« Vivre et mentir à Téhéran » – Ramita Navai

Vivre et mentir à TéhéranVali Asr, c’est l’avenue de 18 km de long qui traverse Téhéran du nord au sud…une avenue emblématique de l’Iran, un peu comme nos Champs Elysées, une avenue qui sert de fil conducteur à ces huit portraits d’iraniens ou d’iraniennes. Huit portraits courageux pour tracer un autre portrait, celui de l’Iran moderne, de son rigorisme, de sa violence, de son luxe et de sa crasse.
Huit hommes et femmes, dont certains en totale opposition avec les images de l’Iran des religieux que les médias, nos médias occidentaux nous présentent. Aucun de ces personnages ne peut nous laisser indifférent, tous traduisent la violence, l’hypocrisie et le mensonge dans lesquels les iraniens sont contraints de vivre. Tous nous révoltent car tous sont des uppercuts. 

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« Une nuit à Aden » – T2 – Emad Jarar

Une nuit à Aden, tome 2Un voyage déroutant dans une aventure, dans une lecture faite de contrastes entre des pages plaisantes et intellectuellement enrichissantes et d’autres au contraire plus fades, plus mièvres, qui ne m’ont pas enthousiasmé…Un livre d’oppositions entre des plus et des moins, des plus-plus et des moins-moins…Un livre dans lequel la dure réalité passionnante, côtoie certaines invraisemblances. 
Nous retrouvons dans ce deuxième tome Emad dont nous avions fait connaissance dans le tome 1. Emad, d’origine palestinienne, est banquier à Wall-Street.  Ce premier texte m’avait passionné. Il n’était pas toujours facile, ni évident. Il m’avait permis de découvrir le Coran, de la religion musulmane, de redécouvrir les principes moraux et philosophiques des autres textes du Livre, judaïsme, catholicisme…et surtout les dérives islamistes de certains musulmans utilisant certains versets du Coran détournés pour leur cause, modifiant un texte, le Coran, d’essence divine.

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« Une nuit à Aden » – T1 – Emad Jarar

Une-nuit-a-Aden-Tome-1Essai, biographie romancée…. »Une nuit à Aden » (Tome I) est un peu de tout, difficile à définir, unique et bigrement captivant, bigrement intéressant pour celui ou celle qui s’intéresse aux soubresauts pouvant aller jusqu’aux tempêtes de notre monde, de notre actualité.
Indubitablement, l’auteur nous parle de lui, de son enfance, de sa famille, de ses origines. Il n’est pas banal d’être aujourd’hui à la fois un américain, d’origine Palestinienne et chrétienne, « Musulman « éduqué dans une culture chrétienne a raison des origines grecques de ma mère et de sa religion catholique de rite grec-melkite », golden-boy à Wall-Street et ….play-boy ! 

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« Retour à Séfarad » – Pierre Assouline

retour à séfaradLe 31 mars 1492 les Rois Catholiques d’Espagne, Isabelle la Catholique et Ferdinand II d’Aragon signèrent le décret de l’Alhambra qui donnait  aux Juifs  jusqu’au 31 juillet de cette même année, pour se convertir au christianisme ou pour quitter le royaume. Beaucoup choisirent l’exil; un exil qui les priva de toutes leurs richesses. Nombre d’entre eux furent dépouillés lors de leur voyage en terre d’Espagne. Tous furent fouillés et dépouillés aux frontières.
Ni les descendants de ces Juifs expulsés, ni le Royaume d’Espagne n’oublièrent cette tragédie, puisque le décret de l’Alhambra fut aboli en 1967 et en 2015, le Roi autorisa même les descendants de ces juifs expulsés à revenir au Pays, et à demander s’ils le souhaitaient d’acquérir la nationalité espagnole..
Alors Pierre Assouline, après quelques hésitations, se dit « pourquoi pas ? »…

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« Quand Dieu boxait en amateur » – Guy Boley

Quand Dieu boxait en amateurSi je devais définir Guy Boley, je dirais de lui que c’est d’abord le « Fils du père », le fils de René.
René, qui, par sa personnalité, l’a forgé et lui a permis d’être cet homme libre, ce saltimbanque de cirque qui vécut mille vies, et ce jongleur de mots que j’avais découvert avec « Fils du feu« . Aussi, quand j’ai vu en rayon, « Quand Dieu boxait en amateur », aucune hésitation ne m’a effleuré l’esprit…il fallait à tout prix que je le lise. Vite…
Comme dans « Fils du feu », son père, René, en est le personnage principal. « Car c’était lui, mon père, qui fut tout à la fois mon premier homme, ma première parole, ma première étincelle et ma première aurore. » 
Un père dont il accompagne, dans les premières pages, les derniers instants dans une banale chambre d’hôpital de Besançon. Un père si discret, qu’il profitera d’un instant d’assoupissement de Guy pour quitter le monde. Parti sans dire au revoir…René était né 73 ans plus tôt dans le même hôpital, trois étage plus bas ! 
La boucle est bouclée.

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« 10 jours en terre ceinte » – Bernard Bloch

10 jours en terre ceinteJ’aimerais sincèrement que cette chronique permette de faire connaître ce livre, dont le titre « jeu de mots » m’avait intrigué et dont la lecture m’a procuré de nombreuses d’émotions. 
De la rage d’abord si, pour éviter ces morts quotidiennes, rien n’est entrepris pour sortir durablement du conflit israélo-palestinien, et aussi de l’espoir. 
Il le mérite.
Bernard Bloch ne s’en cache pas, il est juif, a fait sa Bar Mitzvah en 1962 en Israël , mais n’est pas pratiquant. Dès les premières pages il nous prévient : « Mes réserves envers la politique d’Israël sont légion et certaines radicales. Mais ce qui reste inacceptable pour moi, c’est la remise en cause de son existence ». 
En se joignant à un groupe de chrétiens, à l’occasion d’un voyage organisé par « Témoignage chrétien », il parcours Israël pendant 7 jours en juin 2013. 
Puis seul, il se rendra auprès des membres de sa famille installés en Israël.

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« Le Retour au pays de Jossel Wassermann » – Edgar Hilsenrath

Le Retour au pays de Jossel Wassermann« Le porteur d’eau Jankl était monté le dernier dans le wagon. Rien d’étonnant s’il se trouvait tout près de la porte, qu’on avait verrouillé de l’extérieur. »  Le train part dans le froid glacial vers une destination inconnue.
L’un de ces sinistres trains
Jankel est sans aucun doute l’un des plus pauvre du shetetl, le village de planches de ces juifs que ce juifs viennent de quitter.. Il portait l’eau de porte en porte dans ces villages où l’eau courante n’existait pas….
On leur a promis qu’ils partaient vers de belles maisons…on est au début de la guerre. 
Il faut plutôt dire « était » l’un des plus pauvres, car il vient d’hériter de quatre-vingt mille francs suisses et trente trois centimes suisses de son oncle Jossel, dirigeant d’une usine de  fabrication de pain azyme en Suisse.  Lire la suite