« L’étrange et drolatique voyage de ma mère en Amnésie » – Michel Mompontet

L'étrange et drolatique voyage de ma mère en AmnésieCertains livres ont la capacité de vous bouleverser parce qu’ils sont un miroir de votre âme, de votre passé, et aussi de vos inquiétudes du moment. Ils ont à la fois la capacité rare de vous émouvoir et celle de vous donner une pêche d’enfer, tout en vous sonnant. « L’étrange et drolatique voyage de ma mère en Amnésie » fait partie de ces rares témoignages qui vous apportent cette angoisse et cette envie de profiter de chaque instant, de chaque petit plaisir….Au cas où…! Et ce bonheur de lecture …
Alzheimer, un mot qui fait peur, une « saloperie » qui vous hante, surtout quand avec les cheveux gris, avec la retraite, on voit non pas le bout du tunnel, mais plutôt se profiler peut-être la fin de la lumière, et l’éventualité de l’entrée dans ce tunnel de l’oubli. Une éventualité qui fait peur à chacun de nous.
Angoisse d’autant plus forte quand certains des siens ont été frappés. 

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« Le grand marin » – Catherine Poulain

le grand marinÇa roule, ça tangue, ça gueule, on en prend plein la tête…. du bruit, des vagues…ça secoue !
Lili, la narratrice, a tout plaqué. Elle a quitté sa Provence et son chaud soleil pour chercher autre chose, loin de tout, en Alaska. 
Promenade sur le port de Kodiak, des bateaux se préparent à partir :  
« – Tu cherches quelque chose ?
– Du travail…
– Monte donc à bord ! « 
Premier contact avec ce monde. Ce ne sera pas sur ce bateau mais sur un autre qu’elle embarquera. Pas de carte verte, pas de licence de pêche. Une sans papiers qui risque à tout moment d’être repérée par les services de l’immigration.
Qu’importe ! une nouvelle vie commence sur le Rebel.
Elle sera la seule femme, inexpérimentée de plus, dans un monde masculin rude, celui de la pêche en haute mer. Une pêche saisonnière, lignes de pêches, casiers à crabes, filets…Morues, crabes géants, flétans, selon les périodes.

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« Chronique d’un pays natal » – James Baldwin

chronique d'un pays natalTrouvé par hasard dans un vide grenier, « Chronique d’un pays natal » rassemble divers textes écrits par James Baldwin entre 1948 et 1955…J’avais découvert cet auteur il y a bien longtemps, à la fin des années 70, dans un article. Vague souvenir remonté à la surface qui s’est transformé en vif intérêt à la lecture de ces mots de la 4 ème de couverture : « …la condition des Noirs aux États-Unis… »
Ces chroniques sont toutes parues dans des journaux français ou anglais entre 1948 et 1955…je n’étais pas encore né lorsque certaines sont parues, et je salissais mes couches pour d’autres. En tout cas je n’ai que de très vagues souvenirs quant à l’époque des plus récentes….

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« L’homme qui aimait trop les livres » – Allison Hoover Bartlett

l'homme qui aimait trop les livresComment, quand on est passionné par la lecture, ne pas être intrigué et forcément intéressé, fortement titillé par cette couverture insolite, et par ce titre ?
Surtout quand on découvre sur la 4 ème de couverture qu’il ne s’agit pas d’un roman, mais d’une enquête d’une journaliste américaine.
Double voyage donc dans le monde du livre et dans le monde de cette Amérique, dans ce monde un peu (beaucoup) fou des Américains…Pas les américains lecteurs, comme vous et moi, non les américains collectionneurs, investisseurs, fascinés par une vieille couverture, par une édition limitée, par un autographe, fascinés par la possession, la collection, les dollars.
Qu’importe le texte du livre !  

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« J’étais médecin dans les tranchées » – Louis Maufrais

J'étais médecin dans les tranchéesRares sont les documents écrits par les médecins sur cette grande guerre. La médiathèque qui m’approvisionne mit en évidence cet ouvrage et d’autres, dans le cadre du centenaire de la fin de cette guerre. Une chance !
On apprend dès les premières pages que plus de 6000 médecins furent engagés, seulement une vingtaine d’entre eux prirent la peine d’écrire afin de partager…Il avait tout noté sur ses carnets, et à la veille de sa mort, soixante ans plus tard, alors qu’il était presque aveugle, il pris la peine d’enregistrer sur magnétophone son témoignage extrait de ses carnets. Sa petite fille en fit ce livre. 
Jeune externe en médecine, pas encore médecin diplômé donc, il est affecté dans le personnel soignant dès les premiers jours de la guerre, en août 1914. Il fit toutes les campagnes de France, fut affecté sur tous les fronts, l’Argonne, la Somme, Verdun…d’abord comme médecin auxiliaire, puis termina la guerre en qualité d’officier, responsable. Et fut démobilisé en 1919.

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« Le capitalisme expliqué à ma petite-fille…en espérant qu’elle en verra la fin » – Jean Ziegler

Le capitalisme expliqué à ma petite-filleOn ne présente plus Jean Ziegler, chacun connait ses engagements contre la faim dans le monde, au sein de l’ONU. Il est, à mes yeux, une conscience pour notre monde. 
Et il est dérangeant. Mais que c’est bon d’être dérangé, d’être bousculé, par cette rencontre au hasard d’une boite à livres, ces formidables outils de transmission de livres. Parfois des pépites s’y nichent ! 
Chacun parle du capitalisme, a une idée plus ou moins précise, Jean Ziegler ne nous parlera pas de ces chefs d’entreprises qui font l’économie locale de nos villes, qui roulent dans des voitures puissantes et que certains nomment capitalistes ! Non il nous parle de ces immenses groupes qui contrôlent notre monde, et qui parfois sont plus forts que les Etats. 

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« Même les monstres » – Thierry Illouz

même les monstres« Un crime monstrueux…. », « Le monstre a tué… »que de fois ces poncifs nous ont été asséné par les médias. Que de fois avons-nous eu de telles pensées à la lecture de comptes-rendus de procès? 
Quand à l’avocat, c’est souvent aussi qu’on lui pose cette question « Vous défendez même les monstres? ». L’avocat Thierry Illouz, s’en défend, il défend uniquement des hommes, des criminels. Il réfute le mot de monstre, et dans ce court livre d’une centaine de pages, presque une plaidoirie, l’avocat, l’homme Thierry Illouz, nous parle de lui, né en Algérie puis de la France, où il arriva, à un an, en 1962 dans le flot des pieds noirs. 
Et aussi, et surtout, de cette vocation, de ce métier difficile qu’est celui d’avocat : « Il ne faut pas être d’accord avec le monde pour choisir le métier fou et désespéré de défendre. »

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