« L’amour au tournant » – Samir Kacimi

L'amour au tournantUn vieil homme, Nordine Boukhalfa, ancien chirurgien dentiste vient d’avoir  quatre-vingt-six ans. Il s’ennuie, et n’a plus de goût à la vie dont il n’attend plus rien.. Il n’espère qu’une chose, que la mort l’appelle. Il a été marié, mais son épouse qu’il n’aimait pas est morte. Depuis il vit seul. Ses journées sans but sont longues et il les passe dans les squares, assis sur un banc.
Le matin de son anniversaire, alors qu’il laisse s’écouler le temps sans but, un autre vieil homme s’assied à ses côtés et lui demande : « Tu aurais une cigarette ? »…et les voilà les deux papis partis pour une rencontre qui va changer leur vie. Ce vieil homme Qassem Amir lui parait pourtant antipathique au premier abord.
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« Ce que j’ai voulu taire » – Sándor Márai

ce que j'ai voulu taireIl y a quelques mois, par hasard, je découvrais Sándor Márai avec Les Braises et la Sœur ..Et les quelques mots écrits sur la quatrième de couverture de « Ce que j’ai voulu taire » que je feuilletais dans la bac des livres à ranger en rayon de la Médiathèque m’ont interpellé : « Longtemps présumé perdu avant d’être retrouvé et de paraître en 2013… »…
Un hasard, qui fait bien les choses. 
Un peu désuet peut-être, assez oublié des médias, Sándor Márai a le charme des vieilles choses, le charme d’un temps révolu, et le regard d’un humaniste, d’un homme sans doute désespéré, qui quitta son pays, la Hongrie en 1948, pour fuir le régime communiste….et se donner la mort en 1989

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« 10 jours dans un asile » – Nellie Bly

10 jours dans un asileNellie Bly jeune journaliste de 23 ans a pour patron Joseph Pulitzer, dont le nom  est mondialement connu de nos jours. Un nom associé aux prix Pulitzer, dont le plus convoité est décerné dans la catégorie journalisme. Un patron de presse incontestablement exigeant.
Il demande à Nellie Bly, jeune journaliste de 23 ans de se faire passer pour folle afin d’être hospitalisée en hôpital psychiatrique. Son reportage doit permettre de dénoncer les conditions de traitement des malades. Les prémices du journalisme d’investigation.
Elle s’installe dans une pension de famille, reste éveillée, les yeux hagards toute la nuit et au petit matin simule la folie : elle ne sait pas où elle a mis les troncs d’arbre qu’elle avait emportés !

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« À l’ouest rien de nouveau » – Erich Maria Remarque

À l'ouest rien de nouveauÉcrit par un auteur allemand, lui même soldat blessé au cours de la guerre de 1914-18, Ce livre fait partie de ceux qu’il faut avoir lu pour connaître, et comprendre ce drame.
Le narrateur, Paul Bäumer est un fantassin allemand, engagé volontaire poussé à la mobilisation par le nationalisme de ses instituteurs/professeurs. Comme beaucoup d’autres. 
Il écrira à leur sujet : « Ils auraient du être pour nos 18 ans des médiateurs et des guides nous conduisant à la maturité, nous ouvrant le monde du travail, du devoir, de la culture et du progrès, préparant l’avenir. »
Il n’a pas le comportement du tueur sanguinaire. C’est avant tout un homme qui nous fait partager avec réalisme cette guerre, qui nous montre que de part de d’autres, les souffrances furent identiques. Il nous décrit les brimades des chefs, la faim, les conditions de couchage dans la boue, le froid la nuit pendant les gardes.

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« Et vive l’Aspidistra ! » – George Orwell

Et vive l'aspidistraLe nom de George Orwell est souvent associé à deux dénonciations, à deux textes  « 1984 » d’une part et « La Ferme des Animaux » dans lesquelles il dénonce les régimes policiers et totalitaires. Le hasard des ballades sur Internet, m’a permis de connaitre d’autres textes moins connus, dont « Et Vive l’Aspidstra », non réédité et devenu indisponible en livre neuf. En occasion il atteint plus de 3 fois le prix mentionné en neuf….normal me direz-vous : « Et vive l’Aspidistra » a pour thème l’Argent, l’argent qui mène nos sociétés et dont on ne peut se passer. L’Argent nécessaire à la vie de chacun de nous. 

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« Le chemin des âmes » – Joseph Boyden

le chemin des âmes.jpgNombreux sont les livres écrits sur la 1ère guerre mondiale, soit par des combattants qui ont vécu l’horreur, « Le Feu« , « Ceux de 14 » de Genevoix, « A l’ouest rien de nouveau », soit par des romanciers y compris récents qui reçurent des prix littéraires, « Au revoir là-haut« , « Le Garçon« …ces listes ne sont bien sûr pas limitatives.
Tout avait été dit, semble-il et puis c’est si loin…
Ceux qui ont eu comme moi, des grands-pères anciens combattants, ont entendu de leur part, quelques mots dans les années 50-60, quelques rares souvenirs, évoqués souvent les yeux humides. Ces hommes n’aimaient souvent pas parler de ces années, et souhaitaient éviter ces horreurs aux gamins que nous étions. « Plus jamais ça ! »
Une vieille indienne  Niska, a remonté la rivière dans son canoë, pour aller chercher, à la gare, Elijah, mais c’est son neveu Xavier qui vient regagner le Canada après plus de 3 ans de guerre en Europe.Xavier, indien Cree, est amputé d’une jambe, il calme ses douleurs, et ses angoisses aussi, grâce à ses dernières ampoules de morphine, dont il est devenu dépendant.
Il ne courra plus les bois.

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« Les huit montagnes » – Paolo Cognetti

Les huit montagnesUn grand bol de fraîcheur, d’espaces et de nature, d’alpage, de grand air et d’amitié.
Deux gamins de 10-11 ans se rencontrent dans les un village des Alpes Italiennes. Pietro d’une part, l’enfant de Milan vient avec ses parents, et accompagne son père, chimiste dans une usine de Turin, dans ses randonnées. Un père un peu fou qui veut gravir toutes les montagnes verticalement sans passer par les sentiers, qui enregistre ses courses sur des cartes…..
Pietro, quant à lui, a souvent le mal de la montagne l’obligeant à redescendre. Alors le père continuera seul ses randonnées « chacun en montagne a une altitude de prédilection, un paysage qui lui ressemble et dans lequel il se sent bien »
Et Bruno d’autre part qui vit chez son oncle avec ses cousins et qui accompagne les vaches dans les alpages. 

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