« Les revenants » – David Thomson

Les revenantsIls sont partis, ils ont combattu, ils ont tué puis écœurés, déçus, ou par peur ils sont revenus. Parfois, leur famille est partie au péril de la vie de chacun des membres ou de leur liberté afin de les aider à revenir en France….. »Ils » ce sont ces ados, ces garçons et filles aussi, partis par centaines faire le djihad en Syrie ou ailleurs. Des  français et françaises, des banlieues ou non, qui depuis sont emprisonnés ou portent un bracelet électronique et pointent régulièrement dans les commissariats….Certains d’eux parfois repartiront combattre, pressés de fuir une deuxième fois la France ou attirés par la mort…Certains sont revenus pour tuer en France, d’autres se déclarent repentis.
Certains sont des paumés embrigadés, d’autres sont des fous tueurs sans états d’âme

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« Le suspendu de Conakry » – Jean-Christophe Rufin

Le suspendu de ConakryUne farce surprenante à bien des égards et agréable….c’est une chance de trouver le dernier livre de Jean-Christophe Rufin disponible au rayon nouveauté d’une médiathèque !
J’avais été séduit il y a bien longtemps par Rouge Brésil dont j’ai gardé un vague souvenir… Tiens, il faudrait que je le relise !! 
Surprenant tout d’abord de lire un polar écrit par un académicien…Je ne pense pas que beaucoup d’entre eux se soient engagés dans cette voie…
Un polar bien monté.
Un plaisancier est découvert mort, tué d’une balle dans la poitrine, suspendu pas les pieds au mat de son bateau dans le port de Conakry…une mise en scène pas banale.

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« L’arabe »- Antoine Audouard

L'arabe« L’Arabe »…Ce titre lu par hasard, la tête de coté dans les rayons d’une bibliothèque m’a envoyé une claque : un titre qui fleure le racisme, le rejet, la différence de l’étranger, de l’autre.
L’Arabe, c’est celui dont on se méfie. Il est celui accusé de faire ses coups en douce, accusé de mille défauts et rejeté…Que de soupçons, que de sectarisme, derrière ces mots : « C’est un arabe !!! ».

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« La condition humaine » – André Malraux

La Condition humaineAdo, j’avais eu beaucoup de peine à entrer dans ce livre, et très vite, je l’avais laissé de coté, le style, me semblait lourd, l’action me paraissait confuse…Puis récemment, au hasard d’un vide grenier, j’ai retenté l’expérience. 
Cet ouvrage fut couronné par le Prix Goncourt en 1933, il y a plus de quatre-vingt ans…rares sans doute sont ceux et celles qui s’en souviennent….
Impossible également de trouver un lecteur qui se souvient des événements dont Malraux nous parle….ils remontent à 1927…. et pourtant ce livre conserve une grand intérêt et par bien des points une singulière actualité.

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« Légende d’un dormeur éveillé » – Gaëlle Nohant

Légende d'un dormeur éveilléDesnos était pour moi un personnage très méconnu…J’avoue avec honte que j’en connaissais seulement le nom, un peu l’histoire, et très peu la vie.
Quant aux textes….lors de mes études, aucun de mes professeurs n’a eu l’intelligence ou la présence d’esprit de me faire découvrir ses textes…Trop moderne sans doute, on en restait aux classiques. Bien dommage Et je ne suis certainement pas le seul lecteur dans ce cas. 
D’autant plus qu’on ne lit pas un livre de poésie, d’un trait, comme on le fait avec un roman. Non ! Pour moi la poésie se déguste pas petites touches, quelques minutes par ci, par là…

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« Écoutez nos défaites » – Laurent Gaudé

Écoutez nos défaitesIls ont passé une nuit ensemble, une nuit dont ils se souviennent…Elle lui a donné une statue antique.
Ils…ce sont Assem, agent des services secrets français, spécialiste des missions secrètes et des coups tordus. Elle, c’est Mariam, archéologue irakienne…Au matin chacun est reparti vers son propre monde, ses propres soucis…Elle doit lutter contre un cancer, il doit rencontrer son chef qui lui confiera la mission d’approcher Sullivan, agent des services spéciaux américains, et de « l’évaluer« , de « le renifler de près pour savoir ensuite s’il faut le condamner à mort ou s’il peut être récupéré« . 

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« Petit blanc » – Nicolas Cartelet

Petit BlancOn ne sait pas grand-chose de la vie d’Albert Villeneuve dans cette France de la fin du XIXème siècle…Elle était miséreuse et ne devait pas être riche d’espoir..
Alors une seule solution s’offre à lui : émigrer vers des cieux meilleurs, vers ces îles paradisiaques, dans lesquelles on cultive le café… Partir, c’est s’engager dans un long voyage de trois mois dans les cales d’un bateau surchargé…partir sans être certain d’arriver à bon port. Sa femme et sa fille ne verront jamais le paradis attendu…elles ne pourront résister aux épidémies, leur corps sera jeté en mer…A l’arrivée, il faudra attendre, toujours attendre le bon vouloir des autorités pour décrocher le lopin de terre qui permettra d’espérer la richesse tout accepter y compris travailler dans la mine…
Début d’un parcours peuplé d’embûches, un parcours auquel il n’était pas préparé….

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