« La Maison Zeidawi » – Olga Lossky

la-maison-zeidawiUne jeune femme Evelyne et son gamin, Charbel, arrivent dans un village des montagnes du Liban. Après avoir été rejetée du fait de sa grossesse elle revient et propose au chef du village un projet ambitieux : créer une activité de sériciculture qui pourrait  donner du travail aux femmes et assurer la prospérité du village.
 
Un parisien au prénom arabe, Fouad, vient à Bayrouth, signer avec deux des cousins la vente, à un promoteur immobilier, de la maison familiale abandonnée . L’occasion pour lui d’en apprendre un peut plus sur le passé méconnu de sa mère Nelly, sur son passé

Pourquoi sa mère Nelly, née Zeidawi, a t-elle quitté le Liban, pourquoi a t-elle rompu toute attache avec son passé, avec sa famille ? Nelly femme de caractère aussi a su créer en France une affaire florissante…le séjour prévu pour durer quelques jour va durer une semaine, une semaine pour en savoir un peu plus en interrogeant Najla, la vieille femme de la famille, et se faisant accompagner dans Beyrouth en pleine mutation, en pleine reconstruction par Nicole, sa jeune nièce, en découvrant les ruines de cette maison.
 
Retours en arrière dans le passé de Nelly, dans celui d’Evelyne. Progressivement la saga familiale prend forme, le passé se construit, un passé qui passe par la guerre civile des années 70-80.
 
Le Liban qui se reconstruit après cette guerre civile et se modernise, démolissant ses vieilles bâtisses au profit de gratte-ciel, cette guerre civile elle-même auraient pu constituer un cadre intéressant du roman, mais sont, à mon goût, trop rapidement évoqués, en quelques lignes sur l’ensemble du roman. Druze, maronites, orthodoxes ne s’aimaient pas et se sont battus…on le savait, on n’en apprendra guère plus. C’est bien dommage.
 
La saga familiale, ses amours et ses haines prennent le dessus, la rencontre entre le quinqua Fouad et sa jeune nièce, l’emporte sur le contexte historique, c’est regrettable. Cette relation superficielle  prend trop de place et m’a agacé. J’ai même eu peur d’un coté « eau de rose », peur qui m’incitait à abandonner le roman.
 
La Maison Zeidawi reste le roman d’une famille et d’un vieux bâtiment en ruine, en partie démoli par les balles et obus de l’Histoire. Un roman au style agréable, que j’aurais aimé  plus historique, plus complexe.

Un peu plus comme la très belle couverture.


Qui est Olga Lossky

Quelques extraits
  • Les anciens palais abîmés par les cicatrices de la guerre civile, criblés d’impacts, voisinaient avec les tours flamboyantes, dont la plupart étaient encore hérissées de grues. Beyrouth semblait une ville en pleine mutation désireuse de faire pousser sur l’humus de ses vieux immeubles une capitale de béton toute neuve, aux gratte-ciel étincelants. La maison familiale devait sans doute ressembler à l’un de ses bâtiments décatis, rendant leurs gravats par toutes les ouvertures. » (P. 35).
  • « …l’ancestrale querelle partageant le pays, cette haine entre les montagnards et les gens du littoral, des maronites terrés dans les replis de leurs cimes contre les orthodoxes étalant leurs richesses le long de la côte. » (P. 149)

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