« La lie de la terre » – Arthur Koestler

La lie de la terreDe tout temps, la France a été une terre d’accueil d’étrangers. Aujourd’hui encore nombreux sont ceux qui frappent à nos portes
Mais ce ne fut pas toujours simple, voire jamais simple!
Des étrangers pour travailler dans les mines, provenant de l’Europe de l’Est, polonais, tchèques, des espagnols pour travailler dans les exploitations agricoles, et des réfugiés politiques fuyant des régimes qui en voulaient à leur peau, à leur race, et ils sont légion, de toutes origines, Europe de l’Est, Afrique noire et Afrique du Nord, Espagne, Chili.
Et j’en oublie sans aucun doute.
A chaque époque ses réfugiés.

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« Capitaines des sables » – Jorge Amado

Capitaines-des-sablesAvec Capitaines des sables, on est bien loin du Brésil qui fait rêver, celui du Carnaval, des grandes plages de Copacabana, des belles filles siliconées en maillots de bains « timbres poste ». On voyage au contraire dans le Brésil qu’on ne montre pas, qu’on tait sur les brochures touristiques, celui de la violence, du vol, du viol, des favelas. Bien qu’écrit il y a plus de 80 ans, en 1937, Capitaines des Sables, n’en conserve pas moins, de ce fait une actualité brûlante.
Les Capitaines des sables sont ces enfants abandonnés ou orphelins, vivant en groupe pour commettre leurs vols et autres méfaits. Ils sont une centaine, âgés de 8 à 16 ans, qui volent dans les maisons de riches, se cachent de la police, et n’hésitent pas à jouer du couteau… 

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« Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants » – Kenzaburo Oé

Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfantsAvec « Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants » Kenzaburo Oé nous transporte dans un Japon bien éloigné du Japon de la contemplation bouddhiste, du Japon patrie du Zen.
Avec ce livre Kenzaburo Oé met en scène toute la complexité du Japon, qui peut aussi être le pays de la violence extrême. 
Y compris envers des enfants ce qui est encore bien plus difficile à concevoir et à vivre. 
Lors de la deuxième guerre mondiale, des enfants d’une maison de correction, qui ne sont donc sans doute pas des anges, fuient les bombardements. Ils sont évacués sous la conduite de leur éducateur vers un village de montagne isolé suite à une crue qui causa un glissement de terrain et emporta la route. Le seul moyen d’y accéder est d’emprunter un wagonnet  qui enjambe la rivière sur des rails. Il est utilisé d’habitude pour le transport de bois.
L’éducateur part à la recherche d’un gamin qui a fugué et confie les autres à la responsabilité du maire, qui les enferme dans une grange, sans leur donner ni à boire ni à manger.

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« Bientôt viendront les jours sans toi » – David Trueba

Bientot-viendront-les-jours-sans-toi

C’est grâce au livre « Le monarque des ombres » que j’ai fait connaissance de David Trueba, cinéaste. Il avait adapté pour le cinéma un des romans de Javier Cercas, et parce que celui-ci lui appréciait son travail, et qu’ils étaient amis, Javier Cercas lui avait demandé de filmer l’entretien avec le dernier survivant ayant connu le jeune franquiste Manuel Mena dont l’histoire est retracée dans ce livre. Le hasard d’une mise en rayon dans la Médiathèque qui m’approvisionne en découvertes littéraires, fit le reste..

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« Le monarque des ombres » – Javier Cercas

Le monarque des ombresÉcrire pour crever un abcès, pour comprendre un pan de l’histoire familiale et de la grande Histoire de l’Espagne, pour comprendre une honte, pour comprendre le choix d’un homme, d’un parent présent dans son arbre généalogique, écrire pour mieux connaître sa famille, pour mieux se connaître…tel pourrait l’objet de ce livre « Le Monarques des ombres ». 
Livre après livre, Manuel Cercas se penche sur des aspects méconnus de la grande Histoire et plus particulièrement sur la guerre d’Espagne, le fascisme.. On ne peut le soupçonner d’avoir été favorable aux thèses franquistes, loin de là. Depuis toujours il sait qu’un de ses grands oncles Manuel Mena (frère de son grand-père maternel) a été tué à 19 ans. Il était sous-lieutenant dans l’armée franquiste. Une rue du village d’Ibahernando dont est originaire une partie de la famille maternelle de l’auteur porte encore le nom de Manuel. Il a entendu parler de lui par sa mère qui se souvient d’un jeune homme souriant qui lui offrait des cadeaux.

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« A la merci d’un courant violent » – Henry Roth

A la merci d'un courant violentJ’ai fait connaissance avec Henri Roth, cet été, au hasard d’une visite dans une boîte à livres, sur la plage…Dans la grande « famille » des Roth, je ne connaissais que Philip et Joseph. Petite précision, aucun d’eux n’a de liens de parenté avec les autres…
Alors pourquoi pas une plongée dans ce New-York, et dans Harlem des années 14 ? Une plongée comme le promet la 4ème de couverture dans la prohibition, et dans cette Amérique du début du siècle. D’autant plus passionnante si on connaît le New-York d’aujourd’hui, sa vie trépidante, ses voitures, ses grandes avenues… 
Ira, jeune gamin héros du livre, vit dans une famille pauvre, dans des immeubles assez sordides. Son père effectue chaque matin des livraisons de lait avec un cheval pour lequel il loue une écurie à Manhattan. Toute la famille loge à Harlem, quartier d’Irlandais. Là, Ira est le « maudit Juif », qu’on raille. « C’est plein de sales goyim d’Irlandais. Ils me traitent tout le temps de sale Juif, et ils cherchent sans arrêt la bagarre. »

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« Hiver arctique » – Arnaldur Indriðason

hiver arctiqueElias, gamin d’origine thaïlandaise est retrouvé mort, un soir d’hiver. Il faut très vite relever les indices, avant que la neige ne recouvre tout. La scène se passe en Islande…
Est-ce un meurtre sur fond d’immigration ?
La question se pose au commissaire Erlendur, personnage récurrent dans les ouvrages d’Arnaldur Indriðason…un meurtre qui rappelle de bien mauvais souvenirs à notre commissaire, dont le petit frère disparut un semblable soir d’hiver. Son corps ne fut jamais retrouvé.

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