« Un beau jeudi pour tuer Kennedy » – Daniel Picouly

Un beau jeudi pour tuer KennedyJ’ai (ré)découvert Daniel Picouly avec « La faute d’orthographe est ma langue maternelle »  que j’avais beaucoup aimé. J’avais apprécié l’humour à chaque page, le ton…Dans « un beau jeudi pour tuer Kennedy » j’ai retrouvé tout le charme de ma jeunesse, les premiers voitures arrivant dans les familles, la musique…les copains dans la rue….Nostalgie des années 60..

Malheureusement je n’ai pas retrouvé un plaisir identique à chaque page. Après un début qui me laissait espérer un plaisir comparable, mais j’ai été un peu lassé par certaines longueurs. J’en garde finalement une impression mitigée. En tout cas, pour ceux qui veulent connaître notre jeunesse des années 60 de plaisirs simples, de coups de pieds au cul, de jeux dans la rue….ne vous en privez pas.
Je ne vais cependant pas rester sur cette impression personnelle et Picouly sera encore l’un de mes prochains choix

Extraits
  • « Ce n’est pas son travail qui le tracasse, c’est le tien » (P. 20)
  • Le salon. Il faut reconnaître qu’avec un mur vert, et un autre rouge, à la peinture Bonalo, il surprend au début. Mais le coin du pick-up rassure un peu, avec ses étagères asymétriques en contreplaqué naturel, sur tubes métalliques et son papier peint imitation briques. » (P. 48)
  • « Papa qui a fait peindre la plage du Crabet sur un mur de la salle à manger et la caravelle de Christophe Colomb sur l’autre….Autant dire que même par temps de brouillard on ne peut pas se tromper d’appartement » (P. 49)
  • « La poésie de Rimbaud est une invention sadique de Doumeng le professeur de français. Un modèle exclusif et déposé. Vous me fera cent lignes jeune homme. Celui qui ne connaît pas se dit chouette, je m’en suis bien tiré. Il déchante quand ce vicieux ajoute….Bien sur en changeant de couleur à chaque lettre et en respectant celles du poème de Rimbaud. Qui ne connaît pas « Voyelles » d’Arthur Rimbaud? Tous les cancres du collège Joliot Curie d’Orly le savent par cœur. A cause de ce poème ils haïssent Rimbaud et nomment leur stylo quatre couleurs « Arthur ». Les jours de colle dans la salle de permanence on peut entendre ce chant de galériens arc-boutés sur les rames : A noir …Clic – I rouge…Clic! U…Vert Clic!…O…Bleu…Clic ! Et n’oubliez pas jeunes hommes le E est blanc. Ça c’était le coup de grâce. » (P. 60)
  • « C’est dur de lutter contre sa tête. A l’école il faudrait que je puisse la poser à côté de moi, pour la surveiller et l’empêcher de rêver dans tous les sens. » (P. 68)
  • « Le cinquième Beatles, c’est Pete Best, un des quatre Beatles à l’origine du groupe. Le batteur. Il n’a pas voulu continuer avec le groupe. Trop risqué. Sans avenir. Il a préféré rester dans la boutique de ses parents. Les autres l’ont remplacé par Ringo Star, le plus mauvais batteur du monde. » (P. 142)
  • « La portée est une sorte d’étendoir mystérieux ou je ne sais jamais ce qui sèche sur les fils » (P. 143)
  • « Les filles c’est comme les échappées en cyclisme, faut en tenter plusieurs pour en réussir une.  » (P. 149)

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