« Fitzroy Avenue » – Eric Marty

« Ce n’est pas parce que je suis un enfant que je n’ai pas le droit d’espérer parler gaélique ou jouer au hurling en toute liberté. » (P. 49)

Billy O’Reilly est un gamin irlandais de 14 ans…il vend des journaux à la criée, ce qui lui permet de rencontrer de nombreuses personnes, de se déplacer facilement dans cette Irlande occupée par l’armée anglais et comme « à cet âge-là, il était juste permis de s’imaginer en soldat épris de liberté et de justice »…alors Billy était l’un de ces gamins qui observait tout ce qui se passait, qui transmettait les messages, sous son innocence d’enfant et de vendeur de journaux, de transmettre des massages, d’une rue à l’autre…d’un groupe de combattant à un autre et de guider des combattants…..« à la violence de l’occupant, il fallait répondre par la terreur »

Pendant ses loisirs, il pratique le Hurling, un jeu gaélique ancien…contre d’autres gamins. Les perdants sont souvent contraints de se baigner dans l’eau noire de la Liffey, le fleuve qui partage Dublin en 2..

Tout irait bien s’il n’y avait pas ces maudits Anglais, leurs descentes à la recherche de combattants, à la recherche de Michael Collins, chef de l’IRA clandestine. Comment parler d’insouciance quand il y a  ces prisons pleines de combattants adultes, les placements des gamins dans ces institutions catholiques afin de redresser ces gamins, et surtout ces exécutions au petit matin…images et craintes classiques dans tous ces pays occupés par des armées étrangères. Alors nombreuses sont  toutes ces personnes contraintes de se cacher, de fuir, d’éviter ces soldats qui tirent dans la foule…gamins ou adultes, les soldats anglais ne font pas de différence.

Et puis quand on est un gamin passionné de hurling, comment ne pas conserver en mémoire cet inconnu qui vous offre une crosse de hurling ?

« Se battre pour la cause revenait parfois à devoir accepter l’inacceptable. Il fallait juste être prêt à ça. »

Un texte précis, vite lu. Je reparlerai de cet auteur passionné par l’Irlande qui a su me transmettre ses émotions.

Éditeur : Le Lys bleu – 2021 – 157 pages


Lien vers la présentation d’Eric Marty


Quelques lignes

  • « Quand on épouse la cause, on ne pose pas de questions » (P. 18-19)
  • « Les Pâques sanglantes du printemps 1916, quand des révolutionnaires et des poètes s’étaient mis en tête de déclarer la République d’Irlande » (P. 27)
  • « L’IRA avait réussi à composer une véritable armée des ombres parmi la population, de Dublin. Activistes, sympathisants, informateurs : le gouvernement parallèle pouvait compter sur un bras armé et un service de renseignement organisé et efficace. » (P. 47)
  • « Ce n’est pas parce que je suis un enfant que je n’ai pas le droit d’espérer parler gaélique ou jouer au hurling en toute liberté. » (P. 49)
  • « De fait, les services de renseignement britanniques se méfiaient des gens se déplaçant à bicyclette, les soupçonnant volontiers d’être mêlés à des activités insurrectionnelles. Souvent à tort, mais parfois à raison. »(P. 113)
  • « Dans la hiérarchie du mouvement, Billy était ce qu’on appelait une petite main. il rendait de fiers services, mais il n’avait pas à savoir à qui il avait affaire. » (P. 129)
  • « Se battre pour la cause revenait parfois à devoir accepter l’inacceptable. Il fallait juste être prêt à ça. » (P. 135)

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