« Les ombres de l’Araguaia » – Guiomar de Grammont

Les ombres de l'AraguaiaLeonardo était l’un de ces étudiants utopistes qui, au cours des années soixante-dix, ont tenté de lutter, aux côtés de paysans contre le régime brésilien en participant à la Guérilla de l’Araguaia… il était l’un de « ces jeunes engagés dans le militantisme étudiant peu avant d’entrer dans la clandestinité »
Aujourd’hui le fils est absent, il n’a pas rejoint sa famille…Sa sœur, qui était encore gamine à l’époque, a grandi dans ce manque, aux cotés de ses parents..Ce manque a lourdement affecté la vie familiale, le père se réfugia dans le silence et la fabrication de jouets pour Sofia, alors que la mère ne vivait que dans l’espoir d’un retour. 
A la mort du père dans les années quatre vingt-dix, Sofia reprend les recherches qu’il avait entreprises en ne négligeant aucune piste, aucune rencontre. Elle s’appuie un cahier assez mystérieux transmis par un ami et écrit à la fois par un homme et une femme. Lire la suite

Guiomar de Grammont

Guiomar de Grammont.jpgAuteure brésilienne née en 1963 à Ouro Preto, Minas Gerais – Brésil 

Elle enseigne à l’université.
Auteure de plusieurs ouvrages dont un essai sur le sculpteur baroque Aleijadinho.
Pour un de ses recueil de nouvelles, elle a reçu le prix Casa de las Américas. 
Les ombres de l’Araguaia est son premier roman à être traduit en français. 
(source Babelio)

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« L’histoire de Ponciá » – Conceicao Evaristo

L'histoire de PonciaPonciá Vicêncio est une descendante d’esclave noirs. Son acte de naissance mentionne qu’elle est brune de peau. Elle vit seule dans une pauvre masure. La vie n’a pas été facile pour elle. Marié à une homme silencieux et sale, elle aurait eu eu sept enfants, si elle n’avait pas fait des fausses couches répétitives. Elle a quitté sa mère et son frère et décidé d’aller vers la ville tenter d’y trouver un travail, un avenir.
Comme son grand-père, comme sa mère, elle aime travailler l’argile de la rivière, en faire sortir des formes, des statues..Parmi celles-ci celle de son grand-père, esclave,  lui tient particulièrement à cœur…Ses quatre enfants, bien que libres, avaient été vendus par le maître Blanc. Dans son désespoir il avait tué sa femme, la mère de ses enfants avec une faux et s’était tranché la main…Un désespoir, une tristesse cette « saudade » qui habite depuis des générations ces esclaves noirs et leurs descendants. Cette souffrance, cette « saudade ne s’explique pas, elle se vit ». Mêlant nostalgie, manque, mélancolie, elle se transmet de génération en génération. 

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« Banzo, mémoires de la favela » – Conceicao Evaristo

Banzo, mémoires de la favela.jpgTous vivent dans une ces favela brésiliennes..dans quelle ville ? On ne le saura pas, mais qu’importe ! C’est LA favela type proche des grandes villes mais sans lien avec celles-ci. Leur monde se limite à ces taudis. Une favela faite de poussière quand il fait beau et de boue les jours de pluie, construite au grès du temps, de bric et de broc, où vivent des petites gens, travaillant sur des chantiers, des femmes délaissées ou veuves, des femmes de ménage, des vieux qui attendent la mort..un bidonville ou presque aux portes d’une grande ville, qu’on ne verra jamais. Un bidonville dont personne ne sait à qui appartient le sol. C’est facile de les expulser sans recours possible.

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Conceicao Evaristo

Conceicao Evaristo.jpegAuteure brésilienne née en 1946 dans une favela de Belo Horizonte (Minais Gerais).

Cadette d’une famille de neuf enfants, elle a grandi dans la favela et a passé le concours d’institutrice en 1971. Quelques années plus tard, elle déménage à Rio de Janeiro et poursuit sa carrière d’enseignante dans les écoles élémentaires publiques.

Ses premières nouvelles et premiers poèmes sont publiés en dans les années 1990 dans l’anthologie Cadernos Negros. Son premier roman L’Histoire de Poncia a été publié au Brésil en 2003 et est étudié aujourd’hui par les candidats au baccalauréat brésilien. Il a été vendu à plus de 20 000 exemplaires. Lire la suite