Luca Di Fulvio

« Voilà, maintenant essaie d’imaginer ! Pour le moment ce n’est qu’un morceau de papier blanc. Rien d’autre. Mais sur cette page, toi tu peux inscrire tes mots. Et tes mots font naître un personnage. Un homme, une femme, un enfant….Tu vas attribuer un destin à ce personnage. Gloire, tragédie, succès ou défaite. Ensuite un cinéaste viendra. Ainsi qu’un acteur. Tes mots seront filmés. Et alors, dans une salle perdue de…..je ne sais pas, moi – pense un peu à un endroit de merde, au trou du cul du monde – …eh bien, dans cette salle, il y a des gens qui vivront le destin que tu as créé, ils le percevront comme le leur et ils croiront être là, dans ce lieu vrai mais imaginaire qui est sorti d’ici, de cette feuille….[….] C’est ça qu’on te demande. Les règles ne sont là que pour organiser le rêve. » (« Le gang des rêves »– P. 615)
 
« Il dit se rendre à l’évidence : bâtir une histoire, c’était bien autre chose que raconter une trame, et construire des personnages en les faisant interagir de manière vraisemblable, c’était beaucoup plus compliqué qu’esquisser quelques portraits [….]. Savoir inventer des personnages qui aient l’air vivant n’était pas la garantie de pouvoir organiser une histoire qui soit elle-même pleine de vie. » (« Le gang des rêves »– P. 660)

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