« Mourir pour Kobané » – Patrice Franceschi

« Un proverbe affirme que les seuls amis des kurdes sont leurs montagnes. » (P. 50)

J’ai rarement croisé sur ma route de lecteur, des ouvrages, à l’exception de S’il n’en reste qu’une me permettant d’approcher, de comprendre la situation des Kurdes. Et pourtant, depuis des années, ils sont souvent évoqués dans notre actualité. L’actualité récente nous le confirme. Persécutés par les Turcs depuis bien des années, ils sont également haïs par les djihadistes..qui détestent tout ce qui s’apparente à la démocratie chère au peuple kurde. Pour tous ou presque un bon Kurde est un Kurde mort. 

Il n’y a pas d’Etat kurde. Le peuple Kurde est dispersé sur 4 Etats différents, Irak, Syrie, Iran, Turquie…4 Etats qui furent appelés à se faire la guerre, guerres au cours desquelles des kurdes furent appelés à combattre d’autre kurdes….et Turquie qui aujourd’hui encore, l’actualité nous le confirme affiche sa haine du peuple kurde. 

Et pourtant, le traité de Sèvres, jamais appliqué leur promettait il y a plus de 100 ans en 1920 un Etat indépendant 

Depuis toujours hommes et femmes kurdes combattent côte à côte. On sait la haine que les djihadites portent aux femmes. Elle est exhacerbée dans leurs combats contre les femmes kurdes, car être tué par une femme leur interdirait l’accès au Paradis….et ainsi de se voir offrir 72 vierges.

Le livre met en scène plusieurs femmes, appartenant aux unités de défenses féminines, des « amazones de feu », des femmes courageuses. 

Patrice Franceschi est resté deux ans à leurs côtés…deux ans et un autre titre s’ajoutant à « S’il n’en reste qu’une » afin que nous ne puissions pas oublier ce combat, ce peuple, ces femmes qui s’engagent au sacrifice de leur vie. 

Éditions des Équateurs – 2015 – 141 pages


Lien vers la page de présentation de Patrice Franceschi


Quelques lignes

  • « Soixante-quinze ans après Dantzig, Kobané, dont la bataille n’est pas terminée en vérité, symbolise une autre résistance, celle des kurdes contre ce nouveau totalitarisme : l’islamisme radical – sans doute la plus grande barbarie enfantée par le début du XXI ème siècle. Pour les djihadistes de Daech, habités par la haine de tout ce qui ne leur ressemble pas, l’idée même de démocratie doit disparaître à jamais. » (P. 9)
  • « Si les islamistes percent nos lignes, [..] nos femmes et nos enfants seront jetés par centaines de milliers dans ces barbelés et massacrés. C’est pour ça que nos combattants ne reculent jamais. » (P. 31)
  • « Et les djihadistes ne comprendront jamais qu’un peuple puisse être féministe sans être efféminé. » (P. 36)
  • « Toute la Syrie meurt de cela, compartimentée en une mosaïque de territoires sous la coupe de milices aussi diverses qu’opposées entre elles – et bien d’autres pays vivent le même éclatement funeste; de l’Afghanistan à l’Irak et du Yémen à la Libye. » (P. 69)
     

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