« Arrête avec tes mensonges » – Philippe Besson

Arrête avec tes mensongesEn 1984 Philippe Besson avait 17 ans, et allait passer le bac dans un lycée de province, celui de Barbezieux en Charente. Les gamins sont méchants, ce n’est pas une nouveauté, alors comme il aimait les livres et n’était pas du tout intéressé par le sport, les insultes fusaient »sale pédé », « tapette ». Insultes tellement faciles, timide on ne lui connaissait aucune petite amie….et puis un jour son regard croisât celui d’un autre jeune…il se retrouvèrent et découvrirent ensemble les caresses, la sexualité, le manque, le besoin de se retrouver…et le nécessité de se cacher, de s’ignorer devant les autres malgré une complicité certaine.  
Impossible de s’afficher ensemble, il fallait rester discret, c’était il y a plus de 30 ans. Aujourd’hui encore !

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« Ce que j’ai voulu taire » – Sándor Márai

ce que j'ai voulu taireIl y a quelques mois, par hasard, je découvrais Sándor Márai avec Les Braises et la Sœur ..Et les quelques mots écrits sur la quatrième de couverture de « Ce que j’ai voulu taire » que je feuilletais dans la bac des livres à ranger en rayon de la Médiathèque m’ont interpellé : « Longtemps présumé perdu avant d’être retrouvé et de paraître en 2013… »…
Un hasard, qui fait bien les choses. 
Un peu désuet peut-être, assez oublié des médias, Sándor Márai a le charme des vieilles choses, le charme d’un temps révolu, et le regard d’un humaniste, d’un homme sans doute désespéré, qui quitta son pays, la Hongrie en 1948, pour fuir le régime communiste….et se donner la mort en 1989

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« 10 jours dans un asile » – Nellie Bly

10 jours dans un asileNellie Bly jeune journaliste de 23 ans a pour patron Joseph Pulitzer, dont le nom  est mondialement connu de nos jours. Un nom associé aux prix Pulitzer, dont le plus convoité est décerné dans la catégorie journalisme. Un patron de presse incontestablement exigeant.
Il demande à Nellie Bly, jeune journaliste de 23 ans de se faire passer pour folle afin d’être hospitalisée en hôpital psychiatrique. Son reportage doit permettre de dénoncer les conditions de traitement des malades. Les prémices du journalisme d’investigation.
Elle s’installe dans une pension de famille, reste éveillée, les yeux hagards toute la nuit et au petit matin simule la folie : elle ne sait pas où elle a mis les troncs d’arbre qu’elle avait emportés !

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« À l’ouest rien de nouveau » – Erich Maria Remarque

À l'ouest rien de nouveauÉcrit par un auteur allemand, lui même soldat blessé au cours de la guerre de 1914-18, Ce livre fait partie de ceux qu’il faut avoir lu pour connaître, et comprendre ce drame.
Le narrateur, Paul Bäumer est un fantassin allemand, engagé volontaire poussé à la mobilisation par le nationalisme de ses instituteurs/professeurs. Comme beaucoup d’autres. 
Il écrira à leur sujet : « Ils auraient du être pour nos 18 ans des médiateurs et des guides nous conduisant à la maturité, nous ouvrant le monde du travail, du devoir, de la culture et du progrès, préparant l’avenir. »
Il n’a pas le comportement du tueur sanguinaire. C’est avant tout un homme qui nous fait partager avec réalisme cette guerre, qui nous montre que de part de d’autres, les souffrances furent identiques. Il nous décrit les brimades des chefs, la faim, les conditions de couchage dans la boue, le froid la nuit pendant les gardes.

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« La terre qui les sépare » – Hisham Matar

la terre qui les sépareLorsqu’en 1969, le jeune colonel Mouammar Kadhafi renverse le vieux roi Idriss 1er, Jaballa Matar,  diplomate libyen à New-York et père d’Hisham Matar « avait regagné la maison aussi vite que possible […] par enthousiasme pour cette nouvelle ère de modernité républicaine. » Trés vite Jaballa Matar entra en opposition avec le dictateur et son régime et, devenu dangereux aux yeux du dictateur, dut s’exiler en Égypte. Condamné à mort par contumace, il fut enlevé, en 1990, avec l’aide probable du gouvernement égyptien, et emprisonné ainsi que plusieurs autres membres de sa famille dans les prisons du dictateur libyen, « Guide de la Révolution »
Jaballa Matar put faire sortir clandestinement quelques lettres pour sa famille qui n’eut, par la suite, plus aucune nouvelle de lui.

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