« Le Grand Dépotoir » – Eugen Barbu

Le grand dépotoirL’auteur Eugen Barbu est présenté dans l’avertissement au lecteur comme « un écrivain et un homme public très controversé en Roumanie… Membre de la Grande Assemblée et relais de la Securitate de la police politique auprès des écrivains …. Il fut exclus de l’Union des écrivains après la chute du communisme »

Cet avertissement poursuit : « ce livre demeure l’une des plus grandes œuvres de la littérature roumaine du XXème siècle »

Attiré par cette personnalité controversée j’ai souhaité me faire mon idée et découvrir un auteur qui m’était inconnu, un pays et une époque inconnus

Ce livre et cet auteur que la 4ème de couverture compare aux œuvres de Zola et de Maupassant est un livre dont aucun des personnages n’est attachant.. Il décrit dans les années 1920, une ville et ses habitants qui construisent leur vie sur une décharge : un monde de boue, triste de pauvres gens travailleurs, oubliant leur misère dans l’alcool faisant ainsi la richesse de profiteurs avares, un monde de voleurs, de putains, de filles enceintes à 13 ans dont « le ventre touche le menton », un monde de pauvres ouvriers n’arrivant pas à finir leurs mois, buvant leur paye, battant leurs femmes, un monde de chevaux tractant des vieilles carrioles… L’image d’Épinal de la Roumanie . Un monde glauque.

On suit ainsi différents personnages dont les histoires, dont les vies ne se croisent qu’à l’auberge où ils boivent vins et alcools de mauvaise qualité.

On découvre un monde et un pays qui correspond aux clichés et aux images que l’on a encore de nos jours : le monde des Roms, un monde d’hommes habitués à la pauvreté et à ce qu’elle peut engendrer comme conséquences, prostitution, vols, crimes. Un pays qui a souffert, qui souffre encore.

L’auteur, chantre du communisme n’arrive pas à nous faire aimer ses personnages. Les aimait il lui-même, aimait il réellement ses contemporains?

Même si ce livre est assez glauque, il mérite d’être lu : C’est presque un reportage qui permet la découverte d’une époque d’un pays, qui n’a pu évoluer vraiment qu’après la chute de Ceausescu.

Il reste encore du chemin à faire

Ne vous attendez pas à lire un roman . On peut regretter l’absence d’une histoire, d’une progression. des longueurs, l’impression « d’avoir déjà lu ça quelques pages auparavant »

Eugen Barbu

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