« 14 » – Jean Echenoz

14Un peu plus de 100 pages brèves et concises pour conter toute l’horreur de la guerre de 14-18 : Manque de préparation de l’armée, mobilisation et départ, attente sur le front, mensonges des gradés, combats, pistons, morts violentes, handicapés, fusillés pour l’exemple, profiteurs de guerre, …..
5 hommes, de toutes conditions, partis du même village vendéen réunis dans le même régiment sont touchés par cette guerre, qui reviendra? 
Une femme Blanche accouche d’un enfant, « né de père inconnu », attend le retour de deux d’entre eux…
Toute cette boucherie, ces seize millions de morts, tout ce drame en 100 et quelques pages .

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« Sable mouvant : Fragments de ma vie » – Henning Mankell

Sable mouvant-Fragments de ma vie

Fin 2013, à la suite d’un banal accident de la route, Henning Mankel subit les examens médicaux de routine…Pas de blessure grave mais des contusions douloureuses…il a frôlé la mort. Quelques jours après les douleurs s’étendent et irradient la nuque, le bras, la main. Les médecins soupçonnent une hernie discale.
Examens complémentaires, radios, et début janvier 2014, la phrase couperet, annoncée par le médecin…. »Vous avez un cancer ! »…une phrase que chacun de nous redoute. Parfois, c’est le malade qui, interprétant les propos alambiqués et embarrassés du médecin lui dit : « Docteur, vous êtes en train de me dire que j’ai un cancer! C’est ça ? »
Une phrase qui assomme, qui laisse sans voix, et qui après un moment d’abattement, après des larmes partagées avec les siens en entraîne une autre : « Je vais me battre, on va s’en sortir ! »

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« La terre qui les sépare » – Hisham Matar

la terre qui les sépareLorsqu’en 1969, le jeune colonel Mouammar Kadhafi renverse le vieux roi Idriss 1er, Jaballa Matar,  diplomate libyen à New-York et père d’Hisham Matar « avait regagné la maison aussi vite que possible […] par enthousiasme pour cette nouvelle ère de modernité républicaine. » Trés vite Jaballa Matar entra en opposition avec le dictateur et son régime et, devenu dangereux aux yeux du dictateur, dut s’exiler en Égypte. Condamné à mort par contumace, il fut enlevé, en 1990, avec l’aide probable du gouvernement égyptien, et emprisonné ainsi que plusieurs autres membres de sa famille dans les prisons du dictateur libyen, « Guide de la Révolution »
Jaballa Matar put faire sortir clandestinement quelques lettres pour sa famille qui n’eut, par la suite, plus aucune nouvelle de lui.

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