« Les cendres du glacier » – Laura Iaprade


Lien vers la présentation de Laura Iaprade


  • « Il fallait bien manger quand leurs montagnes d’Ardèche ne leur proposaient plus de travail. » (P.75)
  • « Les pluies d’une violence inédite frappaient les sols, remuaient la terre et dépeçaient les habitations fragiles. » (P. 86)
  • « Les hommes refusent de se soumettre aux lois de la Nature. Ils se rêvent en grands propriétaires. Alors ils terrassent les forêts, abattent les arbres, coupent les troncs, balayent les sciures, essuient la résine,  piétinent les poussières d’écorce. » (P.97)
  • « La suprématie rêvée de l’Humanité s’effacera derrière les conséquences irréversibles de sa folie dominatrice. Nous n’aurons plus rien à faire. La Nature tranchera. Inébranlable, la Terre survivra aux hommes. Mais l’Humanité n’est qu’un nuage. Elle passera. » (P.98)
  • « Le mot impossible ne fait pas partie du dictionnaire des leaders » (P. 141)
  • « moi le petit Dinesh malingre des quartiers infâmes de Mumbai, je ne me serais jamais transformé en l’avocat reconnu de Branda Kurla Complex, porté aujourd’hui, et après vingt ans d’absence, sur les rives inaltérables de l’enfance. […..] J’ai grandi à la lisière d’un bidonville sordide où la misère se couvre de crasse et pousse à l’avilissement. Même les vaches, ici, sont irascibles. J’aurais pu choisir de sombrer dans les bas-fonds pestilentiels d’un quartier en décomposition. J’ai préféré tenter de m’élever ailleurs, de l’autre côté de la ville, là où l’on distingue encore un peu de lumière à travers les vitres teintées des buildings. » (P. 161)
  • « Les ordures ont volé la vedette aux reptiles sur ce théâtre déplorable. » (P. 169)
  • « Un amas de déchets s’étend à perte de vue. Ils viennent des quatre coins du monde, traversent les océans au hasard des courants pour s’échouer finalement sur cette plage envahie. Prouesse mondiale d’une croissance en délire. Résultat ahurissant d’un idéal de consommation frénétique. Sous mes yeux ahuris, un ramassis de plastiques étouffe la plage. Cette masse informe de détritus s’impose sur le sable comme la preuve irréfutable de nos comportements déraisonnables. Ce tas d’ordures est le témoin de nos insanités. Des milliards de déchets s’entassent les uns sur les autres. Un mètre cinquante d’immondices s’amoncelle par endroits. À la débâcle des banquises s’ajoute désormais l’implosion du sixième continent. » (P. 167)
  • « Aujourd’hui, on subit les conséquences d’un véritable scandale. Ils considèrent l’eau comme une marchandise. Et toujours plus d’industriels qui l’exploitent à nos dépens… » (P. 192)

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