« Les chiens de Détroit » – Jérôme Loubry

Les Chiens de DétroitPremier roman de cet auteur…Coup d’essai, coup de maître ? 
Je ne suis pas un lecteur habituel de polars, mais l’été, la plage, le besoin de s’évader…pourquoi pas. 
Hasard des « rencontres littéraires » sur un présentoir : il faut être un peu fou pour vouloir s’évader depuis la plage et son soleil vers Détroit, ville au passé industriel florissant, ville aujourd’hui en déclin que les entreprises désertent, ville qui connut des émeutes noires meurtrières, et qui a enregistré une baisse importante de sa population. Les maisons à l’abandon sont nombreuses et resteront invendues, la ville est en faillite, à la suite de la crise des subprimes.
Bref une ville triste, noire, un cadre violent tout à fait adapté à un polar parfaitement décrit par Jérôme Loubry

Un gamin est enlevé en 2013 mais on ne retrouve aucune trace, aucun corps. La police encercle une maison, un homme est arrêté sans violence, il ne veut parler qu’à l’inspectrice Sarah Berkhamp. 
Une femme déglinguée par la vie….elle enquête sur des disparitions 
Qui donc s’en prend à eux ? 
Déjà en 1998 des gamins avaient été enlevés. On avait retrouvé leur corps, mais jamais le meurtrier ne fut retrouve par l’inspecteur Stan Mitchell, surnommé molosse, inspecteur qui, comme il se doit est violent et alcoolique. Une banalité dans de nombreux polars. 
En 2013, un suspect est arrêté. Il demande à parler à l’inspectrice Sarah Berkhamp..
Les deux flics aussi amochés l’un que l’autre par la vie vont s’épauler… les affaires sont elles liées ?
Bref tous les ingrédients du polar classique sont là…
Mais Jérome Loubry saura nous promener, nous désorienter, nous surprendre, nous faire vivre cette atmosphère pesante et anxiogène, propre à la ville et à l’action.
Editions Calmann-Lévy – 2017 – 301 pages


Quelques lignes
  • « Le premier corps avait été retrouvé à Palmer Park. À quelques mètres du douzième district où Sarah venait d’arriver en sortant de l’université de police.
    La tentative d’enlèvement de Cleveland correspondait à l’époque où Sarah était en formation aux narcotiques, à quelques blocs de l’enlèvement avorté.
    La fugue supposée de la semaine dernière, et donc le début des nouvelles disparitions, concernait une famille habitant dans le douzième district. Le district de Sarah.
    Nom de Dieu. Ne serait-ce qu’un hasard ?. » (P. 182)
  • « Elle enquêtait sur des disparitions d’enfants et en même temps sur son incapacité à en avoir. Elle acceptait un inconnu chez elle parce que plus personne de connu ne partageait ses nuits. Elle entendait des voix lui intimer de ne pas s’inquiéter alors qu’elle devinait qu’une autre s’apprêtait à dire le contraire. Jusqu’à quel point la lumière peut-elle devenir poussiéreuse ? se demanda-t-elle.. » (P. 199)

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