» Retour à Killybegs » – Sorj Chalandon

Je viens de découvrir cet auteur Sorj Chalandon avec ce livre, et j’avoue que j’ai été séduiRetour à Killybegst.
On a l’impression permanente de naviguer entre un reportage sur le conflit qui opposa Irlandais catholiques et Anglais, et un roman décrivant la vie, les interrogations, les états d’âme et le craintes d’un traitre qui sait que malgré son grand âge ses jours sont comptés.
Un livre qui, navigue, sans perdre le lecteur, également entre les époques, entre les années 2000, les années 1920 et les années 60-70.
Un livre qui dépeint la souffrance de ce peuple irlandais, , le batailles de rues, les attentats, les infamies des soldats anglais, la détermination et le courage des prisonniers auxquels les différents premiers ministres anglais, Margaret Tatcher en tête, refusaient le statut de prisonniers politique, poursuivant leur combat, malgré les conditions inhumaines des prisons anglaises

Le narrateur, manipulé par un chantage odieux, chef combattant de l’IRA, ayant gravi tous les échelons,  sera contraint de trahir les siens, ses camarades de combat, et sera même, dans son rôle de traître, considéré avec mépris par ses nouveaux maîtres anglais.

Un livre fort qui ravivant des souvenirs, nous fait pénétrer dans les états d’âme de ce traître que l’on ne peut haïr, traître par désir de paix, traître à jamais rejeté par les siens.
Un livre à lire, récompensé par l’Académie Française que l’auteur dédie à ceux qui ont aimé un traître, et qui reprend en phrase d’accroche, ces quelques mots, qui résument tout, écrits sur un mur de Belfast : « Savez-vous ce que les arbres disent lorsque la hache entre dans la forêt? Regardez! Le manche est l’un des nôtres! » 

Un auteur dont je lirai, c’est certain, d’autres œuvres 


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Extraits
  • Un problème posé à la Grande Bretagne est une solution à l’Irlande
  • Nos pères, nos mères, nos familles manifestaient par milliers dans les rues chaque jour pour refuser que leurs fils meurent pour le roi 
  • Nous occupions la rue. Nous l’avions arrachée aux soldats anglais, nous l’avions enlevée aux bombardiers allemands. Elle était irlandaise cette rue. Reconquise par des gosses habillés en soldats
  • La tristesse en Irlande, c’est ce qui meurt en dernier

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