« La vérité sort de la bouche du cheval » – Meryem Alaoui

La vérité sort de la bouche du chevalJmiaa est une prostituée marocaine, elle vit seule avec sa fille à Casablanca depuis que son mari qui la frappait l’a quittée. Il était un beau mari, aimant et travailleur, qui devient son mac et oublia son travail pour vivre grâce à celui de sa femme.  Ce n’est pas une grosse perte pour elle, loin de là. Au moins, elle profite seule de l’argent qu’elle gagne, même si de temps en temps il vient lui en réclamer. Au moins elle n’est plus battue. D’un caractère très affirmée, elle met en valeur ses courbes très généreuses afin d’attirer des clients dans sa petite chambre proche du marché.  « J’ai 34 ans, une fille, et que pour vivre, je me sers de ce que j’ai. » dira-t-elle.  
Sa mère ignore tout de ses activités, c’est elle qui garde sa fille pendant qu’elle travaille. Jmiaa sait se faire respecter des clients, et n’hésite pas à s’emporter. Sa gouaille et sa langue bien pendue font merveille et nous ravissent.

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Abdellah Taïa

493px-Abdellah_Taïa_20130220Écrivain et cinéaste  marocain  né à : Salé (Maroc) en 1973

Abdellah Taïa a grandi dans un quartier populaire entre Salé et Rabat où son père est employé dans une bibliothèque, mais sa mère ne sait ni lire ni écrire.

Abdellah Taïa se revendique gay. Il affirme son homosexualité à travers ses récits autobiographiques. Dans son pays, selon la loi, l’homosexualité est un crime grave, passible de prison. Lire la suite

« Rue des voleurs » – Mathias Enard


Rue des voleursP
arce que Lakhdar, jeune marocain de 20 ans est surpris nu avec sa cousine, il reçoit une raclée magistrale de son père qui le chasse de la maison. Il n’héritera pas de l’épicerie familiale
.. . Du jour au lendemain,  il est condamné à errer, à manger des fruits pourris, à trouver sa voie, à faire sa vie, dans un Maroc pauvre, avec peu de possibilités d’emplois. Il trouve après 2 ans d’errance, un emploi de libraire grâce aux islamistes. Il aime les livres, il est amateur de séries noires….
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« Les vertus immorales » – Kebir Mustaphe Ammi

Les vertus immorales J’avais aimé « Mardochée » de ce même auteur, mais je n’ai pas du tout retrouvé de même plaisir avec « Les vertus immorales ».
Ce marocain du XVIème siècle, érudit, ne m’a pas séduit : un surhomme intelligent, un peu comme ces héros de feuilletons
américains, instruit, tueur, capable de toutes les trahisons, y compris avec ceux qui l’ont formé, aidé, accompagné. 
Trop de violence gratuite, de supplices, de crimes, de trahisons. Certes l’époque était violente, …. Des situations qui arrivent sans qu’on comprenne trop comment ni pourquoi, et d’autres qu’on aurait aimé que l’auteur développe.

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« Mardochée » – Kebir-Mustapha Ammi

MardochéeMardochée, vieux juif âgé d’une cinquantaine d’années sert de guide, de juin 1883 à mai 1884,  au jeune Joseph Aleman (Charles de Foucauld) qui s’est illustré dans des guerres, et qui souhaite explorer le Maroc. Tous deux déguisés en rabbins affrontent de nombreux périls, guerres tribales, trahisons, espions de tout genre, exécutions capitales, violences…. dans ce Maroc, hostile aux chrétiens, et attisant les velléités des puissances européennes, Angleterre, France…. Ils sont obligés parfois de tuer et toujours d’avancer en masquant leurs projets, en se masquant eux-mêmes

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