Un aspect de l’auteur Murakami que je ne connaissais pas. Pas de surnaturel, pas de fantastique, pas d’imaginaire, non simplement des situations de la vie courante de la fin de années 60 au Japon: la vie dans es universités, le malaise des jeunes, les aventures sexuelles d’une nuit, la révolte des universités, les Beatles, les cités U fermées et gardées, où on ne pouvait pas entrer avec une fille, (ou l’inverse…), la libération sexuelle, le rock… bref, ce qu’on a connu aussi en France dans ces années là. On avait les mêmes lectures on écoutait les mêmes chanteurs, on avait les mêmes interrogations, les mêmes questions existentielles.Trois personnages majeurs : le narrateur, Watanabe, étudiant en littérature, un peu paumé, qui se cherche, qui vit dans un foyer d’étudiant.
Et d’autre part à Midori, jeune fille complice, plus fantasque, qui elle délaisse progressivement son ami pour Watanabe.
Serait-ce un livre autobiographique sur la jeunesse de « Watanabe Murakami », ses amours, l’érotisme de ces années, le malaise et les interrogations de la jeunesse, la vie, la mort, « la mort qui n’est pas le bout de la vie, elle en fait partie » ? On ne peut pas ne pas s’interroger..
Un beau livre que j’ai beaucoup aimé qui m’a transporté dans le temps. Vers ma jeunesse. On a tous été plus ou moins des Watanabe
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S’il y avait une phrase….
« Ne t’apitoies pas sur ton sort, c’est ce que font les imbéciles » (P.323)

