« Funérailles célestes » – Xinran

Funérailles célestesShu Wen est une jeune femme mariée à Kejun, un médecin dermatologue incorporé dans l’Armée populaire de Libération. Elle apprend que son mari est mort au combat…Leur bonheur fut bref. Jeune mariée depuis trois mois, elle n’a vécu avec lui que trois petites semaines seulement. La jeune femme amoureuse décide de partir au Tibet afin de comprendre les conditions de la mort de Kejun, l’armée ne lui ayant fournit aucun détail…pourquoi donc « son avis de décès ne mentionne-t-il pas la façon dont il est mort, et ne lui accorde-t-on pas le statut de martyr révolutionnaire ? »…. « Ils n’avaient même pas ajouté quelques mots pour dire qu’il était mort en martyr de la révolution, comme ils le faisaient toujours pour les soldats tombés au combat ? »….

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« La condition humaine » – André Malraux

La Condition humaineAdo, j’avais eu beaucoup de peine à entrer dans ce livre, et très vite, je l’avais laissé de coté, le style, me semblait lourd, l’action me paraissait confuse…Puis récemment, au hasard d’un vide grenier, j’ai retenté l’expérience. 
Cet ouvrage fut couronné par le Prix Goncourt en 1933, il y a plus de quatre-vingt ans…rares sans doute sont ceux et celles qui s’en souviennent….
Impossible également de trouver un lecteur qui se souvient des événements dont Malraux nous parle….ils remontent à 1927…. et pourtant ce livre conserve une grand intérêt et par bien des points une singulière actualité.

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« Brothers » – Yu Hua

brothersLi Guangtou et Song Gan sont deux gamins qui deviendront « frères » quand leurs parents, veufs tous deux se rencontreront, s’aimeront et se marieront. Deux galopins qui se promettent assistance et des liens indéfectibles, à la vie, à la mort se créent entre eux.
Li Guangtou est un petit taureau trapu, hâbleur, rustre, canaille et farceur, Song Sang est plus mesuré, plus droit. C’est le plus grand des deux. Ils vivent dans le Bourg des Liu, village de cette Chine pauvre, et sale d’avant la Révolution Culturelle. Cette dernière va tout bouleverser, va les rendre orphelins. Ils devront affronter les enfants de ceux qui ont tué leur père Song Fanping, accusé par les Gardes Rouges d’être un propriétaire terrien, ils devront se battre, utiliser cette technique du balayage qui faisait son invincibilité et qu’il leur a enseigné avant de mourir…

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« La route sombre » – Ma Jian

la-route-sombreKongzi n’est pas n’importe qui, à ses yeux au moins…il est l’un des descendants de Confucius…à la 76ème génération..il faut absolument qu’il ait un fils afin que cette longue filiation ne soit pas interrompue…Une fille, ça ne compte pas. Malheureusement sa femme Meili lui a donné une fille qui va sur ses 2 ans.
Alors en infraction avec la politique nationale de l’enfant unique, il a tout fait pour avoir un garçon. Mais c’est sans compter avec les agents du planning familial qui font la chasse aux femmes enceintes de leur deuxième enfant, afin de les faire avorter contraintes et forcées, de leur poser un stérilet, et ceci dans des conditions d’hygiène déplorables.

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Ma Jian

ma-jianÉcrivain, poète, photographe, peintre  chinois né à Qingdao en 1953.

Il fut journaliste au service de la propagande des syndicats chinois jusqu’en 1983.

En 1986, il quitta la Chine communiste du fait de la censure de ses œuvres  par le gouvernement chinois.  

En 1997 il émigra en Europe, d’abord en Allemagne puis à Londres où il habite toujours.

Gao Xingjian, prix Nobel de littérature,a déclaré que selon lui, Ma Jian est « une des voix les plus courageuses et importantes de la littérature chinoise actuelle ». Lire la suite

« Porte de la Paix céleste » – Shan Sa

porte-de-la-paix-celestePar miracle Ayamei l’étudiante arrive à quitter La place de la Paix céleste – Tian an men, envahie par les chars de l’armée :les morts jonchent les rues, le sang macule les trottoirs….Ayant été l’une des meneuse du mouvement, elle est rapidement recherchée par le pouvoir, par un jeune officier Zhao qui a reçu l’ordre de la capturer….
Il est issu de la Chine profonde, une Chine qu’il a du traverser, en train, à l’occasion de plusieurs jours de voyage pour rejoindre l’école militaire. Une école qu’il n’a pas quitté pendant ces sept ans qui lui a même appris à lire et à écrire….et à ne pas penser.  Il est un de ces soldats élevés par le socialisme qui « leur avait donné une nouvelle vie, les avaient sauvés de la misère, du mépris, du destin auquel ils étaient condamnés. » 

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