« La Confusion des sentiments » – Stefan Zweig

 La Confusion des sentimentsUn professeur reçoit de ses élève le livre de sa vie, un livre d’hommages reprenant l’intégralité de son œuvre, de ses discours, de ses publications….il manque l’essentiel : comment cet homme a appris à aimer la littérature et à transmettre cet amour
Après une vie dissolue d’étudiant berlinois découvrant la vie sans contraintes, le jeune Roland surpris par son père dans sa vie de débauche, est expédié par celui-ci dans une petite université de province..Dès le premier jour le jeune homme est fasciné par un professeur de littérature anglaise qu’il trouve brillant.

Celui-ci lui proposera de l’héberger chez lui dans une chambre inoccupée. Mais que cache le professeur qui fait des escapades de deux jours. Il a essayé d’écrire des livres mais ne les a pas fini. Un professeur qui lui confie : « je ne puis que parler… Travailler dans le silence du cabinet, toujours seul, toujours seul, je ne peux plus… Je ne puis pas écrire…. je ne suis pas assez concentré » Alors il va dicter au jeune homme un livre sur les auteurs classiques anglais (Marlowe, Ben Jonson, Shakespeare). Et pourquoi, le professeur et sa femme l »écoutent à sa porte….

Fascination et naïveté de la jeunesse ! Trouble et retenue de l’adulte ! 
L’auteur, Roland raconte se souvenirs quarante ans après, il est devenu prof! 
Je n’en dirai pas plus..
Un livre tout en finesse, tout en retenue, pour une fin que l’on soupçonnait… Écrit en 1927 il donne un aperçu des codes moraux de l’époque plus facilement acceptés de nos jours

Je n’ai pas fini de vous parler de Zweig..Un auteur qui m’a passionné dans chacun de ses ouvrages


Plus sur Stefan Zweig 


Extrait
  • « C’est donc pour toi si effrayant, si effrayant » murmura-t-il? « Toi non plus…. Tu ne pardonnes donc pas, toi non plus devant qui j’ai serré mes lèvres jusqu’à en étouffer presque…. toi à l’égard de qui je me suis caché comme je ne l’ai fait à l’égard de personne?….mais il vaut mieux que tu le saches maintenant; à présent cela ne m’oppresse plus…..car la mesure était comble pour moi…oh!! elle était plus que comble …..il vaut mieux en finir qu’être en proie à ce silence et à cette dissimulation » (P. 164)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s