« Voyage avec un âne dans les Cévennes » – Robert Louis Stevenson

Voyage avec un âne dans les CévennesIl y a bien longtemps naissait dans ce pays du Velay un ami des livres et de la lecture, un ami qui connaissait ce livre, puisque toute le monde ou presque dans son pays de naissance en parlait…ans bien souvent l’avoir lu. Une association de promotion du territoire a, depuis, été créée, et utilise ce titre, mais je ne suis pas certain, que tous ceux qui s’en réclament aient lu, voire parcouru, ce livre à défaut de tous les sentiers du territoire qu’il évoque.  
Le gamin que j’étais s’était passionné pour les succès de Stevenson. Ils avaient bercé son enfance sans télé, sans plage, sans transhumance estivale. Le gamin va bientôt, si Dieu lui prête vie, faire connaissance avec le chiffre 7, chiffre apparaissant dans d’innombrables traditions et légendes

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« L’Empreinte » – Alexandria Marzano-Lesnevich

L'EmpreinteDès les premières pages, l’auteure nous avertit : « il s’agit d’un livre sur ce qui s’est produit, oui, mais aussi d’un livre sur ce que nous faisons de ce qui s’est produit. Il parle d’un meurtre, il parle de ma famille, il parle d’autres familles dont les vies ont été bouleversées par le meurtre. Mais plus que ça, bien plus que ça, il s’agit d’un livre sur la façon dont nous comprenons nos vies, le passé, sur la façon dont nous nous comprenons les uns les autres. » Tout est dit sur ce livre dense, fouillé, fort et puissant car vrai puisque écrit à partir d’archives importantes et de souvenirs personnels traumatisants de l’auteure. 

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« Les mains du miracle » – Joseph Kessel

Les mains du miracleCe n’est pas le livre qui vient spontanément à l’esprit quand on évoque Kessel, et pourtant…quelle claque ! Je suis encore sur le coup de l’émotion. Si un autre l’avait écrit, on aurait crié à l’affabulation, à la contre-vérité…Mais venant de Kessel ! Quand même !
Tout le monde a entendu parler d’Himmler, ce fou, cet homme -mais est-ce vraiment un homme ou plutôt un monstre- responsable de la mort de millions de Juifs, de la torture de milliers d’hommes et de femmes opposants politiques ou résistants, responsable de tous ces camps, de toutes ces déportations…de cette horreur, un homme commandant les SS
Jamais je n’avais entendu parler de Félix Kersten, ce médecin qui chaque jour ou presque soignait Himmler, calmait les douleurs insupportables qui lui tenaillaient le ventre.
Quoi ? un salaud de plus ? D’autres médecins, les médecins de la mort, « Les médecins Maudits » décrits par Christian Bernadac, ces médecins qui officiaient au nom de la science nazie dans les camps et menaient des expérimentations monstrueuses sont beaucoup plus connus par la littérature que Kersten.

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« Idiss » – Robert Badinter

Idiss« Il est simplement le récit d’une destinée singulière à laquelle j’ai souvent rêvé. »….écrira Robert Badinter sur la 4ème de couverture du livre….la destinée d’une grand-mère, Idiss, qui a certainement forgé une partie d’une autre destinée, celle de Robert Badinter…
Que d’émotions, que d’humanité dans ces deux destinées…Oui, j’admire cet homme, ses combats, ces engagements, sa culture. Un homme réservé. Tout simplement un Homme, à mes yeux. 
Il m’a ému lorsque j’ai visionné en replay, quelques jours après, l’émission « La grande librairie », et ému lors de cette lecture. Je n’avais pu l’écouter en direct.
Cruauté d’une vie, dans cette Bessarabie qui chassait le Juif, cet Ydishland, qui parquait les juifs, qui les écartait de la culture, et même de l’enseignement, seuls quelques uns pouvant sortir de cette condition de misère. Et pourtant le Tsar, acceptait et même imposait à ces Juifs de faire la guerre pour son compte. 

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« Dernier jour à Budapest » – Sándor Márai

Dernier jour à BudapestSindbad quitte son domicile un matin avec soixante pengos en poche….il doit acheter une robe à sa fille. Mais la journée sera longue, et au fil des rencontres, ou des ballades en calèche, les pengos s’envolent.
Sindbad, c’est le nom du héros du roman « Sindbad ou la Nostalgie » de Gyula Krúdy, un nom que Sándor Márai donnera à son personnage principal qui n’est autre que Gyula Krúdy lui-même. 
Un personnage, un auteur qu’il aime et veut honorer, et surtout qui fait partie de la culture hongroise.
Découvrir un peu plus deux auteurs, découvrir une époque, un pays voisin, mais si loin de nous, belle tentation de lecture…! une tentation déçue en partie. 
Certes le lecteur découvrira un peu plus cette société hongroise, Budapest et certains de ses lieux emblématiques, ses cafés, ses restaurants, sa culture, mais aussi la cuisine hongroise, les lectures de Krúdy, les auteurs et le peuple hongrois, les femmes qu’il aimait tant séduire, la littérature hongroise, l’hiver et l’été hongrois…mais les phrases longues, passant du coq à l’âne, sont parfois déroutantes.

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« D-DAY : Les soldats du débarquement » – Giles Milton

D-Day-LessoldatsdudebarquementMachiavel disait   » Une guerre est juste quand elle est nécessaire. »…alors, il fallait bien sortir de cette guerre qui avait déjà fait tant de morts, écraser ce régime nazi, dont le monde ne connaissait pas encore tous les crimes et enfin arriva ce 6 juin 1944, journée au cours de laquelle tout pouvait basculer, journée qui permettait d’ouvrir un front nécessaire à l’Ouest, afin d’enserrer l’Allemagne de deux côtés.
Rares doivent être ceux qui vivent encore, parmi ces 156 000 soldats qui ont vécu cette journée, après avoir débarqué dans l’eau froide à l’issue d’une traversée au cours de laquelle ils avaient vomi tripes et boyaux sur cette mer démontée. Près de 7 000 bateaux, depuis des croiseurs jusqu’aux péniches de débarquement, avaient du se regrouper et affronter côte à côte cette traversée à l’insu des observateurs allemands qui ne les attendaient pas. Pour eux, le temps n’était pas un temps à faire débarquer des troupes. Longtemps ils crurent que c’était une opération de diversion.

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« Vivre et mentir à Téhéran » – Ramita Navai

Vivre et mentir à TéhéranVali Asr, c’est l’avenue de 18 km de long qui traverse Téhéran du nord au sud…une avenue emblématique de l’Iran, un peu comme nos Champs Elysées, une avenue qui sert de fil conducteur à ces huit portraits d’iraniens ou d’iraniennes. Huit portraits courageux pour tracer un autre portrait, celui de l’Iran moderne, de son rigorisme, de sa violence, de son luxe et de sa crasse.
Huit hommes et femmes, dont certains en totale opposition avec les images de l’Iran des religieux que les médias, nos médias occidentaux nous présentent. Aucun de ces personnages ne peut nous laisser indifférent, tous traduisent la violence, l’hypocrisie et le mensonge dans lesquels les iraniens sont contraints de vivre. Tous nous révoltent car tous sont des uppercuts. 

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