« Le Jour d’avant » – Sorj Chalandon

Le jour d'avantLe 27 décembre 1974, 42 mineurs perdaient la vie dans un accident au fond de la fosse 3 de la mine de Liévin, dans le Pas-de-Calais…un accident de plus, encore plus grave que les autres…Les obsèques de ces 42 hommes furent célébrées en présence de nombreux officiels, de ministres.
Toute le France était en deuil.
 C’était un vendredi. On ne faisait pas le pont à cette époque, pas de trêve de fin d’année non plus pour ces hommes, il fallait produire,  toujours produire plus, sortir du charbon parfois au mépris de la sécurité. Une poche de grisou, de la poussière de charbon due à des défaillances du système d’aspiration, à des négligences …la course à la productivité au mépris du danger…
C’est l’explosion…Celle qui prive les hommes d’air, qui les brûle ! Impossible d’en réchapper.

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Sorj Chalandon

AVT_Sorj-Chalandon_874Journaliste  et écrivain français né en 1952 à Tunis.

Il a été grand reporter puis rédacteur en chef adjoint au quotidien Libération de 1974 à février 2007. Durant cette période il remporte le Prix Albert-Londres (1988) pour ses reportages sur l’Irlande du Nord et sur le procès de Klaus Barbie.

Journaliste depuis 2009 au Canard enchaîné

(Source Babelio)

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« Profession du père » – Sorj Chalandon

Profession du pèreOuah!
Face à la folie d’un homme, les siens pourront avoir deux attitudes, laisser faire et laisser dire, ou subir les lubies de la personne malade. Tout le monde n’est pas en mesure de réagir face à la démence d’un des siens….
Le cadre de ce roman de Sorj Chalandon est posé
Emile Choulans est un gamin dont le père a eu cent vies, cent métiers, « chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958 » un père qui demande au gamin de tuer le Général de Gaule…

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« Le quatrième mur » – Sorj Chalandon

Le quatrième murSamuel Akounis  se définissant comme « Juif de Salonique, devenu grec par l’exode, français de préférence et metteur en scène parce que lorsque je n’ai plus d’idée, j’invente un personnage », souhaite monter « Antigone » d’Anouilh à Beyrouth. Les acteurs appartiendront à toutes les factions et pour la préparation et le spectacle oublieront leurs fusils. Pour lui, « monter Antigone sur une ligne de feu allait prendre les combats de court. Ce serait tellement beau que les fusils se baisseraient ».
Hospitalisé, car il lutte contre un cancer en phase terminale , il demande à son ami de fac, Georges avec lequel il a fait le coup de poing contre les étudiants d’Ordre nouveau, d’aller à Beyrouth pour monter à sa place cette pièce de théâtre.
Pourquoi Antigone ? Ce serait un beau clin d’œil à l’histoire puisque cette pièce a été montée dans des conditions identiques pendant l’occupation. Georges découvre cette ville, sa situation complexe : il va connaitre les barrages dans les rues et les laissez-passer, les snippers, la boule dans le ventre, le danger permanent. Il doit marcher sur la pointe des pieds pour convaincre Chrétiens, Musulmans, Chiites, Palestiniens….d’accepter l’ambitieux projet de son ami Samuel.
Allers retours vers Beyrouth, tractations avec les acteurs, si certains se reconnaissent dans les personnages d’autres rechignent compte tenu de leur religion à tenir tel ou tel rôle.
Tous cependant acceptent ce challenge et arrivent à être côte à côte, à parler pendant ces quelques heures de préparation sans se battre en laissant leurs armes à la porte.
Mais la guerre omniprésente reprendra ses droits. Georges sortira fortement traumatisé par cette expérience, par ses visions d’horreur.
Une tragédie autour de la tragédie d’Anouilh. L’auteur aussi a, à l’occasion d’entretiens, confirmé que cette période de sa vie de journaliste reporter à Beyrouth l’a fortement marqué. Il réussi dans ce livre à transmettre ses tensions, ses peurs…

Un livre que je n’ai pas pu lâcher, que j’ai dévoré, qui m’a marqué. Un livre dense, plus troublant, plus dérangeant que « Retour à Killybegs » ou « Mon traitre ». Je le relirai certainement dans un an


 Plus sur Sorj Chalandon


 

 

« Une promesse » – Sorj Chalandon

Une promesse7 personnes qui tour à tour vont chaque jour dans une maison sur la lande; progressivement on apprend qu’ils respectent ainsi une promesse… mais quelle promesse? Une promesse qu’ils respecteront pendant 10 mois, jusqu’au jour ou collectivement ils décideront de la rompre
Un beau livre sur l’amitié : un livre qui aurait pu faire une belle pièce de théâtre.
Mais un livre dans lequel on découvre un Sorj Chalandon écrivain et non plus le Sorj Chalandon journaliste reporter-écrivain qu’on je m’attendais à trouver, que j’ai connu dans « Retour à Killibegs », dans « Mon traître » et en partie dans « La légende de nos pères ».

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« Mon traitre » – Sorj Chalandon

Mon traitreAprès avoir dévoré  « Retour à Killybegs, j’ai souhaité lire dans la foulée « Mon traître ».
Lui aussi je l’ai dévoré. Oui, on retrouve les mêmes personnages, les mêmes situations,mais le plaisir reste identique.
Dans « Retour à  Killybegs », le narrateur est le traître qui nous présente le coté « politique » de sa trahison, son cheminement au sein de l’IRA, sa trahison,, la manipulation qui l’a poussé à trahir, sa
vie de combattant, ses amitiés. 
« Mon traître », est un livre sur l’amitié, l’amitié qui se crée entre le petit français luthier parisien qu’on a connu dans « Retour à  Killybegs » et le traitre Tyrone Meehan vétéran de l’IRA « vétéran de tous les combats, de tout ce qui fait que nous buvons un thé tranquillement, et presque en sécurité »

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« La légende de nos pères » – Sorj Chalandon

AprLa légende de nos pèresès avoir été journaliste à la Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. ‘Toute vie mérite d’être racontée’, disent ses publicités, et c’est pour cela que ses clients se confient à lui. Il a perdu son père ancien résistant et à l’issue de son enterrement où seules étaient présents « Neuf personnes et 3 drapeaux », il est contacté par une femme, présente à l’enterrement, qui souhaite lui commander l’écriture d’un livre retraçant les exploits de son père lui aussi ancien résistant.
Le vieil homme est réticent, refuse ce projet, et finit par accepter de raconter sa vie.

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