« Zouleikha ouvre les yeux » – Gouzel Iakhina

Zouleikha ouvre les yeuxMariée avant 1915, à 15 ans, avec un homme de 45 ans, Zouleikha a eu 3 filles, trois filles décédées alors qu’elles étaient bébés…depuis elle vit avec cet homme rustre dans une masure à coté de la maison de La Goule, sa belle-mère âgée, portant la méchanceté dans la peau. 
Zouleika en est devenue le souffre-douleur, l’esclave presque, chargée de lui préparer le bain, d’être à ses petits soins. Le bonheur lui est une notion inconnue. 
Mais c’est une vie normale, pour l’époque et les lieux. Les familles vivent au jour le jour à coté des animaux…mais la vie de Zouleikha sera bousculée au moment où des hommes envoyés par Moscou, par Staline expulsent Zouleikha de leur masure. C’était la dékoulakisation.

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« Toutes les vagues de l’océan » – Víctor del Árbol

Toutes les vagues de l'océanUn russe, Zinoviev est découvert, de nos jours, affreusement torturé. Il a les mains liées par les menottes de Laura, femme flic…Gonzalo Gil, avocat apprend du supérieur de sa sœur que celle-ci, Laura s’est suicidé….Aveu de culpabilité du meurtre de Zinoviev dont elle a voulu se venger ou mise en scène d’un meurtre ?
Début d’un polar aux allures de romans d’aventure qui vous entraînera en Russie soviétique, dans les années 30, dans l’Espagne franquiste et la France du Front populaire, pour s’achever de nos jours..

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« La ferme des animaux » – George Orwell

la ferme des animauxVotre enfance a été bercée par les fables de La Fontaine …..des animaux qui parlent, qui échangent sur la vie, leurs malheurs…des fables dont chacun garde en mémoire les deux derniers vers, la morale, une morale que la maîtresse ou le maître d’école écrivait sur le tableau pour la journée…une morale qui nous était expliquée. Souvenirs, souvenirs. D’autres poètes l’avaient précédé en utilisant cette forme littéraire afin que le lecteur en tire une morale de vie. 
Alors si vous cherchez le plaisir de ces fables, l’humour, l’indignation, la révolte, la critique d’un certain monde politique, ne vous privez pas de ce petit bijou de 140 pages écrit par George Orwell. Il a régalé des générations de lecteurs avec « 1984 », mais mérite aussi d’être connu pour son livre « La ferme des animaux »…

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« Trahir » – Helen Dunmore

TrahirAndreï est un pédiatre renommé de Leningrad. Il est spécialiste de l’arthrite juvénile. Un de ses collègues lui demande d’examiner un gamin qui se plaint de son genou. Pas n’importe quel gamin : Goria est le fils de Volkov « Haut placé au Ministère de la Sécurité d’Etat«  qui deviendra le KGB. Un homme craint de tous et qui « possède l’un de ces noms qu’on ne prononce que dans un murmure« , un de ceux qui font régner la terreur stalinienne dans les années 52.
Andreî diagnostique un ostéosarcome. L’un de ces cancers foudroyants, et difficile à guérir. Seule action possible : amputer la jambe du gamin, qui plus jamais ne jouera au foot.
En lui annonçant le diagnostic, il sait que Volkov gardera de lui le souvenir de celui par lequel le malheur est arrivé….
Mais le gamin a confiance en Andreï et exige que ce soit lui qui dirige les soins, des soins que seule la chirurgienne Riva Broskaïa,  peut assurer sous sa responsabilité.

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« Liquidation » – Imre Kertész

liquidationKeserű est en train de lire une pièce de théâtre écrite par B. qui s’est suicidé. Cette pièce de théâtre écrite en 1990 évoque la disparition du système politique stalinien qui, jusqu’alors, dirigeait la Hongrie. B. était un auteur juif né à Auschwitz. Chose étrange, il portait le sinistre tatouage sur la cuisse et non sur l’avant bras, celui-ci étant trop court pour l’écrire en entier.
Keserű a connu B. et pense qu’il a laissé un roman, celui de sa vie. Un roman qu’il a cherché en vain le jour du décès, dans son appartement avant l’arrivée de la police. Un roman qui hante son esprit, éditeur privé et aimerait maintenant le publier.
Une grand partie du livre « Liquidation » est construite autour de cette recherche qui se déroule en 1999. Celle-ci l’amènera à rencontrer les femmes qui ont aimé B. 

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« L’Hirondelle avant l’Orage » – Robert Littell

L'hirondelle avant l'oragePour un poème non publié, seulement dit à une poignée de personnes, dont une a parlé, Ossip Mandelstam, poète russe connut le Goulag, la torture à la Loubianka, dans les caves de laquelle les tchékistes torturaient, et exécutaient les prisonniers d’une balle dans la tête. « Mort d’un arrêt cardiaque » telle était le message que recevaient les familles sous Staline. 

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« Le fracas du temps » – Julian Barnes

le-fracas-du-tempsPeurs, résistance, compromissions et lâcheté de l’un des meilleurs compositeurs russes sous le régime Stalinien, de Lénine à Nikita Khrouchtchev, contraint de plaire au pouvoir, écarté quand il ne plaisait plus.
Biographie d’un homme, qui au moment de la terreur stalinienne par peur de se faire arrêter devant sa famille, restait devant l’ascenseur de l’immeuble dans l’attente des hommes du NKVD il était « un homme qui comme des centaines d’autres dans la ville, attendait, nuit après nuit, qu’on vienne l’arrêter. » 
Cet homme est Dmitri Dmitrievitch Chostakovitch, célèbre musicien russe

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