« Caché dans la maison des fous » – Didier Daeninckx

Quelques mots échangés avec Didier Daeninckx, sur un salon du livre, quelques mots sur les souvenirs toujours en mémoire de ses livres lus, et puis ce titre qui me saute aux yeux… »une histoire vraie » me dit-il.

Il me donne quelques noms de lieux et d’autres de personnes connus par les plus anciens d’entre nous, des noms de personnes évoquées dans le livre. Il n’en fallait pas plus pour me séduire.

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« Vie et destin » – Vassili Grossman

Шедевр! Un chef-d’oeuvre !……comme seuls (ou presque) les russes savent en écrire.

Cela fait des années que je souhaitais approcher ce texte, mais ses presque 1200 pages m’effrayaient…et puis la guerre mondiale …encore un livre pour ressasser les même choses….bref! une envie de culture et de découverte contrariée par ma paresse.

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« N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures » – Paola Pigani

N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures

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La Kommandantur l’avait demandé : plus aucun nomade sur les routes…verboten ! Kontrol Bitte !!…
Alors du préfet au simple gendarme, tout le monde a obéi…La grande Histoire de la France, est parfois, faite de petites ou de plus grandes turpitudes des hommes au pouvoir. L’histoire de la Seconde Guerre Mondiale, de la collaboration, nous le confirme. 
Une bassesse de plus de ce régime nous est dévoilée avec ce roman de Paola Pigani.
On est bien loin, avec de nouveau titre, de la poésie « Des orties et des hommes« , roman qui m’avait permis de faire connaissance avec l’auteure. 
Mais là encore j’ai pu apprécier le réalisme de cette auteure.

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« Cinq branches de coton noir » – Yves Sente / Steve Cuzor

Cinq branches de coton noirIl est bon de rappeler certaines vérités historiques, notamment lorsqu’on va célébrer le 75ème anniversaire du débarquement américain en Normandie. Il est bon aussi de jouer de l’Histoire, de la grande Histoire, pour nous distraire, nous faire rêver… « Cinq branches de coton noir » est construit entièrement autour de ces vérités qui peuvent déranger et du roman…
Roman dont on cherche une fois la dernière page tournée à vérifier la part de vérité.
La bande dessinée est également construite autour de deux périodes, Janvier 1776 à Philadelphie, période de proclamation de l’Indépendance des États-Unis et du premier drapeau américain et juin 1944, date du débarquement en Normandie…deux périodes qui alternent agréablement au fil des pages

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« Suite française » – Irène Némirovsky

Suite-francaise« Mon Dieu ! que me fait ce pays ? Puisqu’il me rejette, considérons-le froidement, regardons-le perdre son honneur et sa vie. Et les autres, que me sont-ils ? Les Empires meurent. Rien n’a d’importance. Si on le regarde du point de vue mystique ou du point de vue personnel, c’est tout un. Conservons une tête froide. Durcissons-nous le cœur. Attendons. »
Quelques mots relevés dans les annexes du livre, extraits des notes de l’auteure reprises en fin d’ouvrage… Irène Némirovsky était lucide. Quelques mois plus tard elle était gazée à Auschwitz…une parmi six millions. Elle avait presque 40 ans.
J’avais lu ce livre il y a bien longtemps, lorsqu’il obtint le prix Renaudot en 2004. Une récompense posthume bien méritée, une reconnaissance qui m’avait bouleversé. C’était la première fois que ce prix était attribué à un auteur disparu.

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« D-DAY : Les soldats du débarquement » – Giles Milton

D-Day-LessoldatsdudebarquementMachiavel disait   » Une guerre est juste quand elle est nécessaire. »…alors, il fallait bien sortir de cette guerre qui avait déjà fait tant de morts, écraser ce régime nazi, dont le monde ne connaissait pas encore tous les crimes et enfin arriva ce 6 juin 1944, journée au cours de laquelle tout pouvait basculer, journée qui permettait d’ouvrir un front nécessaire à l’Ouest, afin d’enserrer l’Allemagne de deux côtés.
Rares doivent être ceux qui vivent encore, parmi ces 156 000 soldats qui ont vécu cette journée, après avoir débarqué dans l’eau froide à l’issue d’une traversée au cours de laquelle ils avaient vomi tripes et boyaux sur cette mer démontée. Près de 7 000 bateaux, depuis des croiseurs jusqu’aux péniches de débarquement, avaient du se regrouper et affronter côte à côte cette traversée à l’insu des observateurs allemands qui ne les attendaient pas. Pour eux, le temps n’était pas un temps à faire débarquer des troupes. Longtemps ils crurent que c’était une opération de diversion.

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