Par miracle Ayamei l’étudiante arrive à quitter La place de la Paix céleste – Tian an men, envahie par les chars de l’armée :les morts jonchent les rues, le sang macule les trottoirs….Ayant été l’une des meneuse du mouvement, elle est rapidement recherchée par le pouvoir, par un jeune officier Zhao qui a reçu l’ordre de la capturer….Il est issu de la Chine profonde, une Chine qu’il a du traverser, en train, à l’occasion de plusieurs jours de voyage pour rejoindre l’école militaire. Une école qu’il n’a pas quitté pendant ces sept ans qui lui a même appris à lire et à écrire….et à ne pas penser. Il est un de ces soldats élevés par le socialisme qui « leur avait donné une nouvelle vie, les avaient sauvés de la misère, du mépris, du destin auquel ils étaient condamnés. »


Auteure française d’origine chinoise née à Pékin en 1972.
« Des soldats japonais traversent le carrefour, le drapeau fixé au bout de la baïonnette. Je distingue sous les casques des visages jeunes et cruels. Trapus, les yeux fendus, le nez écrasé sur une moustache, ils incarnent cette race insulaire qui, selon la légende, descend de la nôtre. Ils me dégoûtent. »…Ainsi parle la joueuse de go, jeune fille romantique, vivant dans les années 30 en Mandchourie occupée par les japonais.