« Martin Eden » – Jack London

MARTIN EDENMartin est un marin d’une vingtaine d’année, qui ne connait du monde que les bateaux, les bars à marins dans lesquels les bagarres éclatent quand on a affaire avec quelques susceptibilités… Alors les couteaux sortent des poches…Martin Eden est l’un de ces marins balafré au cou à la suite d’une bagarre avec un mexicain… Il a sauvé un jeune homme de bonne famille, qui l’invite chez lui. 
Là, il découvre un monde dont il ignorait tout : le monde des bourgeois, celui de l’argent, un monde dans lequel on mange dans plusieurs assiettes avec plusieurs couverts, dont on change à chaque plat. Un monde nouveau bien éloigné du sien, le monde de l’argent, de la culture, dans lequel il se sent un peu perdu. Cette famille découvre également un monde inconnu pour elle, celui des ces marins. Il captive ses hôtes par sa conversation. Pour celui qu’il a sauvé lors de la bagarre il devient même « un sauvage fort intéressant »

Lire la suite

« Mon chien Stupide » – John Fante

Mon chien stupideEn arrivant à la maison, un soir de pluie au volant de sa Porsche, Henri, trouve sa femme sur la pelouse, un fusil à la main, terrifiée par un chien monstrueux couché sur la pelouse, indifférent à la pluie et trempé comme une soupe. 
Il font entrer le chien dans la maison, dans leur vie…Stupide, ce sera son nom, est un chien Akita, un gros chien japonais -bien différent de l’image de la couverture du livre- un peu idiot et obsédé sexuel, pour lequel toute personne ou tout autre chien est l’objet de fantasmes sexuels qu’il tente immédiatement de calmer. Ce qui ne facilite pas les relations avec le voisinage. Un chien clochard un peu idiot, qui donnera le titre du roman mais n’en sera pas le personnage principal….il ne sera là que comme prétexte pour décrire les soucis familiaux et personnels d’Henri, le narrateur et pour décrire un pan de cette société américaine. 

Lire la suite

« Les oiseaux morts de l’Amérique » – Christian Garcin

Les oiseaux morts de l'AmériqueLas Vegas …. pour tous c’est le fric qui s’étale, les casinos, les belles bagnoles et belles nanas, le bling-bling à tous les coins de rue, bref…..une ville superficielle et sans âme qui tous connaissent. C’est ce qu’on y voit en surface : le brillant des dollars qui coulent à flot.
Mais dans ses sous-sols, dans ses immenses collecteurs ou coulent à flot les eaux des orages du désert, vivent ceux qui rejettent tout ce fric, qui rejettent cette société, des parias. Ce sont, pour certains d’anciens soldats ayant combattu au Vietnam ou ailleurs. Ils vivent tous en marge de cette société qui leur a fait perdre leur jeunesse.
Hoyt Stapleton, l’un d’eux, connaît bien ces tunnels, cette vie sous terre. Las-bas, au Vietnam, il était un « rat des tunnels. Il fait partie de ces nombreux hommes traumatisés par cette guerre, incapables de surmonter cette horreur. Il combattait non pas dans la jungle, à l’ombre des forêts, mais dans les commandos sous terre, dans les tunnels creusés par les Viets pour se déplacer sous la jungle, sous le napalm….Il était chargé de les éliminer, au couteau.

Lire la suite

« Destinataire inconnu » – John Dunning

destinataire inconnuC’est assez rare que je lise des polars, mais de temps en temps, lorsqu’ils m’entraînent dans un monde inconnu ou sur la suggestion d’un(e) ami(e), je me lance. Et cette « amie » fut Allison Hoover Bartlett qui m’avait passionné avec « L’homme qui aimait trop les livres » ….l’histoire réelle d’un voleur de livres rares. Cette journaliste avait fait référence, lors de son enquête, à « Destinataire inconnu » de John Dunning, l’un de ces nombreux livres qui ont pour cadre le monde des livres.
« Destinataire inconnu » est un polar qui a comme cadre le monde des livres et des amateurs de livres anciens prêts à tuer pour une édition originale. Un monde que John Denning connaît bien, semble-t-il.

Lire la suite

« Les fantômes du vieux pays » – Nathan Hill

les fantômes du vieux paysQu’est-il passé dans la tête de Faye Andresen-Anderson lorsqu’elle a agressé le gouverneur Parker, candidat à la présidentielle américaine?…
Et quelle agression ! Elle lui aurait jeté une poignée de graviers, sans toutefois le blesser, ni le toucher…Les preuves de son forfait tournent en boucle sur toutes les chaines de télé…qui s’empressent de la surnommer Calamity Parker. 
Du jour au lendemain elle devient célèbre…
Elle a jeté du gravier, Nathan Hill quant à lui m’en a jeté plein la vue.

Lire la suite