« Victor Hugo vient de mourir » – Judith Perrignon

Victor Hugo vient de mourirLe vieil homme était déjà reconnu de son vivant…

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.il habitait 50 Avenue Victor Hugo à Paris. Sa parole était écoutée, incontestée. Aussi quand il pris froid et s’enrhuma lors 

de l’enterrement de Ferdinand de Lesseps, la parisiens furent inquiets et se retrouvèrent devant son domicile. La nouvelle redoutée de tous, tomba le 22 mai 1885 : Victor Hugo venait de mourir. Il avait 83 ans. les parisiens se retrouvèrent sous ses fenêtres pour le pleurer.

Une mort pas comme les autres, un drame national, qui généra l’émotion de tout un peuple, et surtout des petites gens pour qui il était une voix importante.

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« L’Amérique m’inquiète et autres récits » – Jean-Paul Dubois

L'Amérique m'inquiète et autres récitsPays aimé ou détesté, l’Amérique ou plutôt les Etats-Unis ne laissent personne indifférent….Jean-Paul Dubois y vécut, et s’y rendit plus de 70 fois pour le compte du Nouvel-Obs….il réunit dans « L’Amérique m’inquiète et autres récits » plus de 90 chroniques écrites pour le compte du journal… Un voyage dans  la noirceur ou l’horreur, un voyage au sein de cette société de tous les excès, de tous les délires, de toutes les folies et névroses et aussi de toutes les hontes. 
Tout y passe : les droits constitutionnels, Dieu, la justice, la peine de mort, le dieu dollar, le sexe, les gaspillages, les affaires, la religion, la police, le Droit des armes, la pollution, Mc Donald’s, Elvis, le 11 septembre, le racisme et j’en passe.
Le fric, et encore le fric ….bref tout ce qui peut nous étonner, mais aussi nous indigner et nous faire gerber. On est, très souvent, bien loin du « rêve américain » décrit par d’autres auteurs. En tout cas, en ce qui me concerne, je n’ai pas rêvé ni fantasmé.

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« 10 jours en terre ceinte » – Bernard Bloch

10 jours en terre ceinteJ’aimerais sincèrement que cette chronique permette de faire connaître ce livre, dont le titre « jeu de mots » m’avait intrigué et dont la lecture m’a procuré de nombreuses d’émotions. 
De la rage d’abord si, pour éviter ces morts quotidiennes, rien n’est entrepris pour sortir durablement du conflit israélo-palestinien, et aussi de l’espoir. 
Il le mérite.
Bernard Bloch ne s’en cache pas, il est juif, a fait sa Bar Mitzvah en 1962 en Israël , mais n’est pas pratiquant. Dès les premières pages il nous prévient : « Mes réserves envers la politique d’Israël sont légion et certaines radicales. Mais ce qui reste inacceptable pour moi, c’est la remise en cause de son existence ». 
En se joignant à un groupe de chrétiens, à l’occasion d’un voyage organisé par « Témoignage chrétien », il parcours Israël pendant 7 jours en juin 2013. 
Puis seul, il se rendra auprès des membres de sa famille installés en Israël.

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« Sigmaringen » – Pierre Assouline

SigmaringenJ’ignorais que le gouvernement français de l’Occupation était parti se réfugier en Allemagne en septembre 1944, quelques mois après le débarquement allié…..À moins que le moustachu, n’ayant pas trop confiance en leur loyauté ait pris l’initiative de les écarter des affaires en les ayant sous la main.
Merci à Dominique, elle se reconnaîtra…Elle m’a dit en me prêtant ce livre (et d’autres) : « je crois que tu aimeras, j’ai vu que tu appréciais Pierre Assouline et l’Histoire ».
Et j’ai apprécié cette découverte littéraire et historique.
Le Maréchal Pétain, Laval, Doriot, de Brinon, Bonnard, Déat, Luchaire, Rebatet, Ménétrel, médecin personnel de Pétain, le docteur Destouches, plus connu sous le nom de Céline et j’en passe arrivèrent ensemble, en train au château de Sigmaringen, réquisitionné par les nazis. Le drapeau des princes de Hohenzollern, maîtres des lieux fut descendu et remplacé par le drapeau français…le château devint ainsi un petit bout de France, qu’aucun des pensionnaires, du plus petit au plus grand ne devait quitter.

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« Un fils obéissant » – Laurent Seksik

Un fils obéissantUn an après la mort de son père, Laurent Seksik se rend sur sa tombe à Tel-Aviv. Quels mots va-t-il prononcer devant ses amis réunis à l’occasion de cet anniversaire….?
A ce jour je n’ai lu de cet auteur que « Le cas Eduard Einstein », dans lequel il m’a permis de découvrir un aspect de la personnalité de ce savant, un Einstein bien peu paternel, bien peu soucieux de sa famille, bien peu humain. Et il m’avait passionné.
J’avais apprécié la force de son texte, et sa compétence pour faire découvrir toute la complexité d’un homme…
Aussi il me fut impossible de résister au plaisir de figurer, grâce à Babelio, parmi les premiers lecteurs de son dernier bébé…Et je ne le regrette pas. Un grand merci à Babelio.
Les thèmes et périodes de ce roman, mais est-ce un roman, sont nombreux et s’entremêlent avec bonheur. Jamais le lecteur n’est désorienté.

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« Les bouts de bois de Dieu » – Ousmane Sembene

les bouts de bois de dieuLes « bouts de bois de Dieu »…..ce sont ces hommes du Sénégal et du Soudan ( le Mali d’aujourd’hui) travaillant sur la ligne de chemin de fer Dakar-Niger. Une voie ferrée de 1500 km. « Une superstition veut que l’on compte les «bouts de bois» à la place des vivants pour ne pas abréger le cours de leur vie » .
En 1947, ces « Bouts de bois »  déclenchèrent une grève afin d’obtenir les mêmes droits que les salariés originaires de France : retraite, allocations familiales, primes aux roulants, application des conventions signées en 1936…
Cette grève dura près de cinq mois….cinq mois pendant lesquels la «Fumée de la Savane» ce circula qu’une fois par semaine, conduite par les Français

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« Salido suivi de O.K., Joe » – Louis Guilloux

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11 septembre 1939, cela fait onze jours que la deuxième guerre mondiale a commencé, les trains sont désorganisés, la priorité est donnée aux transports militaires.

Des soldats anglais sont déjà en France, bloqués dans des gares dans l’attente du départ au front. Les nouvelles sont inquiétantes : Varsovie a été bombardée…

Louis Guilloux se souvient d’une rencontre à la fin de la guerre d’Espagne, la rencontre avec Salido, combattant républicain, communiste arrivé de Port-Vendres avec une blessure à la tête. La mère Gautier disait que c’était un salaud…Guilloux était chargé de l’accueil des combattants communistes, de leur trouver une planque, de les accompagner… 

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