« Trois grands fauves » – Hugo Boris

Danton, Hugo, Churchill… 

Trois personnages historiques, trois prédateurs, trois hommes ayant eu une influence considérable sur leurs contemporains, sur le monde, trois tribuns, trois orateurs, trois hommes qui se sont opposés à des ennemis puissants, à des pouvoirs qui voulaient soit les écarter, soit, bien pire leur silence et leur mort. 

Mais celle-ci n’a pas voulu d’eux à la naissance, dans leur enfance ou leur jeunesse….Accidents, maladies ou guerres n’ont pas réussi à les emporter dans leur jeune âge…Tous trois ont été confrontés à la mort de proches, et au lieu d’en être abattus ils en sont sortis renforcés et encore plus volontaires et déterminés.

Trois portraits croisés troublants.

Churchill, a, dans plusieurs circonstances fait référence aux deux autres Danton et Hugo..qui rencontra Danton à l’occasion de séances de spiritisme!

Bel exercice littéraire passionnant

Éditions Belfond – 2013 – 288 pages


Lien vers la présentation de Hugo Boris


Quelques lignes

  • 1792. Au couvent des Cordeliers, il tonitrue. On aime à l’écouter et l’on tremble lorsque son regard pénétrant balaie l’assemblée. Il bat l’estrade, parle debout, jamais assis. Si tantôt il susurre pour vérifier la qualité du silence, c’est pour mieux rugir aussitôt, faire crépiter les mots suivants, déployer cette énergie dans laquelle chaque auditeur vient puiser un élan. La voix est l’organe dont il est le plus fier, celui sur lequel il bâtit son œuvre impalpable. (Danton)
  • Février 1872. Il ne se presse pas, les yeux noyés dans le chemin pourpre de l’escalier. Il va atteindre soixante-dix ans mais son regard n’a pas vieilli, il est même devenu plus rieur. Il a adopté à Guernesey le visage de la postérité, poilu et moussu. Il s’est laissé pousser cette barbe qui fleurit avec lui. (V. Hugo)
  • Il n’a jamais cru aux déclarations de bonnes intentions de Hitler, voulu faire de concession, été intimidé ni séduit. La Grande-Bretagne donne aujourd’hui au monde cet homme si difficile à épurer, aux imaginations innombrables, qui ne flatte pas les passions. Elle fournit son champion, le seul qui puisse effrayer le Führer, le seul homme politique qui n’ait pas peur de mourir. (…) La guerre est son affaire. Il ne s’en est pas emparé, on la lui a laissée. (W. Churchill)  

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