« Écrire pour sauver une vie » – John Edgar Wideman

Écrire pour sauver une vieLes deux assassins d’Emmet Till, jeune gamin de quatorze ans sortiront libres du tribunal, libres, la cigarette au bec et hilares. Le jury du Mississipi composé exclusivement de blancs, a délibéré pendant une heure…une heure pendant laquelle les membres ont également mangé le repas qu’ils avaient demandé qu’on leur porte.  Emmet était un gamin noir venue de Chicago . Il  avait eu l’audace insolente de siffler une femme blanche. Emmet tillAlors il l’ont enlevé, tabassé à coups de poings, en lui écrabouillant le visage, tué d‘une balle dans la tête, et ont jeté à l’eau, « le corps mutilé avait été jeté dans les eaux de la Tallahatchie lesté d’un cylindre d’égreneuse à coton de trente-cinq kilos arrimé à son cou par du fil barbelé ».

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John Edgar Wideman

John-Edgar-Wideman.jpgÉcrivain américain né en juin 1941 à Washington

Lauréat de nombreux prix littéraires, il est le premier à remporter le PEN/Faulkner Award à deux reprises : en 1984 pour « Le rocking-chair qui bat la mesure » (Sent for You Yesterday, 1983) et en 1990 pour « L’Incendie de Philadelphie » (Philadelphia Fire, 1990). En 1984, il publie un essai autobiographique « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Brothers and Keepers) nominé pour le National Book Award. 

En 2011, l’écrivain a reçu le Anisfield-Wolf Book Awards, pour l’ensemble de son travail et son importante contribution à la compréhension du racisme et à l’appréciation de la diversité. 

En 2017 « Écrire pour sauver une vie » recevra le Prix Femina Etranger

(Source Babelio) Lire la suite

« Ils vont tuer Robert Kennedy » – Marc Dugain

Ils vont tuer Robert KennedyMark O’Dugain, Professeur d’histoire contemporaine installé au Canada, enquête sur le suicide de son père arrivé aux Etats-Unis dans les années 50. Un suicide bien inquiétant, puisque Mark a, malgré toutes les clauses des contrats perçu la prime d’assurance vie de son père. Son père psychiatre spécialisé en hypnose, condamné en France, dans les années cinquante, à cinq ans de prison pour viol sous hypnose fut cependant libéré, sur ordre de la Chancellerie quelques mois après son procès…
Mark O’Dugain, est intimement persuadé que la mort de son père maquillée en suicide, et celui de sa mère étaient intimement liés au double assassinat, sous les balles de tireurs isolés (ou pas…), des deux frères John et Robert Kennedy… Mark mène son enquête sur ce suicide, fait exhumer le cercueil de ce père qui aurait, selon la thèse officielle, assassiné sa mère. 

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« Un Long silence » – Mikal Gilmore

Un Long silenceGary Gilmore….un vague souvenir pour les plus anciens d’entre nous…Il fut l’homme qui exigea que la peine de mort à laquelle il avait été condamné soit appliquée. Il fut fusillé le 17 janvier 1977 dans un hangar, et semble-t-il, ce fut lui qui donna l’ordre de tir aux cinq hommes chargés de la basse besogne « Let’s do it » : … »faites le ». 
Il avait tué de sang froid  durant les hold-up d’une station-service et d’un motel deux jeunes pères de famille. Il les avait fait s’allonger au sol, à plat ventre, et il les avait froidement exécuté d’une balle dans la tête..pour quelques dollars 
Sa volonté dernière d’être exécuté avait fortement dérangé et interrogé à la fois les hommes politiques – la peine de mort n’était plus appliquée depuis presque soixante dans l’Utah – les membres de la commission de remise de peine, sa famille, les opposants à la peine de mort, les artistes…. Comment refuser la volonté du condamné..Hypocrisie d’un système !

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