« L’embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard » – Isabelle Duquesnoy

l'embaumeurDès les premières lignes, nous savons que celui qui parle, court le grand risque d’être exécuté, qu’être guillotiné….Il prévient ceux qui l’écoutent, et nous qui le lisons: « L’histoire de ma vie, ce sentier qui m’a conduit à commettre ma faute, ne servira qu’à persuader les foules de ma monstruosité. De quoi vous combler, vous divertir, car les affaires comme la mienne se raréfient. »
Début d’une longue confession devant des juges, d’une confession perdue d’avance dont on connaît le dénouement…
Mais qu’avait-il donc fait pour en arriver là ? 
Onze chapitres, onze jours de confession nous faisant remonter de sa naissance, de ses origines familiales au présent du procès.

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Isabelle Duquesnoy

isabelle-duquesnoy.jpgAuteure française née à Paris en 1960 diplômée d’histoire et de restauration d’œuvres d’art de l’Ecole de Sienne.

Pendant une dizaine d’années, elle a été enseignante et directrice d’une école de Beaux-Arts.

En 2003 paraît chez Plon la première partie de son ouvrage consacré à Constance Mozart, préfacé par le conservateur en chef du Mozarteum de Salzbourg et finaliste du prix des Muses 2004. Les Confessions de Constance Mozart, tomes 1 et 2, ont été traduits dans plusieurs langues, ils sont aujourd’hui considérés comme principale source d’information sur la veuve de Mozart.

(Source Babelio)

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« Gros-Câlin » – Emile Ajar-Romain Gary

Gros CâlinMichel Cousin, est un « vieux garçon » de trente-sept ans. Il travaille en qualité d’employé isolé dans le bureau dans un institut de statistiques, et n’a d’yeux que pour Melle Dreyfus, une de ses collègues de travail..Ah qu’est-ce qu’il est heureux, le jour où il arrive à prendre l’ascenseur en sa compagnie. La sentir près de lui, même s’il ne lui parle pas ! Quelle belle journée ! Un travail follement passionnant sans aucun doute : « je suis dans les statistiques et il n’y a rien de plus mauvais pour la solitude. »
« Statistiques »…. « Solitude » : des mots qui reviennent souvent dans le discours de Michel Cousin
Et elle…toujours impassible…proche de lui uniquement dans l’ascenseur !

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« Le monde d’hier : Souvenirs d’un européen » – Stefan Zweig

Le monde d'hierCe n’est sans doute pas le livre le plus connu, sans doute pas le livre auquel on pense immédiatement quand on évoque le nom de Zweig, et pourtant c’est sans doute celui qui permet de mieux connaître Zweig, de connaître un peu plus l’homme, bien qu’il ne se livre que très peu, mais surtout le citoyen autrichien parcourant le monde, le penseur, ses interrogations, et enfin le réfugié fuyant pour sauver sa vie…
Au moment où il l’écrit en 1941, depuis le Brésil où il est réfugié, il n’est plus rien, plus personne: « Mon œuvre littéraire, dans sa langue originelle, a été réduite en cendres, dans ce pays même où mes livres s’étaient fait des amis de millions de lecteurs. C’est ainsi que je n’ai plus ma place nulle part, étranger partout, hôte en mettant les choses au mieux ; même la vraie patrie que mon cœur s’est choisie, l’Europe, est perdue pour moi depuis que pour la seconde fois, courant au suicide, elle se déchire dans une guerre fratricide. »

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« Zouleikha ouvre les yeux » – Gouzel Iakhina

Zouleikha ouvre les yeuxMariée avant 1915, à 15 ans, avec un homme de 45 ans, Zouleikha a eu 3 filles, trois filles décédées alors qu’elles étaient bébés…depuis elle vit avec cet homme rustre dans une masure à coté de la maison de La Goule, sa belle-mère âgée, portant la méchanceté dans la peau. 
Zouleika en est devenue le souffre-douleur, l’esclave presque, chargée de lui préparer le bain, d’être à ses petits soins. Le bonheur lui est une notion inconnue. 
Mais c’est une vie normale, pour l’époque et les lieux. Les familles vivent au jour le jour à coté des animaux…mais la vie de Zouleikha sera bousculée au moment où des hommes envoyés par Moscou, par Staline expulsent Zouleikha de leur masure. C’était la dékoulakisation.

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« Le Serpent d’étoiles » – Jean Giono

Le-Serpent-dEtoiles_8348Jamais l’idée m’est venue d’acheter un livre audio…Le livre est avant tout, pour moi, un objet papier.
Quand Babelio m’a proposé ce titre à l’occasion d’une opération Masse critique, je n’avais pas prêté attention au format du livre…
Surprise lors de la réception…et à l’occasion de l’écoute. 
Une écoute qui devient plaisir, si elle accompagne une ballade dans la solitude d’une nature sauvage…dans un lieu perdu, ravitaillé par les corbeaux, comparable à celui dans lequel  Giono transporte le lecteur.
Un lieu où seuls des bergers et des moutons peuvent vivre tout un été de transhumance. Là ou la poésie et les mots de Giono prennent encore plus de sens. 
La Provence rurale non détruite par le tourisme!

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