose de naturel ; à l’instar d’un sport ou d’un instrument de musique, et une fois acquise l’habitude, cela devenait un plaisir dont on avait du mal à se passer. La lecture était un penchant dont il fallait prendre soin de temps en temps, essentielle pour nourrir sa raison, comme pour tout autre plaisir, puisque l’intellect requérait autant d’exigence qu’une activité physique. » (Une nuit à Aden – T1 – P. 126)

Carlos Ruiz-Zafón

« ….rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons – nous reviendrons un jour. » (« L’ombre du vent«  – P. 14)

« Le jour où vous comprendrez que le commerce des livres c’est malheur et compagnie, et où vous déciderez d’apprendre comment on cambriole une banque ou, ce qui revient au même, comment on en fonde une, venez me voir et je vous expliquerai deux ou trois choses sur les serrures. » (« L’ombre du vent » – P. 73)

« Les livres sont des miroirs, et l’on n’y voit que ce qu’on porte en soi-même… » (« L’ombre du vent » – P. 222)

Gérard Mordillat

« …j’ai pensé que seul un très petit nombre de livres méritait que l’on s’y plonge jusqu’à s’y perdre ou s’y trouver. A la réflexion, je crois que cela vaut pour tous les livres. Parce que le livre en soi n’est rien, il n’est que le support du mot. Et, que ce soit un roman de gare, un traité de géographie ou Le Capital, la vérité de ce que nous sommes peut sortir de n’importe quel mot lu dans n’importe quel livre. » (La brigade du rire – P. 349)