« L’imposteur » – Javier Cercas

limposteurJ’avais beaucoup aimé « Les Soldats de Salamine » et je souhaitais poursuivre ma découverte de cet auteur. Alors pourquoi pas « L’imposteur »…Et j’avoue que j’ai été bluffé, passionné par l’histoire et le texte.
Une grande partie de la littérature romanesque prend pour cadre le deuxième guerre mondiale…très souvent des fictions ayant un tout petit fond historique, voire des textes sans aucun fondement réel…
En littérature « la fiction sauve, la réalité tue »
« L’imposteur » est l’histoire véridique d’un homme, Enric Marco manipulateur né, narcissique, qui avait fait de sa vie un roman, arrivant à devenir président de l’Amicale de Mauthausen, association espagnole des anciens déportés. Pendant des années il a donné des conférences et interviews, mais a été démasqué en 2005 par un historien Benito Bermejo.

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« Le lecteur de Jules Verne » – Almudena Grandes

le-lecteur-de-jules-verneNino est un gamin d’une dizaine d’année de la fin des années 40 en Espagne. Si nous le rencontrions aujourd’hui en Espagne, il serait l’un de ces vieux de presque 80 ans….
Il grandit entre l’école, les montagnes andalouses de Jaén et la caserne où son père est garde-civil. Un père qui s’absente la nuit pour des missions de maintien de l’ordre, pour rechercher Cencerro, chef des rebelles, pour des arrestations de républicains…Des garde-civils qui, aussi, sur ordre tuent d’une balle dans le dos ceux qui ont été interrogés, en prétextant leur tentative d’évasion…
Nino est souvent réveillé, la nuit, par les cris des personnes torturées de l’autre coté des fines cloisons de la caserne. 

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« Dialogue avec la mort – Un testament espagnol » – Arthur Koestler

un-testament-espagnolArthur Koestler avait infiltré les troupes franquistes afin de confirmer à l’opinion publique l’intervention allemande et italienne dans cette guerre civile des franquistes contre le pouvoir républicain en place légalement élu. Il est arrêté le 9 février 1937 dans la maison de Sir Peters le consul anglais et condamné à mort, sans jamais comparaître devant un tribunal.
Transporté à Seville, il recevra en prison la visite de journalistes qui l’informeront que des actions internationales ont été engagées directement auprès du Général Franco, afin qu’il soit libéré…En vain.

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« Voix endormies » – Dulce Chacón

Voix endormiesFranco a pris le pouvoir et implacablement, son pouvoir, ses phalangistes emprisonnent, jugent, condamnent hommes et femmes parce qu’ils sont républicains, même s’ils n’ont pas de sang sur les mains. Des condamnations toujours lourdes, la peine de mort, la Pepa, est souvent appliquée au petit matin. les exécutions ont lieu par groupe…On était arrêté, torturé, emprisonné, simplement parce qu’on avait reçu une lettre de France..
Dulce Chacon nous permet de suivre, dans ce roman,  une dizaine de femmes emprisonnées en attente de jugement ou jugées, Pepita, Sole, Elvira, Tomasa, Reme….

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« Ainadamar : La fontaine aux larmes » – Serge Mestre

Ainadamar - La fontaine aux larmes18 août 1936 quatre hommes sont extraits d’un fourgon cellulaire pour une dernière « promenade » de quelques mètres au petit matin. Des phalangistes tirent sur les silhouettes. Parmi eux, un instituteur unijambiste, et deux banderilleros plombiers et anarchistes. Leur mort aurait pu rester anonyme, comme tant d’autres si Garcia Federico Lorca n’avait pas été le quatrième. Une mort au lieu-dit « La fontaine aux larmes ».
Trois anonymes assassinés et coupables du fait de leur engagement socialiste ou anarchiste, et un poète célèbre, exécuté pour ses écrits et son homosexualité..

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« La lumière et l’oubli » – Serge Mestre

La lumière et l'oubliFils de républicains espagnols réfugiés dans le sud de la France lors de la guerre d’Espagne, Serge Mestre est l’un de ces auteurs qui ne font pas la une des plateaux télé.
Mais il est surtout capable de vous faire ressentir une forme de douleur permanente qu’il a dans le cœur, une nostalgie de l’enfant d’émigré, un amour de son pays d’origine, la haine toujours vive envers ceux qui ont causé le départ de ses parents.
Un scénario simple, apparemment, pour « La lumière et l’oubli »: deux jeunes filles de 18 et 14 ans, Julia et Esther, arrivent dans une gare à tromper la vigilance des soldats franquistes chargés de les surveiller lors d’un transfert entre deux orphelinats, et à rejoindre la France grace au hasard de leurs rencontres.

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