« Vivre et mentir à Téhéran » – Ramita Navai

Vivre et mentir à TéhéranVali Asr, c’est l’avenue de 18 km de long qui traverse Téhéran du nord au sud…une avenue emblématique de l’Iran, un peu comme nos Champs Elysées, une avenue qui sert de fil conducteur à ces huit portraits d’iraniens ou d’iraniennes. Huit portraits courageux pour tracer un autre portrait, celui de l’Iran moderne, de son rigorisme, de sa violence, de son luxe et de sa crasse.
Huit hommes et femmes, dont certains en totale opposition avec les images de l’Iran des religieux que les médias, nos médias occidentaux nous présentent. Aucun de ces personnages ne peut nous laisser indifférent, tous traduisent la violence, l’hypocrisie et le mensonge dans lesquels les iraniens sont contraints de vivre. Tous nous révoltent car tous sont des uppercuts. 

Lire la suite

« Marx et la poupée » – Maryam Madjidi

marx et la poupéePremiers mots de la 4 ème de couverture : « Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution iranienne. Six ans plus tard, elle rejoint avec sa mère son père en exil à Paris. »
Connaître l’exil de la bouche de ceux qui l’on vécu… Un exil et un roman couronné du Goncourt du premier roman ! Double tentation quand on s’intéresse à notre monde!… Non?
« Exilés », « Réfugiés »…Ces mots qu’on retrouve régulièrement dans la bouche de nombreux décideurs, et aussi dans celle de l’homme de la rue, soit parce que ce sont des mots de rejet de ces étrangers, porteurs de tous les maux de la création, soit parce que d’autres, bien moins nombreux – en tout cas bien moins vindicatifs, et qu’on entend moins dans les médias et les discours – accompagnent ces exilés afin qu’ils s’insèrent du mieux possible dans notre société.
Maryam a de vagues souvenirs de cette révolution iranienne, qui vit arriver à la tête de l’Iran les ayatollah, leur rigorisme religieux, leurs barbes, leur robes noires et surtout leurs tueurs pourchassant les opposants. 

Lire la suite

Maryam Madjidi

maryam Madjidi.jpgAuteure française née en août 1980 à Téhéran

Aujourd’hui, elle enseigne le français à des mineurs étrangers isolés, après l’avoir enseigné à des collégiens et lycéens de banlieue puis des beaux quartiers, des handicapés moteur et psychiques, des étudiants chinois et turcs, et des détenus.
Elle a vécu quatre ans à Pékin et deux ans à Istanbul. (Source Babelio)

Lire la suite

« Désorientale » – Négar Djavadi

desorientaleUne jeune femme, Kimiâ Sadr patiente dans la salle d’attente du service de procréation médicalement assistée de l’hôpital Cochin à Paris. Sur ses genoux une petite éprouvette contenant les paillettes du papa……Elle observe les autres femmes, venues en couple, et dans l’attente du médecin, remontent à son esprit tout ce passé, tous ces événements qui l’ont amené ici …une longue histoire qui nous fera voyager sur quatre générations, entre la Perse, qui n’était pas encore l’Iran, la Turquie, l’Allemagne et Paris.

Lire la suite

« Je ne suis pas celle que je suis » – Chahdortt Djavann

je-ne-suis-pas-celle-que-je-suisDonya, jeune fille iranienne, n’a qu’un désir, celui de fuir le régie des mollahs, qui lui imposent le port du foulard, qui persécute tous ceux qui tentent de prendre quelques libertés avec leurs lois, avec leurs interdits. Une jeune fille de plus en plus rebelle au fil des pages, qui sera torturée à 12 ans, violée à vingt ans…
Elle brave les interdits en passant des nuits avec Armand, son ami. Femme, elle n’a pas le droit d’être avec un homme avec lequel elle n’est pas mariée…La seule solution qui s’offre à elle, c’est de quitter l’Iran, de se marier avec un étranger, qu’elle n’aimerait pas, et d’obtenir un visa. « Je sais pourquoi j’accepte ce mariage arrangé : parce que tout simplement, ça m’arrange. »
Oui, mais Donya est foncièrement honnête avec les autres et avec elle-même…Elle n’a jamais accepté l’hypocrisie et le mensonge du régime, tous les mensonges, toutes les hypocrisies, la turpitude. 

Lire la suite