« Chronique d’un pays natal » – James Baldwin

chronique d'un pays natalTrouvé par hasard dans un vide grenier, « Chronique d’un pays natal » rassemble divers textes écrits par James Baldwin entre 1948 et 1955…J’avais découvert cet auteur il y a bien longtemps, à la fin des années 70, dans un article. Vague souvenir remonté à la surface qui s’est transformé en vif intérêt à la lecture de ces mots de la 4 ème de couverture : « …la condition des Noirs aux États-Unis… »
Ces chroniques sont toutes parues dans des journaux français ou anglais entre 1948 et 1955…je n’étais pas encore né lorsque certaines sont parues, et je salissais mes couches pour d’autres. En tout cas je n’ai que de très vagues souvenirs quant à l’époque des plus récentes….

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Le temps où nous chantions – Richard Powers

le temps où nous chantions50 ans de la vie des Etats Unis, de la deuxième guerre mondiale, en passant par les émeutes des noirs, le jazz, le Vietnam, etc, vus au travers de la vie d’une famille mixte, un couple qui n’a pas le droit pas se toucher en public !
Une famille dans laquelle le père juif allemand émigré en 1939 pour fuir le nazisme est un physicien qui travaille sur le temps . Il contribue à la conception de la bombe qui détruisit Hiroshima et Nagasaki. Lire la suite

« Home » – Toni Morrison

homeFrank Money est hospitalisé dans une chambre d’hôpital psychiatrique. La chambre est située au dessus de la morgue de l’hôpital. Pourquoi est-il là, depuis quand…? il ne s’en souvient pas. 
Alors, il fuit, pieds nus, vêtu de sa seule chemise de malade. Il a été rapatrié aux Etats-Unis, traumatisé par ce qu’il a vu, par ce qu’il a vécu en Corée, par la mort de ses copains déchiquetés par des bombes. Pourtant, il ne souvient de rien d’autre, c’est ce qu’il dira au révérend Locke qui l’accueillera. Il a frappé chez lui par hasard, alors que »son corps était agité de violentes secousses, telle une victime de la danse de Saint-Guy, et ses dents claquaient de manière si incontrôlable qu’il ne pouvait émettre un son »
« Vous avez de la chance…. monsieur Money. Ils vendent beaucoup de corps, là-bas…à l’école de médecine… » lui dira le révérend, un bon samaritain.

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« Chien blanc » – Romain Gary

Chien blancRomain Gary vivait aux Etats-Unis, à Beverly Hills. Il avait rejoint en février 1968 Jean Seberg, son épouse, qui tournait un film. Il y rencontra d’autres acteurs dont il nous parlera. 
Amoureux de la liberté, il laissait Sandy, son chien, vagabonder pour son pipi du soir, et un jour Sandy revint avec un copain trouvé sans doute auprès d’un lampadaire, un copain avec une verrue sur le nez, un superbe berger allemand gris, qui immédiatement fit partie de la famille. Il était si gentil, si calme…. Romain Gary, honnête, tente de retrouver son ancien maître. En vain.  

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« Silbermann » – Jacques de Lacretelle

silbermannPresque 100 ans et toujours d’actualité…
Toujours malheureusement !
Rentrée scolaire dans un lycée…que les gamins découvrent…ils entrent en troisième. Beaucoup, dont le narrateur, viennent de Saint-Xavier, collège religieux sans doute que j’ai perçu comme tenu par des jésuites…Un élève est remarqué, personne ne le connaît, il est décrit comme un gamin « petit et d’extérieur chétif » dont la figure est « assez laide » …Dès les premiers cours le gamin attire les réactions hostiles des professeurs et de ses camarades, par sa prétention et son langage. Bref il est assez peu sympathique.
Le narrateur sympathise toutefois avec lui, Silbermann, dont on ne connaîtra pas le prénom. Silbermann qui lui avoue qu’il est juif. ce qui ne manque pas d’attirer les remarques racistes des autres élèves, remarques racistes qui deviendront des coups, parce que le gamin ne fait rien, bien au contraire pour attirer l’amitié.
Il dispose chez lui d’une bibliothèque de livres rares, qui lui permettent de briller en classe et d’écraser (un peu trop) ses camarades et professeurs.

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« L’arabe »- Antoine Audouard

L'arabe« L’Arabe »…Ce titre lu par hasard, la tête de coté dans les rayons d’une bibliothèque m’a envoyé une claque : un titre qui fleure le racisme, le rejet, la différence de l’étranger, de l’autre.
L’Arabe, c’est celui dont on se méfie. Il est celui accusé de faire ses coups en douce, accusé de mille défauts et rejeté…Que de soupçons, que de sectarisme, derrière ces mots : « C’est un arabe !!! ».

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« Tout homme est une nuit » – Lydie Salvayre

Tout homme est une nuitAnas est un homme jeune, qui essaye de faire face à sa maladie, aux séquelles du cancer qui le fragilisent physiquement et moralement.  Pas facile d’avaler ce coup dur, de résister à ce coup de massue, d’y faire face …
Alors il se retire seul -on saura pourquoi- dans un petit village du sud de la France. Sans doute aussi parce que afin de se reconstruire et de tenter d’oublier, il a besoin du soleil et de la jovialité légendaire des gens du sud ….
Quoi de mieux qu’un bistrot pour faire des rencontres, pour se rapprocher d’autres et discuter de tout, de rien, se changer les idées..un café dans lequel on entre, dans lequel on lance, à la cantonade, un bonjours poli ?…
Mais ce bonjour poli n’amène aucune réponse. 
Au contraire, on le considère avec méfiance..et une fois qu’il a quitté le bar, les langues se délient…« Il aurait pu au moins se présenter….On sait rien de lui, on sait même pas son nom, on sait pas d’où il vient…..Il boit pas d’alcool, c’est un indice…..Il a parlé à personne, pourquoi ?….Il a l’air complètement égaré…. »

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