Luca Di Fulvio

« Voilà, maintenant essaie d’imaginer ! Pour le moment ce n’est qu’un morceau de papier blanc. Rien d’autre. Mais sur cette page, toi tu peux inscrire tes mots. Et tes mots font naître un personnage. Un homme, une femme, un enfant….Tu vas attribuer un destin à ce personnage. Gloire, tragédie, succès ou défaite. Ensuite un cinéaste viendra. Ainsi qu’un acteur. Tes mots seront filmés. Et alors, dans une salle perdue de…..je ne sais pas, moi – pense un peu à un endroit de merde, au trou du cul du monde – …eh bien, dans cette salle, il y a des gens qui vivront le destin que tu as créé, ils le percevront comme le leur et ils croiront être là, dans ce lieu vrai mais imaginaire qui est sorti d’ici, de cette feuille….[….] C’est ça qu’on te demande. Les règles ne sont là que pour organiser le rêve. » (« Le gang des rêves »– P. 615)
 
« Il dit se rendre à l’évidence : bâtir une histoire, c’était bien autre chose que raconter une trame, et construire des personnages en les faisant interagir de manière vraisemblable, c’était beaucoup plus compliqué qu’esquisser quelques portraits [….]. Savoir inventer des personnages qui aient l’air vivant n’était pas la garantie de pouvoir organiser une histoire qui soit elle-même pleine de vie. » (« Le gang des rêves »– P. 660)

« Le gang des rêves » – Luca Di Fulvio

le-gang-des-revesSa mère a tout fait pour que sa fille Cetta, jeune ouvrière agricole italienne de 15 ans, ne soit pas violée, comme elle, par son patron…mais Cetta croisera dans un champ un homme plus boiteux qu’elle, et accouchera d’un beau garçon, Natale. Et comme beaucoup d’Italiens du début du XXème siècle elle ne trouvera son salut qu’en émigrant avec son fils aux États-Unis…
Pas d’argent….Ce n’est pas un problème pour le capitaine du bateau qui lui proposera, pardon… lui imposera la seule monnaie d’échange qu’une femme sans ressource peut donner…Monnaie d’échange parfaitement reconnue et appréciée dans les bas-fonds de New-York aussi, et qui lui permet de trouver de quoi faire vivre ce fils qu’elle adore. 
Je ne vous en dis pas plus.

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