« Ma mère et moi » – Brahim Metiba

Ma mère et moiDifficile communication entre une mère et son fils. L’amour les rassemble, mais ces mots d’amour ne sont jamais dit, et tant de choses les séparent : elle aimerait qu’il se marie avec une musulmane, qu’il ait une vie conforme à la culture dans laquelle elle l’a élevé, mais il est homosexuel. Il est intellectuel, mais elle ne sait pas lire. Ils parlent, mais ne se parlent pas, s’entendent mais ne s’écoutent pas. Un dialogue impossible entre eux deux : « Ma mère me dit« …. »Je lui dis« . Alors pour essayer de créer ce dialogue, et d’instaurer un début de communication, il lui lit « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen, le livre d’un auteur juif lu à une femme musulmane : « Je me dis que ma mère pourrait trouver une phrase chez la mère d’Albert Cohen, et qu’elle comprendrait enfin ».

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« Paradis amer » – Tatamkhulu Africa

Paradis amerOubli ou puritanisme ?
Publié en Afrique du Sud peu de temps avant la mort de l’auteur Tatamkhulu Africa en 2002, ce livre est édité plus de 13 ans après en France… c’était peut être trop tôt pour aborder pendant 13 ans un sujet iconoclaste sans doute …l’homosexualité dans les camps de prisonniers de guerre. Les Presses de la Cité ont pris la pari….Bravo !

Tatamkhulu Africa, Tom dans le livre, reçoit une lettre et un colis provenant d’un copain qui vient de mourir, prisonnier de guerre comme lui, qu’il n’a pas vu depuis cinquante ans…Les souvenirs reviennent.. Lire la suite

« Avant la nuit » – Reinaldo Arenas

Avant la nuitReinaldo Arenas, a été un guérillero castriste, il a combattu quelques temps auprès de Castro, puis a été formé pour devenir un cadre du régime, chargé de gérer les fermes. Il a réussi rapidement à intégrer la Bibliothèque nationale cubaine. Il nous livre de ces expériences une vive critique du mode de fonctionnement du régime, de la vie des paysans dont les terres ont été nationalisées, des horreurs des exécutions capitales, des conditions de vie des cubains, de la faim, de l’absence de liberté : « La liberté on en parlait sans trêve mais elle n’existait pas ; il y avait de la liberté pour dire qu’il y avait de la liberté, ou pour faire l’éloge du régime, mais jamais pour le critiquer ». Une vision sans complaisance : « Toute dictature est chaste et hostile à la vie ; toute manifestation vitale est en soi hostile à n’importe quel régime dogmatique »

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