Samira El Ayachi

« Lire en contexte de famille nombreuse,c’est gratter un trou de souris où y mettre ses rêves en attendant. En attendant l’aurore,celle de l’âge émancipation, je cherche en dehors de moi mon salut,je finis par revenir sur ma terre promise. Dans mes cahiers. M’accrocher à la boucle, aux deux petits ponts,au bâton avec à la fin une petite queue de souris. Aux voyages possibles qu’offre l’école de la République. À tout ce que j’attends et qui arrivera nécessairement par le travail aimant, par les livres. L’émancipation ne viendra que par l’école. J’en reviens finalement à mes doudous, à mes fétiches, à mes livres. À la fin des fins, c’est le seul espace de nuit et de noir où je viens par l’effort creuser de la lumière, chercher ma part de ciel.Découvrir à mon tour comme le peintre Soulages l’a fait, Cette lumière secrète venue du noir. Je ne vois pas d’autre issue.Et vous ? » (P. 101-2)

« Et puis, un soir, quelque chose se passe. J’ouvre Zola. Je lis Zola. Germinal dans mes bras. Et je pleure. » (P. 127)

« Seuls les livres m’apaisent. M’offrent un espace plus grand que celui qui nous encombre.. » (P. 226-7)

« La révérence de l’éléphant » Laura Trompette

« ….elle veut choisir son heure et son lieu. Malheureusement, en France, c’est interdit. Qu’il en soit ainsi. Marguerite a une dernière volonté : s’éteindre dans un pays qu’elle ne connaît pas, sous un ciel nouveau qui l’accueillera et l’aidera à partir »

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« Les trois épouses de Blake Nelson – Cate Quinn

« J’ai cette image de nous trois, ses femmes, assises sur le canapé, attendant de voir qui sera prise. Rachel, avec son sourire à la Mona Lisa, qui essaie de faire comme si de rien. Moi qui affiche cette expression que j’ai apprise dans la rue, pour donner l’impression que je pense à des trucs vraiment très sales. Et cette pauvre Emily, toujours terrorisée. »

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