« Nous étions des géants » de Yehuda Koren et Eilat Negev

Nous étions des géantsAlors que les nazis faisaient la chasse aux juifs et aux infirmes, toute une famille d’artistes nains d’origine juive, les Ovitz, ont passé une année dans le camp d’Auschwitz et en sont sortis.

Leurs voisins juifs, s’étant fait passer lors de la sélection à la sortie des wagons, pour leurs parents non atteints de nanisme ont eu également cette chance. La « chance » d’être retenus pas le sinistre docteur Mengele, cherchant à faire toutes sortes d’expériences au nom de le recherche  sur les jumeaux, les nains. Plusieurs milliers de nains de jumeaux sont morts au nom des recherches de Mengele  qui « ne voulait pas être un scientifique parmi tant d’autres. Il rêvait d’entrer d’entrer dans l’histoire en tant que pionnier…les prisonniers qui travaillèrent sous ses ordres supposent qu’il voulait déchiffrer quelque chose comme le code génétique du nanisme ».

Ils ont survécu aux multiples prises de sang. ils ont du jouer, assurer le spectacle pour des officiers SS, ils ont vu mourir de nombreux autres prisonniers….. les recherches au nom de la science pratiquées par les nazis
Leur tortionnaire les a protégés au nom de sa science mais aussi parce qu’il les a semble t’il pris en amitié : « Mengele se rendait souvent au bloc 23 où mengelevivaient les naines pour bavarder avec elles et raconter des blagues » . « Mengele était la carte maîtresse que les Ovitz tiraient de leur manche chaque fois qu’ils se trouvaient confrontés à un problème grave. Alors qu’il était d’une cruauté sans pareille quand il s’agissait de ses expérimentations, il les arracha à plusieurs reprises à un kapo sadique… »
Une certaine empathie entre cette famille et leur tortionnaire s’était même installée au fil de cette année….le syndrome de Stockholm, l’un des survivants dira « J’aurais du le haïr, je sais, parce qu’il était un assassin, mais il nous a laissé vivre »
Un livre écrit par deux journalistes israéliens qui ont recueilli les propos de cette famille, de leurs amis après leur arrivée en Israël. Un livre qui retrace près de 70 ans de la vie, des pays qu’ont traversé ces artistes reconnus aussi bien en Europe centrale avant guerre qu’après leur sortie des camps en Israël et aux États unis.


Extraits
  • « Si j’avais été une jeune fille juive d’un mètre soixante, j’aurais été gazée comme des centaines de milliers d’autres juifs. Alors, si je devais me demander pourquoi je suis naine de naissance, tout ce que je répondrais c’est que mon handicap est le seul moyen que Dieu ait trouvé pour me maintenir en vie »
  •  » Mengele était la carte maîtresse que les Ovitz tiraient de leur manche chaque fois qu’ils se trouvaient confrontés à un problème grave. Alors qu’il était d’une cruauté sans pareille quand il s’agissait de ses expérimentations, il les arracha à plusieurs reprises à un kapo sadique… »(P. 157)
  • « J’aurais du le haïr, je sais, parce qu’il était un assassin, mais il nous a laissé vivre » (P. 246)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s