« Le grand combat » – Ta-Nehisi Coates

Le grand combatQuand on est un gamin noir, vivant dans les années 80 dans le quartier, le ghetto de West-Baltimore, les seuls horizons qui s’offrent sont la drogue, les gangs, la violence, les flingues et la mort violente sur le bord d’un trottoir…les tentations sont grandes, on marche en permanence sur le fil du rasoir. 
Dès les premières pages du livre, Coates témoigne de la violence qui règne dans  ces quartiers :  « À cette époque, Baltimore était la proie des factions, divisée en gangs qui prenait le nom de leur quartier. Ceux de Walbrook Junction régnaient en maîtres, jusqu’à ce qu’ils se heurtent à North et Pulaski, une bande de lâches sans vergogne, le genre à te mettre la honte devant ta meuf. Mais tout en haut trônait Murphy Homes. L’ampleur de leur scélératesse leur conférait une dimension mythique. Partout où ils passaient -la vieille ville, Shake and bake, le port -, il brisaient des genoux et pêtaient des tronches. Jusqu’aux confins les plus reculés, on entendait résonner leur nom : Murphy Homes cassait du négro à coups de pistolet de pompe à essence. Murphy Homes lacérait les dos et versait du sel dans les plaies. Murphy Homes se téléportait en un clin d’oeil, volait à dos de chauve-souris, accomplissait des rites macabres au sommet de Druid Hill. »

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Ta-Nehisi Coates

« Je dévorais les livres. Ils étaient comme des rais de lumière dans l’encadrement d’une porte et peut-être pouvait-on accéder à un autre monde derrière cette porte, un monde hors de portée de la peur paralysante qui sous-tendait le Rêve. » (« Une colère noire – Lettre à mon fils » – P. 57)

« J’étais fait pour la bibliothèque, pas pour la salle de classe. La salle de classe était une prison, construite pour d’autres intérêts que les miens. La bibliothèque était ouverte, infinie, libre. » (« Une colère noire – Lettre à mon fils »– P. 73)

« Une colère noire – Lettre à mon fils » – Ta-Nehisi Coates

une-colere-noire-lettre-a-mon-filsLongue lettre d’un père à son fils, d’un homme à la conscience de son pays et du monde
L’Amérique, pays de contraste à population blanche dominante, dirigée par un homme ayant du sang noir, pays dont les policiers blancs ou noirs peuvent tuer impunément des gamins 
Comment ne pas être en colère s’indigner devant ces crimes, Comment ne pas s’indigner devant cette liberté à deux vitesses, la liberté des blancs et celle fictive, des noirs « .je me suis demandé comment il était possible de vivre libre dans ce corps noir. C’est une question profonde, parce que l’Amérique se perçoit comme l’œuvre de Dieu, mais le corps noir est la preuve manifeste qu’elle n’est que la création de l’homme. ».

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