« Les huit montagnes » – Paolo Cognetti

Les huit montagnesUn grand bol de fraîcheur, d’espaces et de nature, d’alpage, de grand air et d’amitié.
Deux gamins de 10-11 ans se rencontrent dans les un village des Alpes Italiennes. Pietro d’une part, l’enfant de Milan vient avec ses parents, et accompagne son père, chimiste dans une usine de Turin, dans ses randonnées. Un père un peu fou qui veut gravir toutes les montagnes verticalement sans passer par les sentiers, qui enregistre ses courses sur des cartes…..
Pietro, quant à lui, a souvent le mal de la montagne l’obligeant à redescendre. Alors le père continuera seul ses randonnées « chacun en montagne a une altitude de prédilection, un paysage qui lui ressemble et dans lequel il se sent bien »
Et Bruno d’autre part qui vit chez son oncle avec ses cousins et qui accompagne les vaches dans les alpages. 

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« Bakhita » – Véronique Olmi

BakhitaLa gamine avait quand elle fut enlevée « cinq, six ou sept ans, comment savoir ? Elle est née en 1869. Peut être un peu avant. » Comment s’appelait-elle avant, elle ne s’en souviendra pas….mais le négrier qui la prit l’appela Bakhita  c’est à dire la « Chanceuse », une chanceuse qui sera bientôt incapable de dire où se trouve son village, et d’y retourner…
Son père était le frère du chef du village, et sa mère eut 11 enfants dont deux ont été enlevés, sans compter ceux qui sont morts dans l’enfance…banalité de l’Afrique, dans laquelle des hommes, des tribus gagnent de l’argent en enlevant les gamins et en les vendant comme esclaves. Non pas des esclaves qui partiront vers l’Amérique, mais des esclaves destinés à des maîtres africains, au Soudan, en Egypte….En effet, ce sont des africains qui furent responsables au XIXème siècle de la déportation, de l’esclavage d’autres africains…un fait culturel que Véronique Olmi nous rappelle..L’esclavage n’a pu exister que parce que des Africains l’organisaient.

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« L’Ombre d’une différence » – Sefi Atta

L'ombre d'une différenceJ’avais découvert il y a deux ans Sefi Atta avec « Le meilleur reste à venir », dans lequel , en prenant pour cadre la vie privée de deux femmes,  elle nous présentait l’Afrique qui n’arrive pas à se développer malgré ses atouts et ses richesses, une Afrique supportant encore les traces de son passé colonial.
Dans « L »ombre d’une différence », elle s’intéresse aussi à ses compatriotes expatriés à Londres ou vivant à Lagos, à leurs amours et peines de cœur, à leurs conditions de travail ou à leur pauvreté. 
Son héroïne, Deola (Adeola Bello), dans la quarantaine, est britannique mais se considère toujours comme nigériane. Célibataire sans enfant, elle travaille dans une ONG après avoir travaille dans cabinet conseil spécialisé dans les associations à but non lucratif. 
Son emploi l’amène à faire des allers-retours entre Londres et Lagos…deux villes dans lesquelles elle ne se sent pas complètement chez elle.

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« 14 » – Jean Echenoz

14Un peu plus de 100 pages brèves et concises pour conter toute l’horreur de la guerre de 14-18 : Manque de préparation de l’armée, mobilisation et départ, attente sur le front, mensonges des gradés, combats, pistons, morts violentes, handicapés, fusillés pour l’exemple, profiteurs de guerre, …..
5 hommes, de toutes conditions, partis du même village vendéen réunis dans le même régiment sont touchés par cette guerre, qui reviendra? 
Une femme Blanche accouche d’un enfant, « né de père inconnu », attend le retour de deux d’entre eux…
Toute cette boucherie, ces seize millions de morts, tout ce drame en 100 et quelques pages .

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« Faim » – Knut Hamsun

Faim Knut Hamsun.Andreas Tangen est un écrivain qui tente de vivre en proposant des articles, des feuilletons aux rédacteurs en chef des journaux de Kristiana -ancien nom d’Oslo…Un écrivain qui cherche le succès.
Un succès qui tarde à venir….presque tous ses articles « sur les choses les plus diverses, idées étranges, caprices fantaisies nées de mon cerveau agité » sont refusés. Ses ressources sont si faibles qu’il se prive de tout, et qu’il a faim… au fur et à mesure des pages il quittera sa chambre sans payer sa logeuse, et portera au clou, chez les prêteurs sur gages, ses couvertures, ses vêtements et pourquoi pas ses boutons.
Faim et froid agissent ensemble sur son comportement, sur ses pensées, sur son moral.
Il en devient fou, victime d’hallucinations, fou et incohérent dans ses relations avec les autres, avec les femmes. Incohérent dans ses pensées et dans ses actes, il mâche même des copeaux de bois pour tromper cette faim qui le tenaille.

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« Looping » – Alexia Stresi

loopingUne amie m’avait parlé de Looping, « histoire d’une femme au destin peu ordinaire » m’avait-elle dit, en me présentant le coté historique, mais romancé de l’ouvrage.
Pourquoi pas après tout.
Autant vous prévenir de suite, Looping ne m’a pas retourné..C’est facile, je le sais. 
Noelie dont on suit la vie et la famille, est une jeune femme née de la rencontre de sa mère Camilla et d’un militaire de passage..Histoire banale. Elle vit dans une famille d’agriculteurs italiens vivant de la vente de roses, mais le père du militaire, homme d’honneur, prendra Camilla et Noelie sous son aile. Elles connaîtront le  luxe avant de revenir à la ferme et à leurs roses au décès du vieil homme. J’aurais aimé que la vie de ces agriculteurs pauvres soit plus développée.

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« Le sillage de la baleine » – Francisco Coloane

le sillage de la baleine coloanePedro Nauto a 13 ans quand il perd sa mère, retrouvée noyée et défigurée…Après 4 jours, dans l’attente d’une autopsie, elle est enterrée. Le gamin n’a pour seule famille que son grand-père riche propriétaire terrien. Le vieil homme méprisait sa fille, une fille-mère….Alors le gamin décida de le quitter, et de travailler ailleurs afin de rendre en retour les journées de travail qu’on leur avait prêtées :  « Pedro passa le plus clair de son temps à travailler chez les uns et les autres afin de rembourser les dettes de sa mère »..
…Mais la mer l’attirait, le Pacifique, immense, riche…

baleine

Un plongeur à la recherche du banc d’huîtres qui lui permettrait d’être riche pour le restant de ses jours le prend sur son bateau, Pedro veillera à la bonne alimentation en air du scaphandre…mais le plongeur trop naïf avec ses « amis », devra déchanter et s’incliner devant la puissance de l’argent…déjà en 1910, et perdre ses ambitions.

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