« Kafka sur le rivage » – Haruki Murakami

Kafka sur le rivageJe viens de dévorer ce roman de 600 pages de Haruki Murakami : Quel bonheur!!

Un roman? Non, pour moi c’est un conte, un conte pour adultes, un conte comme les contes pour enfants, dans lequel les animaux parlent, ou plutôt un vieil homme analphabète parle aux chats, fait pleuvoir des poissons, des sangsues, son ombre est deux fois plus pâle que l’ombre des autres hommes Un conte onirique alliant réalité du Japon d’aujourd’hui et fantastique

Un conte initiatique dans lequel les 5 ou 6 personnages principaux échangent des propos philosophiques, y compris dans des circonstances surprenantes : la jeune étudiante qui se prostitue donne un cours de philosophie à son client;

Un conte plein de poésie, d’amitiés, d’amour

Un conte dans lequel l’auteur nous fait partager son amour de la musique, de la littérature, des livres

Un conte prenant pour trame l’histoire d’Oedipe.

Un conte dans lequel un adolescent fugue pour découvrir la vie, et abandonner celle qui ne le convenait plus

Un livre à lire avec un regard d’adulte, mais une âme d’enfant, afin d’apprécier tous les symboles présents dans l’ouvrage


Plus sur Haruki Murakami


Extraits

  • « Dans cent ans, plus une seule de ces personnes – y compris moi – ne sera sur cette terre. Nous serons tous redevenus cendre ou poussière. A cette idée, je me sens bizarre. Tout ce qui m’entoure me semble éphémère, illusoire, prêt à disparaître dans un souffle de vent » (P. 74)
  • « Nakata n’est pas seulement idiot. Il est vide. Je m’en rends bien compte maintenant. Nakata est comme une bibliothèque sans livres. Autrefois je n’étais pas comme ça. Il y avait des livres en moi.  » (P. 416)
  • « Les souvenirs, c’est quelque chose qui vous réchauffe de l’intérieur. Et qui vous déchire violemment le cœur en même temps. » (P. 533)
  • « Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses, déclare-t-il quand la sonnerie a enfin cessé de retentir. Des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu’on ne pourra pas retrouver. C’est cela aussi, vivre. Mais à l’intérieur de notre esprit – je crois que c’est à l’intérieur de notre esprit -, il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j’imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaître précisément ce qu’il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l’aérer, changer l’eau des fleurs. En d’autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.  » (P. 633)

 

  

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