Milan KUNDERA

« Pour Teresa, le livre était le signe de reconnaissance d’une fraternité secrète. Contre le monde de la grossièreté qui l’entourait, elle n’avait en effet qu’une seule arme : les livres qu’elle empruntait à la bibliothèque municipale ; surtout des romans : elle en lisait des tas de Fielding à Thomas Man. Ils lui offraient une chance d’évasion imaginaire en l’arrachant à une vie qui lui apportait aucune satisfaction, mais ils avaient aussi un sens pour elle en tant qu’objets : elle aimait se promener dans la rue avec des livres sous le bras. Ils étaient pour elle ce qu’était la canne élégante pour le dandy du siècle dernier. Ils la distinguaient des autres » ( « L’insoutenable légèreté de l’être » – P. 63)

« C’est à l’hôpital que j’ai commencé à classer les livres en deux catégories : les diurnes et les nocturnes. C’est vrai, il y a des livres pour les jours et des livres qu’on ne peut lire que la nuit » (« L’insoutenable légèreté de l’être » – P. 135)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s