« Sable mouvant : Fragments de ma vie » – Henning Mankell

Sable mouvant-Fragments de ma vie

Fin 2013, à la suite d’un banal accident de la route, Henning Mankel subit les examens médicaux de routine…Pas de blessure grave mais des contusions douloureuses…il a frôlé la mort. Quelques jours après les douleurs s’étendent et irradient la nuque, le bras, la main. Les médecins soupçonnent une hernie discale.
Examens complémentaires, radios, et début janvier 2014, la phrase couperet, annoncée par le médecin…. »Vous avez un cancer ! »…une phrase que chacun de nous redoute. Parfois, c’est le malade qui, interprétant les propos alambiqués et embarrassés du médecin lui dit : « Docteur, vous êtes en train de me dire que j’ai un cancer! C’est ça ? »
Une phrase qui assomme, qui laisse sans voix, et qui après un moment d’abattement, après des larmes partagées avec les siens en entraîne une autre : « Je vais me battre, on va s’en sortir ! »

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« La terre qui les sépare » – Hisham Matar

la terre qui les sépareLorsqu’en 1969, le jeune colonel Mouammar Kadhafi renverse le vieux roi Idriss 1er, Jaballa Matar,  diplomate libyen à New-York et père d’Hisham Matar « avait regagné la maison aussi vite que possible […] par enthousiasme pour cette nouvelle ère de modernité républicaine. » Trés vite Jaballa Matar entra en opposition avec le dictateur et son régime et, devenu dangereux aux yeux du dictateur, dut s’exiler en Égypte. Condamné à mort par contumace, il fut enlevé, en 1990, avec l’aide probable du gouvernement égyptien, et emprisonné ainsi que plusieurs autres membres de sa famille dans les prisons du dictateur libyen, « Guide de la Révolution »
Jaballa Matar put faire sortir clandestinement quelques lettres pour sa famille qui n’eut, par la suite, plus aucune nouvelle de lui.

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« MK, Récit d’un déporté arménien : Dix années d’errance parmi les Kurdes et les Syriaques » – Manuel Kirkyacharian- Baskın Oran

MK,A 9 ans en 1915, Manuel Kirkyacharian, le gamin arménien est déporté avec ses parents, comme beaucoup d’autres…C’est pour lui, le début d’une dizaine d’années d’errance en direction de la Syrie, de Mossoul puis d’Alep. Par la suite il émigrera vers l’Australie et obtiendra la nationalité anglaise.  
Peu après le début du récit, le gamin perdra sa mère qui se suicide sous ses yeux en se jetant dans le fleuve  et son père qui fut tué après avoir été fouetté. Je ne vous raconterai pas le reste
Le gamin errera de ferme en ferme, il sera vendu, pris comme esclave, aura faim, etc…et fera tous les sales boulots pendant une dizaine d’année, labours, moissons, soins aux animaux…il sera durement puni, aura faim et côtoiera même la mort à plusieurs reprises. 
Afin de mourir, il témoignera en enregistrant sur des bandes magnétiques les conditions de son exode.  

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« Faim » – Knut Hamsun

Faim Knut Hamsun.Andreas Tangen est un écrivain qui tente de vivre en proposant des articles, des feuilletons aux rédacteurs en chef des journaux de Kristiana -ancien nom d’Oslo…Un écrivain qui cherche le succès.
Un succès qui tarde à venir….presque tous ses articles « sur les choses les plus diverses, idées étranges, caprices fantaisies nées de mon cerveau agité » sont refusés. Ses ressources sont si faibles qu’il se prive de tout, et qu’il a faim… au fur et à mesure des pages il quittera sa chambre sans payer sa logeuse, et portera au clou, chez les prêteurs sur gages, ses couvertures, ses vêtements et pourquoi pas ses boutons.
Faim et froid agissent ensemble sur son comportement, sur ses pensées, sur son moral.
Il en devient fou, victime d’hallucinations, fou et incohérent dans ses relations avec les autres, avec les femmes. Incohérent dans ses pensées et dans ses actes, il mâche même des copeaux de bois pour tromper cette faim qui le tenaille.

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Knut Hamsun

Knut Hamsun.jpgNom de plume de l’écrivain norvégien, Knud Pedersen né en 1859 et mort en 1952

Lauréat du prix Nobel de littérature en 1920.

Par anti-américanisme et pangermanisme, mais sans antisémitisme, Knut Hamsun soutient l’Allemagne hitlérienne, rencontre Adolf Hitler et donne sa médaille du Prix Nobel à Joseph Goebbels

À la mort d’Adolf Hitler, il rédige une nécrologie dans laquelle il regrette « un guerrier pour l’humanité ».

Cette collaboration avec le régime nazi détruit sa réputation après-guerre. Il sera emprisonné en 1945.

 Il sera considéré comme « personnalité aux facultés mentales affaiblies » ce qui évitera à la Norvège de le juger, mais sera condamné en 1948 à une amende de 325.000 couronnes et à la confiscation de ses droits d’auteur

Toutefois, en 2009, une pièce de monnaie commémorative sera éditée par la Banque centrale de Norvège à l’occasion du 150ème anniversaire de sa naissance

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