« Une longue impatience » – Gaëlle Josse

une longue impatienceAnne attend Louis son fils de seize ans…il n’est pas rentré. Il n’a laissé aucun message. Inquiétude d’une maman. Très vite on apprend qu’il a quitté la maison à la suite d’une correction d’Etienne, son beau père, correction presque habituelle en ce début des années 50, à la ceinture. Corrections qui laissaient des traces rouges sur le dos et les fesses et des traces bien noires dans la tête des gamins que nous étions.
Autres temps, autres meurs. 
Anne le cherche, les larmes au bord des yeux. Elle apprendra qu’en trichant sur son âge le gamin a réussi à s’embarquer sur un bateau qui va parcourir le monde : La Réunion, Durban, Buenos Aires, Valparaiso…Quand reviendra-t-il ?
Alors elle lui écrit de longues lettres d’amour, d’espoirs et d’inquiétudes, de questions. Des lettres qui ponctuent l’histoire de sa vie. 

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« Le Conte de la pensée dernière » – Edgar Hilsenrath

le conte de la pensée dernièreThovma Khatissian va mourir, il vit ses dernières heures.C’est le moment où toute sa vie défile, où ses dernières pensées conscientes lui viennent à l’esprit. Cette conscience qui s’échappe de son corps est le conteur, personnage irréel qui va nous parler pendant tout ce roman. Une forme de double qui le confronte à son passé et surtout à celui de sa famille, à ses origines. Un double qui au fil des pages sera tantôt « le conteur », tantôt « Meddah », ce double, cette conscience l’interrogera.
La construction est originale et plaisante
Thovma est né en 1915, pendant ce génocide arménien, si peu évoqué en littérature…il est l’un des derniers contemporains de cette horreur…Une horreur que sa famille a vécu.
Ne sortez pas les mouchoirs…préparez-vous à vivre une aventure dans laquelle le burlesque, la farce, côtoient l’Histoire, la vraie, la farce, l’horreur.  
Cette haine que portent les Turcs et Kurdes aux Arméniens est une haine ancestrale, viscérale. 

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« L’âme soeur » – Agnès Karinthi

L'Âme soeurJanvier 2015, Philippe a enfin réussi à retrouver Anne, son amour d’enfance…il frappe à sa porte, se présente…Elle ne le reconnaît pas et ne se souvient pas de lui. Elle est amnésique à la suite d’un accident de la route qui tua sa sœur jumelle et son papa, alors qu’elle avait neuf ans. 
Premières pages du nouveau roman d’Agnès Karinthi.
« Pourvu que ce ne soit pas un roman d’amour, avec toute la guimauve qui va avec… » angoisses du lecteur qui a autre chose à faire que de lire des banalités sentimentales. Et non !
Un sentiment trouble m’animait et ne me quittait pas. 

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« Le Retour au pays de Jossel Wassermann » – Edgar Hilsenrath

Le Retour au pays de Jossel Wassermann« Le porteur d’eau Jankl était monté le dernier dans le wagon. Rien d’étonnant s’il se trouvait tout près de la porte, qu’on avait verrouillé de l’extérieur. »  Le train part dans le froid glacial vers une destination inconnue.
L’un de ces sinistres trains
Jankel est sans aucun doute l’un des plus pauvre du shetetl, le village de planches de ces juifs que ce juifs viennent de quitter.. Il portait l’eau de porte en porte dans ces villages où l’eau courante n’existait pas….
On leur a promis qu’ils partaient vers de belles maisons…on est au début de la guerre. 
Il faut plutôt dire « était » l’un des plus pauvres, car il vient d’hériter de quatre-vingt mille francs suisses et trente trois centimes suisses de son oncle Jossel, dirigeant d’une usine de  fabrication de pain azyme en Suisse.  Lire la suite

« Le Complot contre l’Amérique » – Philip Roth

Le complot contre l'AmériqueEt si …….. 
Et si Lindbergh avait été Président des États-Unis en 1940 en lieu et place de Roosevelt ? L’illustre Lindberg, le héros d’un peuple élu sur son nom. 
Une fiction, une uchronie, qui met en scène tous les acteurs de l’Histoire, mais dans des rôles qui n’ont pas été les leurs, dans des situations qu’ils n’ont pas rencontrées. 
L’Histoire (la vraie) nous apprend que « Charles Lindbergh  a été décoré le 28 juillet 1936 de l’ordre de l’Aigle allemand par Hermann Göring, qui lui montre en avant-première de nouveaux avions. À cette occasion, Lindbergh a qualifié Hitler de « grand homme » en le jugeant, « moins dangereux que Staline ». 
Partant de cet engagement réel, Philip Roth nous décrit un Lindberg, Président des États Unis opposé à l’entrée en guerre de son pays contre l’Allemagne, ami du Japon, mettant en œuvre une politique antisémite, allant même jusqu’à fermer les yeux sur des pogroms…, et déplaçant les familles d’origine juive au Kentucky. Ribbentrop , ministre des Affaires étrangère d’Hitler, est même invité aux Etats-Unis.
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« Des clairons dans l’après-midi » – Ernest Haycox

Des clairons dans l'après-midiHasard d’une rencontre, d’un échange de coups de cœurs autour d’un café… »- Tu connais « Des clairons dans l’après-midi » ? …Un livre qui te rappellera ton enfance ! »  
Le western est un genre cinématographique et littéraire un peu oublié…les plus anciens se souviendront des Noëls où nous recevions des panoplies d’indiens ou de cow-boys, des heures de jeu dans la rue, des BD et des films ou séries que la télé diffusait…Aujourd’hui, on ne trouve plus que très exceptionnellement des panoplies d’indiens dans les magasins de jouets…tout ça est passé de mode. 
Nostalgie, quand tu nous tiens ! 

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« Tabou » – Ferdinand von Schirach

TabouJ’ai été intrigué par cette couverture, qui ressemble beaucoup à celle du film « l’Aveu »….J’avais dans « Coupables » apprécié l’auteur avocat Ferdinand von Schirach….Il n’en fallait pas plus pour me tenter.
Indéniablement il s’agit bien d’une similitude voulue. 
Pendant deux premières parties qui peuvent paraître un peu longuettes, l’auteur nous fait découvrir Sebastian von Eschburg son personnage central, jeune homme né dans une famille autrefois aisée, et traumatisé par le suicide de son père.
Il découvre par hasard la photo et en fait son métier. Il travaille pour le compte d’entreprises, d’architectes, et met en valeur leurs produits, leurs bâtiments par la qualité de ses photos d’art. Des photos qui n’ont rien à voir avec celles que nous faisons, elles sont mises en scène, travaillées, manipulées…Il devint célèbre avec les photos artistiques de sa maîtresse dénudée, Sofia….: « Eschburg devient célèbre parce que les personnes qu’il photographiait l’étaient… » 

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