« Le Tabac Tresniek » – Robert Seethaler

Le Tabac TresniekAutriche 1937 …Le Preininger a été foudroyé par un orage lors de sa baignade…c’était l’un des hommes les plus riches de la contrée. Amateur de femmes, il aimait aussi la mère de Franz Huchel. Celle-ci, privée d’une partie de ses ressources qu’il lui adressait tous les mois, se voit contrainte d’éloigner son fils, de lui trouver un emploi. Ce sera chez Otto Tresniek, qui tient un bureau de tabac à Vienne. L’homme « doit une faveur » à sa mère…On n’en saura pas plus. 
Après un long voyage en train, Franz découvre Otto, un invalide, amputé d’une jambe au cours de la première guerre mondiale. C’est grâce à cette jambe manquante qu’il a pu obtenir ce commerce. Franz fait connaissance avec un homme cultivé et découvre le monde des journaux. « Le poste de travail de Franz allait être un petit tabouret, près de la porte d’entrée. C’est là qu’il était censé rester tranquillement assis sans piper mot, à attendre les instructions – tant qu’aucune tâche plus urgente ne le requérait -, tout en s’employant à aiguiser sa cervelle et à élargir son horizon, autrement dit, à lire les journaux » et humer le tabac et les cigares…et l’air du temps.

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« Une affaire personnelle » – Kenzaburo Oe

Une affaire personnelle

Bird, vient d’acheter des cartes de l’Afrique, il souhaite s’y rendre…oui mais sa femme est en train d’accoucher.
C’était l’époque où les accouchements étaient affaires de femmes et de médecins, les hommes vaquant à leurs occupations et n’étant pas présents.
Bird ne peut prendre des nouvelles qu’en téléphonant à sa belle famille. Bird, répétiteur dans un lycée, est dragué par un homosexuel. Rien à faire !…il continue son chemin et pense aller voir le bébé et son épouse….Un coup de fil le prévient : le bébé est lourdement handicapé.

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« L’oiseau bariolé » – Jerzy Kosinski

L'oiseau barioléFaites donc cette expérience : capturez un oiseau, puis peignez-lui les plumes de couleurs vives, bien éloignées de ses couleurs d’origine et relâchez-le dans la nature. Naturellement il volera vers ses congénères, qui ne le reconnaissant pas comme un des leurs, s’empresseront de le tuer au plus vite. C’est un peu ce qui arriva à ce livre, qui fut très criqué, semble-t-il à la fois par les survivants de la Shoah et par les autorités politiques d’Europe de l’Est qui lancèrent des campagnes contre le livre et l’auteur. Ce livre fut même interdit. 
Et j’avoue que ce livre m’a dérangé, m’a intrigué, mais qu’à aucun moment je n’ai eu envie de l’abandonner. Il est si particulier, si unique. 
Un gamin, juif polonais est confié par ses parents à une famille d’accueil. Il est lui aussi cet oiseau bariolé, il n’a pas du tout le physique des autres enfants, et de ce fait est souvent rejeté. Juif, il a la peau mate et ses cheveux sont très noirs …il est différent de cette population blonde aux yeux clairs…

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« D-DAY : Les soldats du débarquement » – Giles Milton

D-Day-LessoldatsdudebarquementMachiavel disait   » Une guerre est juste quand elle est nécessaire. »…alors, il fallait bien sortir de cette guerre qui avait déjà fait tant de morts, écraser ce régime nazi, dont le monde ne connaissait pas encore tous les crimes et enfin arriva ce 6 juin 1944, journée au cours de laquelle tout pouvait basculer, journée qui permettait d’ouvrir un front nécessaire à l’Ouest, afin d’enserrer l’Allemagne de deux côtés.
Rares doivent être ceux qui vivent encore, parmi ces 156 000 soldats qui ont vécu cette journée, après avoir débarqué dans l’eau froide à l’issue d’une traversée au cours de laquelle ils avaient vomi tripes et boyaux sur cette mer démontée. Près de 7 000 bateaux, depuis des croiseurs jusqu’aux péniches de débarquement, avaient du se regrouper et affronter côte à côte cette traversée à l’insu des observateurs allemands qui ne les attendaient pas. Pour eux, le temps n’était pas un temps à faire débarquer des troupes. Longtemps ils crurent que c’était une opération de diversion.

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« Vivre et mentir à Téhéran » – Ramita Navai

Vivre et mentir à TéhéranVali Asr, c’est l’avenue de 18 km de long qui traverse Téhéran du nord au sud…une avenue emblématique de l’Iran, un peu comme nos Champs Elysées, une avenue qui sert de fil conducteur à ces huit portraits d’iraniens ou d’iraniennes. Huit portraits courageux pour tracer un autre portrait, celui de l’Iran moderne, de son rigorisme, de sa violence, de son luxe et de sa crasse.
Huit hommes et femmes, dont certains en totale opposition avec les images de l’Iran des religieux que les médias, nos médias occidentaux nous présentent. Aucun de ces personnages ne peut nous laisser indifférent, tous traduisent la violence, l’hypocrisie et le mensonge dans lesquels les iraniens sont contraints de vivre. Tous nous révoltent car tous sont des uppercuts. 

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« Martin Eden » – Jack London

MARTIN EDENMartin est un marin d’une vingtaine d’année, qui ne connait du monde que les bateaux, les bars à marins dans lesquels les bagarres éclatent quand on a affaire avec quelques susceptibilités… Alors les couteaux sortent des poches…Martin Eden est l’un de ces marins balafré au cou à la suite d’une bagarre avec un mexicain… Il a sauvé un jeune homme de bonne famille, qui l’invite chez lui. 
Là, il découvre un monde dont il ignorait tout : le monde des bourgeois, celui de l’argent, un monde dans lequel on mange dans plusieurs assiettes avec plusieurs couverts, dont on change à chaque plat. Un monde nouveau bien éloigné du sien, le monde de l’argent, de la culture, dans lequel il se sent un peu perdu. Cette famille découvre également un monde inconnu pour elle, celui des ces marins. Il captive ses hôtes par sa conversation. Pour celui qu’il a sauvé lors de la bagarre il devient même « un sauvage fort intéressant »

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« Mon chien Stupide » – John Fante

Mon chien stupideEn arrivant à la maison, un soir de pluie au volant de sa Porsche, Henri, trouve sa femme sur la pelouse, un fusil à la main, terrifiée par un chien monstrueux couché sur la pelouse, indifférent à la pluie et trempé comme une soupe. 
Il font entrer le chien dans la maison, dans leur vie…Stupide, ce sera son nom, est un chien Akita, un gros chien japonais -bien différent de l’image de la couverture du livre- un peu idiot et obsédé sexuel, pour lequel toute personne ou tout autre chien est l’objet de fantasmes sexuels qu’il tente immédiatement de calmer. Ce qui ne facilite pas les relations avec le voisinage. Un chien clochard un peu idiot, qui donnera le titre du roman mais n’en sera pas le personnage principal….il ne sera là que comme prétexte pour décrire les soucis familiaux et personnels d’Henri, le narrateur et pour décrire un pan de cette société américaine. 

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