« Le Parlement conjugal : Une histoire de polygamie »de Paulina Chiziane

Le Parlement conjugal - Une histoire de polygamieUn homme, sa femme trompée, ses maîtresses…. Que de romans, parfois que de navets littéraires ou théâtraux sur ces trios (voire plus) amoureux…
Le Parlement conjugal de Paulina Chiziane, auteure mozambicaine de langue portugaise est tout autre chose…Une découverte d’une culture qui m’était inconnue, la polygamie, la découverte d’une auteure africaine
Une femme, Rami, découvre qu’elle est trompée par son mari, elle va tout faire pour découvrir les unes après les autres les maîtresses de son mari, commandant de police…maîtresses qui se croyaient elles aussi, unique amie de cet homme. Des rencontres pas toujours faciles, allant jusqu’aux « crêpages de chignons » entre ces femmes qui se jalousent. Elles découvrent que leur homme passait une semaine par mois avec chacune d’elles. Passé maître en turpitudes et en mensonges, il les a toutes flouées, ce qui les unit.
Elles décident alors de s’organiser en polygamie….pour mieux contrôler le mari…. qui va très vite déchanter….Jusqu’au jour où ……
Une belle étude de cette culture et de ces traditions africaines. Les femmes en sortent grandies, les machos, quant à eux y sont ridiculisés et n’y trouveront vraisemblablement aucun plaisir sauf s’ils sont un peu maso


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Autres 

  • Qui a dit aux hommes vieux que les femmes mûres n’ont pas besoin de tendresse » (P. 15)
  • « Posséder fait partie des nombreuses illusions de l’existence, car l’être humain n’ait et meurt les mains vides. Tout ce que nous croyons avoir, la vie nous le prête pour peu de temps. À toi l’enfant dans tes bras à l’heure Delhi donner la tétée. Même l’argent qu’on a en banque on l’a pour peu de temps….le soleil est à toi, tout là-haut. La mer est à toi. Les étoiles. Chacun naît seul, à son jour, à son heure, et vient au monde les mains vides. »(P. 29)
  • « La pureté est masculin et le péché est féminin. Il n’y a que les femmes qui puissent trahir, les hommes sont libres. » (P. 34)
  • La conseillère conjugale : « La vie est faite de partages. On partage une couverture un jour de froid. On partage le sang à ce un moribond à l’heure du danger. Pourquoi ne pourrait-on pas partait un mari? On prête de l’argent, à manger et des vêtements. Il arrive qu’on donne sa vie pour sauver quelqu’un. Tu ne trouves pas qu’il est plus facile de prêter un mari ou une épouse? » (P. 46)
  • « Il n’y a pas de femmes laides au monde, l’amour est aveugle. Il n’y a que des femmes différentes » (P. 51)
  • « Qu’elle soit l’épouse ou l’amante, une femme n’est jamais qu’une chemise que l’homme porte et retire. C’est un mouchoir en papier qu’on déchire et ne raccommode pas. C’est un soulier qui s’use et qu’on jette à la poubelle » (P. 64)
  • « Il est inutile décrire quoi que ce soit sur l’amour et le péché. Dans ce monde de la polygamie les femmes n’ont pas le droit d’être jalouses. Si la jalousie va de pair avec l’amour, alors elles n’ont pas le droit d’aimer non plus. Quand elles commettent le péché originel, ce n’est pas pour avoir du plaisir mais seulement pour procréer » (P. 109)
  • « Mais pourquoi un polygame est heureux quand ses femmes se battent et malheureux quand elles s’entendent? » (P. 134)
  • « Père est doute, mère est certitude » (P. 238)
  • « Je viens tout juste de comprendre que vous autres les femmes, au milieu de l’humanité,vous n’êtes pas des personnes, mais de simples exilées de la vie, condamnées à vivre en marge du monde  » (P. 262)
  • « L’amour polygame c’est bien ça. Avoir un homme entre ses bras qui soupire après une autre. Le laver, repriser ses chaussettes et ses caleçons, frotter ses talôns, l’embellir, le parfumer, pour qu’il fasse le beau sous le regard des autres. L’amour polygame, c’est mâcher la douleur pour tout aliment, l’avaler avec la salive et s’en remplir la panse. L’amour polygame est l’éternel espoir. L’éternel désespoir. « (P. 319)
  • « La femme idéale est une comète, tous les hommes soupirent après elle sans jamais l’atteindre, rien n’est plus difficile que de trouver la femme idéale » (P. 358)

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