« Fils du feu » – Guy Boley

fils-du-feuAnnées 50-60, Jérôme  le gamin passe ses journées entre la forge de son père et la cuisine de sa mère, entre un monde d’hommes taiseux, son père et Jacky, qui maîtrisent le feu pour dompter le fer, le frappent, le tordent, le soudent, et un monde de femmes, les mains dans l’eau, chargées des lessives, frappant et tordant le linge dans l’eau bouillante…ou écorchant les grenouilles. 
Un gamin qui n’a pour seul horizon que ces deux mondes, le feu et l’eau, son quartier de Besançon, celui du dépôt des locomotives à charbon, dont les fumées encrassent le linge fraîchement étendu. Des jeux simples, un arc faisait rêver un môme et faisait son bonheur. Un bonheur apparent toutefois. Des femmes et des hommes qui ne parlent pas, ne se parlent pas, absorbés dans leurs tâches, et dont on perçoit très vite un mal-être…Chacun de leur coté, jusqu’à la folie.

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« Retour à Domme » – Françoise Houdard

Retour à DommeEn lui léchant les oreilles, un chien lui redonne conscience…Oscar s’est évanoui, des traces de sang sur le pare-brise, un oiseau l’a percuté… un vieil homme Jeanloup, presque aveugle, passant par là, le rassure et bien qu’il n’ait plus conduit depuis bien longtemps, conduit la voiture d’Oscar jusque chez lui..sa femme Emilia est sympathique, le couple lui propose de l’héberger..le début d’une amitié partagée, d’une connivence, des confidences.
Pour Oscar, cet oiseau mort a été un signe que lui a envoyé sa grand-mère, une grand-mère qui avait cru le berner quand il était gamin, avec un rouge-gorge qui s’était tué contre les vitres de la maison…

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« Le Sagouin » – François Mauriac

Le sagouinLes vide-greniers permettent, pour les uns, de se débarrasser de ces vieilles choses inutiles ou démodées, et pour les autres, acheteurs dont je suis, de trouver des petites pépites… »Le sagouin » était l’un de ces petits livres dont on se débarrasse, une vieillerie…un peu démodée, comme moi…J’avais un an à sa parution.
J’ai retrouvé l’atmosphère de ma jeunesse, le papier des premiers livres de poche, les culottes courtes toute l’année, les gue-guerres entre écoles libres et « la Laïque », les curés et le diable, les culottes courtes…un temps que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître.

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« Le roi des Aulnes » – Michel Tournier

Le roi des aulnesUn auteur discret qui disparaît…rappelé à la mémoire de chacun par les librairies, les médiathèques qui mirent en avant ses ouvrages…Il n’en fallait pas plus pour que je lise « Le Roi des Aulnes » . Quel plaisir de redécouvrir cet auteur dont j’avais lu il y a bien longtemps « Vendredi ou les limbes du Pacifique »….
Abel Tiffauges tient son journal « Écrits sinistres d’Abel Tiffauges » dont les premières pages remontent au début de l’année 1938. Dès le début, il prévient son lecteur « Tu es un ogre me disait parfois Rachel. Un Ogre? C’est à dire un monstre féerique émergeant de la nuit des temps.. »

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« Les orphelins d’Amérique » – Michel Piquemal


Les orphelins d'Amérique
Une heure maximum de lecture;.. trois petites nouvelles pour comprendre la vie des gamins de rues d’Amérique du Sud… dont certains sont des orphelins appartenant au propriétaire de la mine…d’autres sont des gamins contraints de remplacer au travail leur père malade ou à la suite de sa mort..Gamins de la rue à Rio, gamins des gangs et de la drogue…fouilles de la police
3 nouvelles à lire par nos gamins et ados quand ils s’estiment malheureux dans notre monde occidental

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« L’enfant qui ne souriait pas » – Malin Persson Giolito

L'enfant qui ne souriait pasUn enfant maltraité, qui n’arrive jamais à sourire, et élève perturbé, est placé en famille d’accueil, à la suite des traces découvertes par son institutrice, un père en fuite, que les services sociaux et la police n’arrivent pas à arrêter, une mère qui « a un côté peu sympathique aussi frappant que difficile à cerner, parce qu’elle semble manipulatrice », une avocate spécialisé dans la défense des enfants battus. 4 personnages principaux. Alex, l’enfant retrouve finalement sa mère pour le meilleur….ou pour le pire, a l’occasion de la fête de la Saint Jean.

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« La faute d’orthographe est ma langue maternelle » – Daniel Picouly

La faute d'orthographe est ma langue maternelleUn livre vite lu et plaisant; Daniel Picouly, fut cancre en orthographe, montré du doigt et mis au pilori par un instituteur parce qu’il a fait trop de fautes d’orthographe : « Convenez, jeunes gens, que pour faire autant de fautes d’orthographe, il faut être vraiment bête, bête à manger du foin ». Beaucoup d’humour…un livre d’espoir pour tous les cancres, un livre à faire lire à haute voix en classe. La présentation de l’asymptote m’a beaucoup plus…une leçon à retenir Lire la suite