« Octobre » – Søren Sveistrup

OctobreMais qui donc m’a suggéré cette lecture? J’avoue ne plus m’en souvenir. En tout cas mille merci à l’inconnu(e) qui m’a donné ces frissons, ce regret de fermer ce livre le soir pour aller au lit…ce plaisir.
Qui est donc ce taré qui tue une femme et l’ampute d’une main….puis une deuxième, amputée des deux mains…un grand malade, qui nargue chaque fois, la police en déposant à proximité des corps un petit bonhomme fait de marrons et de bouts d’allumettes? Ce malade a sectionné ces mains, alors que les femmes étaient vivantes, des femmes qui n’avaient aucun lien entre elles.
Ce serait trop facile ! Et pourtant ….  

Un flic découvre sur chacun de ces bonhommes en marrons les empreintes de Kristine Hartung, une gamine disparue il y a quelques mois, une gamine dont le corps n’a jamais été retrouvé. L’homme qui a été accusé de cette disparition a avoué le meurtre mais, a toujours refusé de dire où il a enterré le corps. Comment la gamine a-t-elle pu avoir ces marrons en main? 
Une femme flic et son collègue tentent de découvrir les liens qui réunissent ces affaires pas banales, d’autant plus que la gamine disparue, ayant déposé ces empreintes sur les marrons est fille d’une ministre…et ré-ouvrent le dossier Kristine Hartung. Y aurait-il un ou plusieurs liens entre ces affaires? Des affaires qui, compte tenu de la situation de la mère de la gamine, imposent une grande prudence aux enquêteurs. 
Et ce n’est qu’un début…
Le début d’un roman qui bouscule le lecteur et le ballade de surprise en surprise. Difficile de fermer le livre le soir surtout quand on le ferme sur un nouveau rebondissement, sur une nouvelle découverte. 
Vivement demain… 
L’intrigue bien montée est articulée autour de nombreux personnages, du plus ordinaire au plus malade…en hôpital psychiatrique.
Je vous assure que vous recevrez votre dose de châtaignes dans la poire, de retournements de situations…avec un beau marron en fin d’ouvrage…
Premier roman d’un auteur scénariste de séries télé….celles que je ne regarde jamais, parce qu’elles ne m’apportent que très rarement du plaisir. 
Belle surprise que ce premier roman
Éditions Albin Michel – 2019 – Traduction : Carole Berg – 633 pages

Présentation de Søren Sveistrup


Quelques lignes
  • « Et on en parle d’ailleurs encore. Kristine Hartung était la fille de Rosa Hartung, femme politique et ministre des Affaires sociales, qui a justement fait son come-back en politique le matin même. La petite fille avait disparu un peu moins d’un an auparavant, en rentrant du sport. Son sac et son vélo avaient été jetés au milieu d’une forêt et, quelques semaines plus tard, on avait arrêté un nerd du nom de Linus Bekker. L’homme avait été plusieurs fois condamné pour viol et un nombre colossal d’indices et de preuves matérielles l’accusaient. » (P. 91)
  • « L’enfance maltraitée était son marqueur politique, et sa première action ministérielle avait été d’inciter les municipalités à se mettre plus sérieusement au travail. Cette initiative était plus que jamais nécessaire, suite à de trop nombreux cas de maltraitances graves dans certaines communes du Jutland. Il était inévitable qu’elle ait eu des contradicteurs, en particulier dans les communes et au sein des familles qui avaient eu à subir ces mesures de sévérité accrue. » (P. 365)

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