« Chien blanc » – Romain Gary

Chien blancRomain Gary vivait aux Etats-Unis, à Beverly Hills. Il avait rejoint en février 1968 Jean Seberg, son épouse, qui tournait un film. Il y rencontra d’autres acteurs dont il nous parlera. 
Amoureux de la liberté, il laissait Sandy, son chien, vagabonder pour son pipi du soir, et un jour Sandy revint avec un copain trouvé sans doute auprès d’un lampadaire, un copain avec une verrue sur le nez, un superbe berger allemand gris, qui immédiatement fit partie de la famille. Il était si gentil, si calme…. Romain Gary, honnête, tente de retrouver son ancien maître. En vain.  

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« Qu’attendent les singes » – Yasmina Khadra

Qu'attendent les singesÀ Alger, une jeune fille est retrouvée morte… 
L’enquête est confiée au commissaire Nora, une femme énergique. Malgré les menaces et les pressions de sa hiérarchie, elle s’accrochera et fera tout pour aller jusqu’au terme de son enquête. Son orientation sexuelle la livre aux remarques et observations de ses collègues. Pas banal de retrouver une femme flic commissaire dans un pays dominé par les hommes.
Le sujet aurait pu être plaisant et explosif. 

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« Le train d’Erlingen ou La métamorphose de Dieu » – Boualem Sansal

Le train d'Erlingen ou La métamorphose de DieuToute la population d’une petite ville allemande attend l’arrivée d’un train, un train qui n’arrive pas. On ne sait pas où il est est…« Chaque jour on nous dit que le train va arriver et chaque jour on nous dit que finalement il ne viendra pas »
Un train qui doit les évacuer, face à l’arrivée d’une menace, face à l’arrivée d’envahisseurs jamais nommés…au début du livre. Ceux qui pourront prendre le train, seront tirés au sort par un ordinateur.
A chacun de se faire son idée : « L’envahisseur d’aujourd’hui a cent noms (des alias qui tous tournent autour du pot) dans toutes les langues du monde, mais nul ne le connaît, ne le désigne, ne le situe. »

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« Les déracinés » – Catherine Bardon

Les déracinésWill, journaliste, écrit des chroniques dans des quotidiens autrichiens  et fréquente les soirées au cours desquelles se réunissent les artistes et écrivains viennois. Almah quant à elle est une jeune étudiante rêvant de devenir dentiste. Un regard, le coup de foudre est immédiat. Promenades sages, sous un ciel qui se couvre de plus en plus. Chez les voisins allemands les vexations contre les juifs sont de plus en plus fréquentes, et à Vienne Dollfuss commence à copier les mesures allemandes anti-juives. Présentations aux familles, mariage…une belle vie d’amour s’ouvre devant eux…tout ce rêve serait si simple et si beau si Almah et Will n’étaient pas de jeunes juifs vivant à Vienne dans les années 30. Vienne où les personnages du roman croisent au fil des ans Zweig, Herzl, Freud… Et le moustachu berlinois décida d’annexer l’Autriche au Reich. Un Reich qui devait durer 1000 ans. Alors seule solution, fuir, et abandonner sur place ceux qu’on aime..Abandonner l’avenir brillant qui les attendait.
Une solution imposée.

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« La vraie vie » – Adeline Dieudonné

La vraie vieDeuxième titre de cette jeune auteure…et surtout premier roman. Un roman dont le cadre est celui d’une famille comme il y en a sans doute des milliers.  La folie et la violence familiale sont les thèmes de ce roman, qui ne peut laisser indifférent, qui vous bousculera. Une claque !
Le cadre du roman n’est pas des plus folichons, loin de là…des maisons toutes identiques avec un jardinet autour, dans une banlieue. Les gamins jouent dans une casse de voitures proche du fond du jardin. Jardin où s’ébattent quelques chèvres miniatures, passions de la mère… une mère effacée que la gamine narratrice compare à une amibe.
La maison simple n’est pas banale :« À la maison, il y avait quatre chambres. La mienne, celle de mon petit frère Gilles, celle de mes parents, et celle des cadavres »…des cadavres qui sont, en fait, des trophées de chasse ramenés par le père qui les contemple, les caresse amoureusement, et surtout interdit qu’on les touche.

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« Khalil » – Yasmina Khadra

KhalilIls sont cinq, quatre plus le chauffeur. Entassés dans la voiture, ils ne se connaissent pas, ils se taisent…tous concentrés sur l’objectif de leur mission au Stade de France, ce soir du 13 novembre 2015….
Concentrés face à leurs dernières heures de vie.
Concentrés face au Paradis qui les attend…
Chacun d’eux doit faire sauter la bombe qu’il porte autour du ventre dans un endroit bien déterminé du stade, afin de causer le plus grand nombre de victimes. Khalil, lui, doit faire exploser sa bombe dans une rame de métro, une rame qui devrait accueillir la foule hallucinée de passagers terrorisés par ce qu’ils viennent de vivre sur les gradins. On en frémit. Chacun de nous se souvient de cette soirée d’horreur que nous avons vécue, chacun de nous se souvient de ces autres soirées, qui ont précédé ou suivi celle-ci.
Malgré ses efforts dans cette rame bondée, Khalil n’arrivera pas à faire sauter sa bombe. Par ses propres moyens il devra donc revenir en Belgique, d’où il est parti, non sans avoir caché sa ceinture, après l’avoir examinée sous tous les angles….Et là, surprise ! je n’en dirai pas plus.. 

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« La vérité sort de la bouche du cheval » – Meryem Alaoui

La vérité sort de la bouche du chevalJmiaa est une prostituée marocaine, elle vit seule avec sa fille à Casablanca depuis que son mari qui la frappait l’a quittée. Il était un beau mari, aimant et travailleur, qui devient son mac et oublia son travail pour vivre grâce à celui de sa femme.  Ce n’est pas une grosse perte pour elle, loin de là. Au moins, elle profite seule de l’argent qu’elle gagne, même si de temps en temps il vient lui en réclamer. Au moins elle n’est plus battue. D’un caractère très affirmée, elle met en valeur ses courbes très généreuses afin d’attirer des clients dans sa petite chambre proche du marché.  « J’ai 34 ans, une fille, et que pour vivre, je me sers de ce que j’ai. » dira-t-elle.  
Sa mère ignore tout de ses activités, c’est elle qui garde sa fille pendant qu’elle travaille. Jmiaa sait se faire respecter des clients, et n’hésite pas à s’emporter. Sa gouaille et sa langue bien pendue font merveille et nous ravissent.

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