« Le jardin de l’aveugle » – Nadeem Aslam

Le jardin de l'aveugleNous sommes au Pakistan, quelques semaines après les attentats du 11 septembre. 
Deux jeunes Jeo et Mikal, décident de franchir la frontière pour aider les réfugiés, fuyant les frappes américaines. Ils affrontent finalement la violence, Jeo meurt, son épouse qui aimait en secret Mikal se retrouve seule. Elle ne peut rester veuve, elle doit impérativement se marier. 

Un roman parfois difficile à suivre, car non chronologique, un peu comme « la Vaine Attente », du même auteur. Comme dans « la Vaine Attente », l’un des personnages principaux Rohan est un viel homme handicapé, devenu aveugle. Père de Jeo,ayant recueilli Mikal, il aime son jardin, il ne peut plus dorénavant que le sentir, le toucher, s’y recueillir en pensant à son épouse décédée. Il avait fondé une école,  l’Esprit Ardent, que les fondamentalistes religieux lui ont pris, armes au poing, pour en faire un repaire de djihadistes.   Lire la suite

« Persepolis » – Marjane Satrapis

persepolisLa lecture d’un des livres de Chahdortt Djavann m’a permis de découvrir Marjane Satrapis auteure de Persepolis…
Je ne connaissais que Marjane Satrapis cinéaste primée au Festival de Cannes et « césarisée » Je ne savais pas que le film était né de quatre albums de BD, regroupées dans le livre que j’ai lu.
D’ailleurs est-ce une BD ou un roman graphique?
En tout cas c’est un livre qu’on dévore, surtout quand on se passionne pour l’histoire contemporaine.

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« Les putes voilées n’iront jamais au Paradis » – Chahdortt Djavann

les-putes-voilees-niront-jamais-au-paradisJe sors de cette lecture, un peu sonné, groggy, révolté….et toujours autant étonné par la variété des thèmes des livres de Chahdortt Djavann, et par la force de son écriture.
Admiratif..
Un titre violent, provocateur qui ne peut qu’intriguer.
On sait d’avance que ce livre est fait pour éveiller la conscience du lecteur, pour le déranger.
Chahdortt Djavann, a quitté l’Iran en 1993, et a appris le français en grande partie seule. C’est le thème de « Comment peut-on être français ? ». l’Iran des Ayatollahs l’avait emprisonnée et tabassée.
Oui, ce livre nous parle des putes iraniennes, putes que l’on trouve partout, c’est souvent la seule façon pour de nombreuses femmes iraniennes de gagner un peu d’argent, de survivre …et finalement ne sont-elles pas toutes considérées comme telles ?

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« Oran, langue morte » – Assia Djebar

oran-langue-morteCinq nouvelles, un conte, un récit : sept textes sur la condition des femmes en Algérie et dans le monde musulman, femmes menacées par les islamistes, femme française  aimée par un algérien, heureuse avec lui, enterrée comme une reine dans un cimetière musulman, femme de journaliste assassiné, fillettes enlevées …
Destins divers, heureux ou assassinés, depuis les années 40 jusqu’à nos jours en passant par les combats de la guerre d’indépendance. Des pages qui nous font voyager entre l’Algérie -Oran, Alger -, l’Europe – Paris, la Hollande, la Normandie, la Sardaigne, Verdun, l’Alsace, Monte Cassino, l’Allemagne  et le Moyen Orient Bagdad, Alep, le Kurdistan….
Un commun dénominateur : La femme, sexe faible et opprimé, sexe fort aussi. 
Une violence au quotidien.

Une écriture fouillée, précise, percutante, difficile parfois


L’auteure Assia Djebar


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« La disparition de la langue française » – Assia Djebar

La Disparition de la langue françaiseBerkane, immigré et travailleur Algérien en France, décide de revenir au pays dans les années 90, et de faire valoir ses droits à une retraite anticipée. Sa pension ne sera pas bien importante, mais lui suffira pour vivre. Il renonce à son quart d’héritage, et en échange, s’installera à l’étage supérieur d’une villa familiale faisant face à la plage.
Un retour au pays dans lequel il devra d’une part, faire face à l’absence de Marise, qui, à la suite d’une rupture douloureuse,  est restée en France et, d’autre part, retrouver, parler cette langue enfouie en lui, celle de son enfance.

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« Otage » – Elie Wiesel

OtageShaltiel Feigenberg, vient d’être enlevé, sur les trottoirs de Brooklyn. Il est ligoté et porte un bandeau sur les yeux. Il est inquiet pour sa famille qui doit l’attendre et pour lui-même : depuis combien de temps est-il là? Pourquoi lui ? Il n’est ni riche ni influent.
Un anonyme 
Nous sommes en 1975, il a quarante ans. Il revenait de la bibliothèque, il est conteur juif et égaye les cérémonies en racontant des histoires qu’il imagine.
Rapidement les fondamentaliste religieux qui l’ont enlevé lui demande de signer un appel dénonçant Israël et lui indiquent qu’il sera libéré contre la libération de deux prisonniers en Israël et d’un prisonnier aux États-Unis. Ces États ne libèrent pas ce type de prisonnier sous la menace, l’angoisse de Shaltiel grandit. 

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« La fascination du pire » – Florian Zeller

La fascination du pireUn jeune écrivain est invité par l’ambassade de France du Caire à un colloque ayant pour thème  « la nouvelle génération romanesque française ». Dans l’avion il rencontre pour la première fois un autre écrivain, Millet, la quarantaine, également invité..« Il s’agissait d’un écrivain suisse assez célèbre [….] dont l’ambition était de décrire la misère sexuelle dans une société de marché et au passage je crois, la sienne » un auteur – toujours enveloppé malgré ses régimes – qui a notamment écrit un roman sans doute en partie autobiographique dont le héros s’appelait « Jean-Foutre La Bite », ça ne s’invente pas ! L’ambassade invitant la culture ! 

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