« Galadio » – Didier Daeninckx

GaladioAllemagne des années 30, les nazis prennent possession du pays. Les occupants français et leurs tirailleurs africains ont quitté le pays. Après les allemands de confession juive, les  enfants métis noirs, nés des amours d’allemandes et des soldats africains ou des viols, et qui vivaient sans trop de soucis jusqu’à présent sont petit à petit victimes des membres
des SA, de leurs brimades, des lois des règlements et des interdictions nazis, interdiction d’accès aux piscines, de posséder un animal domestique, limitation du droit au travail. Propagande nazie, films à la gloire du pays, stérilisation des indésirables au nom de la race pure, relations entre l’Afrique et l’Allemagne…
Les thème traités sont nombreux, trop vite balayés, mais le livre ne m’a pas passionné.

Ces thèmes sont survolés en 140 pages, je n’ai pu m’attacher au personnage principal, Ulrich-Galadio, personnalité passive, éprouvant peu d’émotions; en tout cas, s’il en a elles sont peu décrites. Son voyage au cœur de l’Afrique nous fait passer en quelques lignes du 1er septembre 1939 à l’appel du Général de Gaulle puis aux mois de septembre/octobre 1940…j’ai même pensé compte tenu de la proximité de ces deux dates dans le récit à une erreur historique de l’auteur… Et dans les dernières pages, j’ai eu l’impression que l’auteur devait rendre sa copie rapidement 

Le style descriptif est beaucoup trop rapide, presque journalistique… un survol. Vite lu…trop vite à mon gout. J’aime me plonger dans une atmosphère, dans un autre temps…je n’ai pas trouvé cette atmosphère, pas éprouvé d’émotion. Et pourtant les faits et l’époque sont terribles 
J’en attendais beaucoup plus 


Extraits
  • « Pour inventer un mensonge, il faut en premier lieu connaître la vérité ….pour mieux la dissimuler….dans les périodes de tromperie généralisée, l’honnête homme doit s’efforcer de déceler la vérité enfouie sous le mensonge……plus le mensonge est gros et plus la réalité est facile à trouver » (P. 51)
  • « Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux » (P. 98)
  • « Il faut être naïf, même quand on singe les Européens, pour croire qu’on peut être leur égal. Ce n’est pas parce qu’il a un costume croisé : comme on dit chez nous, l’habit ne fait pas le Blanc » (P. 118)

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