« Vie et destin » – Vassili Grossman

Шедевр! Un chef-d’oeuvre !……comme seuls (ou presque) les russes savent en écrire.

Cela fait des années que je souhaitais approcher ce texte, mais ses presque 1200 pages m’effrayaient…et puis la guerre mondiale …encore un livre pour ressasser les même choses….bref! une envie de culture et de découverte contrariée par ma paresse.

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« La dénonciation » – Bandi

Le hasard fait bien les choses…vous cherchez un livre dans des rayons d’une librairie ou d’une bibliothèque, et un livre inconnu attire votre regard et votre main…et vous découvrez alors des heures de lecture insoupçonnée…ce fut le cas…Une ballade en Corée du Nord, sans visa et sans crainte de ne pas en revenir, ne se refuse pas…surtout quand le prologue vous harponne :

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« Missak » – Didier Daeninckx

MiSSak [2]Missak…c’est Missak Manouchian chef d’un groupe de résistants d’origine arménienne tombés aux mains  de l’armée nazie et fusillés le 21 février 1944. 
Le secrétaire de Jacques Duclos, secrétaire général du PC convoque Louis Dragère, journaliste à l’Humanité, afin que celui-ci lui fournisse des renseignements sur ce groupe de résistants, et ceci en vue de l’inauguration d’une rue dans XXème arrondissement de Paris …
Qui les a trahis? Pourquoi?
Ce réseau de résistants d’origine étrangère a accompli des dizaines d’attentats et causé un nombre important de morts parmi les troupes nazies. On doit notamment mettre à leur actif l’exécution du général Julius Ritter dont la mission était de superviser le recrutement de la main d’œuvre destinée au service du travail obligatoire (STO).

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« La condition humaine » – André Malraux

La Condition humaineAdo, j’avais eu beaucoup de peine à entrer dans ce livre, et très vite, je l’avais laissé de coté, le style, me semblait lourd, l’action me paraissait confuse…Puis récemment, au hasard d’un vide grenier, j’ai retenté l’expérience. 
Cet ouvrage fut couronné par le Prix Goncourt en 1933, il y a plus de quatre-vingt ans…rares sans doute sont ceux et celles qui s’en souviennent….
Impossible également de trouver un lecteur qui se souvient des événements dont Malraux nous parle….ils remontent à 1927…. et pourtant ce livre conserve une grand intérêt et par bien des points une singulière actualité.

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« Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas »- Imre Kertész

Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pasDans son livre « Un autre : Chroniques d’une métamorphose »  » Imre Kertész se disait « marqué » à la fois par sa déportation à Auschwitz et par la vie sous le joug soviétique dans la Hongrie d’après guerre.
« Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas » confirme, si besoin était, la souffrance morale vécue par cet auteur…une souffrance, un traumatisme, qui lui interdisent d’envisager sereinement l’avenir, qui ne lui donnent pas le droit d’avoir un enfant, d’être père, avec tout que cela comporte comme responsabilités
Ayant côtoyé la mort, il ne peut transmettre la vie, et de ce fait, refuse tout enfant à son épouse.Une épouse qui l’abandonnera et le laissera seul.
Le texte est doublement difficile. 

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« Ce que j’ai voulu taire » – Sándor Márai

ce que j'ai voulu taireIl y a quelques mois, par hasard, je découvrais Sándor Márai avec Les Braises et la Sœur ..Et les quelques mots écrits sur la quatrième de couverture de « Ce que j’ai voulu taire » que je feuilletais dans la bac des livres à ranger en rayon de la Médiathèque m’ont interpellé : « Longtemps présumé perdu avant d’être retrouvé et de paraître en 2013… »…
Un hasard, qui fait bien les choses. 
Un peu désuet peut-être, assez oublié des médias, Sándor Márai a le charme des vieilles choses, le charme d’un temps révolu, et le regard d’un humaniste, d’un homme sans doute désespéré, qui quitta son pays, la Hongrie en 1948, pour fuir le régime communiste….et se donner la mort en 1989

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« Matin rouge » – Chantal Delsol

matin-rougeAndreas est un jeune gamin vivant en Egypte dans les années 30. Son père, Nikos Damanisko, grec émigré dirige un commerce florissant d’éponges naturelles. Il élève Andreas avec rigueur, en l’incitant plutôt à lire qu’à jouer. Le gamin maîtrise plusieurs langues. Et surtout il est élevé dans la rigueur morale et l’amour du Parti, le Parti communiste dont son père est l’un des membres actifs. Aussi après la mort de son père, et à l’issue de la guerre, c’est tout naturellement qu’Andreas cherchera à aider le Parti communiste grec dans la guerre qu’il mène pour s’imposer. Il part vers Marseille, Paris, ne trouvera pas la guerre pour laquelle il s’est engagé et arrive finalement en Tchécoslovaquie, où le Parti lui donne à diriger une école d’enfant grecs. Stupeur, il découvre que ces gamins ont été enlevés de force à leur famille afin d’être « éduqués ». Indigné, il se révoltera, deviendra prisonnier des camps, sera battu. Libéré il deviendra un dissident participant notamment au printemps de Prague. 

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« Jésus et Tito » – Vélibor Čolić

jesus-et-titoUn gamin ordinaire de l’ancienne Yougoslavie aime le foot, papa, qui est juge aime le Maréchal Tito, et maman adore la Vierge Marie et son fiston Jésus….
Les copains du gamin l’ont surnommé Le Ver de Terre. Quant à eux, ils s’appellent Fido le Mouton, Vlado le Sauvage, Dzemo le Renard, Simo la Tripaille, Zdravko le Rat …Des gamins qui vient dans la rue, en groupe. L’histoire du gamin commence dans les années 70, Tito est le Maréchal à vie, le culte de la personnalité l’honore régulièrement, les écoles emmènent les gamins en pèlerinage dans sa maison natale : « Je ne comprends pas, mais je n’ose pas poser de questions : Il était pauvre quand il était gamin, notre Maréchal, mais comment se fait-il que sa maison soit si grande, si belle ? »

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« Le zéro et l’infini » – Arthur Koestler

Le zéro et l'infiniHaut dirigeant et figure historique du Parti Communiste Russe, Roubachof est arrêté et jeté en prison…D’autres avant lui ont connu son sort, il a lui-même collaboré à ce système.
Révolutionnaire de la première heure, compagnon de Lénine, il a déjà connu la prison et la torture, quelques années plus tôt, en 1933 alors qu’il était en mission diplomatique en Allemagne. Il était l’un des hommes fort du régime, dirigeant de l’industrie de l’Aluminium
Il sait en entrant en prison qu’il sera exécuté, que son image sera effacée des photos historiques, qu’il n’existera plus jamais dans la mémoire collective du pays, même son nom sera banni.‌ « Roubachof savait qu’il était au secret et qu’il y resterait jusqu’à ce qu’on le fusillât. ».

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