« Souveraine magnifique » – Eugène Ebodé

« Il y a vingt ans, en cent funestes jours et cent horribles nuits d’avril à juillet 1994, un million d’êtres humains a été passé par les armes mais, surtout, par les machettes. »

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Tierno Monénembo

 » Lis-les comme ils arrivent. N’obéis qu’à ton appétit ! Ne t’occupe point de ranger. Surtout pas de rayonnages dans ta jolie petite tête ! Laisse ça aux ébénistes et aux érudits ! Dis-toi que la littérature est un extraordinaire festin, un délicieux fourre-tout. Goûte à tous les plats, pêle-mêle selon tes goûts, selon tes envies ! Lis tout… Voltaire, Flaubert, Camus, Le Clézio, mais il n’y a pas que les Français… Pouchkine, Gogol, Soljenytsine, mais il n’y a pas que les Russes… Faulkner, Caldwell, Salinger, Roth, mais il n’y a pas que les Américains… Sassine, Achebe, Hampâte Bâ, Kourouma, Lanou Tansi mais il n’y a pas que les Africains, Maalouf, Darwich, Abû Nuwâs, mais il n’y a pas que les Arabes… Plus tu varieras les lectures, plus cette pièce s’élargira, plus ton esprit s’illuminera. Alors, tu n’habiteras plus une prison mais un ciel plein d’étoiles…  » (Bled – P. 170)