« Arrête avec tes mensonges » – Philippe Besson

Arrête avec tes mensongesEn 1984 Philippe Besson avait 17 ans, et allait passer le bac dans un lycée de province, celui de Barbezieux en Charente. Les gamins sont méchants, ce n’est pas une nouveauté, alors comme il aimait les livres et n’était pas du tout intéressé par le sport, les insultes fusaient »sale pédé », « tapette ». Insultes tellement faciles, timide on ne lui connaissait aucune petite amie….et puis un jour son regard croisât celui d’un autre jeune…il se retrouvèrent et découvrirent ensemble les caresses, la sexualité, le manque, le besoin de se retrouver…et le nécessité de se cacher, de s’ignorer devant les autres malgré une complicité certaine.  
Impossible de s’afficher ensemble, il fallait rester discret, c’était il y a plus de 30 ans. Aujourd’hui encore !

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« Johnny chien méchant » – Emmanuel Dongala

Johnny Chien Méchant« Johnny chien méchant »….fait partie de ces livres écrits pour bousculer notre tranquillité de lecteur, nous déranger…l’un de ces livres qu’on n’oublie pas, tant ils sont criants de vérité, tant ils sont porteurs d’indignation diverses. 
Tout oppose d’une part Lufua Liwa, Matiti Mabé qui prendra le nom de Johnny Chien Méchant comme nom de guerre, et d’autre part Laokolé, une jeune ado de seize ans, amoureuse de la vie…Ils sont les deux personnages principaux du roman. 
Laokolé fuit avec son frère Fofo. Avant de quitter la maison, elle a enterré une malle contenant tous les objets ayant même une petite valeur ou une valeur affective. Elle fuit sans trop savoir où et transporte, dans une brouette, sa mère gravement blessée aux jambes à la suite d’un précédent pillage au cours duquel son papa a été tué.

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« La disparition de Josef Mengele » – Olivier Guez

La disparition de Josef MengelePendant quatre ans presque, de 1945 à 1949, Joseph Mengele s’est caché en Allemagne et en Europe. Il vivait là sous le nez des nouvelles autorités de la RFA, et des américains. Puis il réussit à partir vers des cieux moins dangereux pour lui, vers l’Argentine, après être passé par la Suisse, suivant en cela le chemin d’exil de nombreux autres criminels nazis.
Perón et son régime accueillaient à bras ouverts tous ces criminels de guerre nazis…Combien comme Mengele purent y couler des jours heureux sous de fausses identités?
Mengele était sans doute l’un des pires bourreaux nazis.

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« La serpe » – Philippe Jaenada

La serpePhilippe Jaenada me fait penser par son physique et son comportement à un patou (Montagne des Pyrénées)…. vous savez, ces chiens de bergers débonnaires et câlins, patients et courageux, rongeant méticuleusement leurs os, et terriblement efficaces pour lutter contre les loups et protéger les brebis. J’espère qu’il ne m’en voudra pas 
Emmanuel, qu’il rencontre par hasard lui parle de son grand-père, dont tout le monde a entendu parler : Georges Arnaud, vous savez….c’est l’auteur qui a inspiré le film « Le salaire de la peur »…oui, le film est plus connu que le roman. Georges Arnaud – nom de plume d’ Henri Girard – a été accusé d’un triple meurtre, celui de son père, de sa tante et de la bonne, un meurtre commis avec une serpe qu’il avait emprunté et dont il s’était servi pour élaguer des jeunes sapins.

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« Photo de groupe au bord du fleuve » – Emmanuel Dongala

Photo de groupe au bord du fleuveJe suis bien incapable de dire comment j’ai connu ce livre qui figurait depuis des mois dans la liste toujours plus grande des ouvrages que je souhaite découvrir, afin continuer à voyager jusqu’au jour du  grand départ… 
Emmanuel Dongala, que j’ai découvert avec ce titre m’a transporté au cœur de l’Afrique Noire…non pas le noir couleur de peau, mais le Noir de la corruption, de la condition des femmes, de l’obscurantisme des sorciers, des superstitions, des viols, des mariages forcés, des veuves que la belle famille spolie et jette à la rue, le noir des dictateurs brassant des milliers, presque des millions de francs CFA pour les meilleures bouteilles de champagne et méprisant une population qui tous les jours trime pour manger.

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« Bakhita » – Véronique Olmi

BakhitaLa gamine avait quand elle fut enlevée « cinq, six ou sept ans, comment savoir ? Elle est née en 1869. Peut être un peu avant. » Comment s’appelait-elle avant, elle ne s’en souviendra pas….mais le négrier qui la prit l’appela Bakhita  c’est à dire la « Chanceuse », une chanceuse qui sera bientôt incapable de dire où se trouve son village, et d’y retourner…
Son père était le frère du chef du village, et sa mère eut 11 enfants dont deux ont été enlevés, sans compter ceux qui sont morts dans l’enfance…banalité de l’Afrique, dans laquelle des hommes, des tribus gagnent de l’argent en enlevant les gamins et en les vendant comme esclaves. Non pas des esclaves qui partiront vers l’Amérique, mais des esclaves destinés à des maîtres africains, au Soudan, en Egypte….En effet, ce sont des africains qui furent responsables au XIXème siècle de la déportation, de l’esclavage d’autres africains…un fait culturel que Véronique Olmi nous rappelle..L’esclavage n’a pu exister que parce que des Africains l’organisaient.

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« 14 » – Jean Echenoz

14Un peu plus de 100 pages brèves et concises pour conter toute l’horreur de la guerre de 14-18 : Manque de préparation de l’armée, mobilisation et départ, attente sur le front, mensonges des gradés, combats, pistons, morts violentes, handicapés, fusillés pour l’exemple, profiteurs de guerre, …..
5 hommes, de toutes conditions, partis du même village vendéen réunis dans le même régiment sont touchés par cette guerre, qui reviendra? 
Une femme Blanche accouche d’un enfant, « né de père inconnu », attend le retour de deux d’entre eux…
Toute cette boucherie, ces seize millions de morts, tout ce drame en 100 et quelques pages .

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