« L’âme soeur » – Agnès Karinthi

L'Âme soeurJanvier 2015, Philippe a enfin réussi à retrouver Anne, son amour d’enfance…il frappe à sa porte, se présente…Elle ne le reconnaît pas et ne se souvient pas de lui. Elle est amnésique à la suite d’un accident de la route qui tua sa sœur jumelle et son papa, alors qu’elle avait neuf ans. 
Premières pages du nouveau roman d’Agnès Karinthi.
« Pourvu que ce ne soit pas un roman d’amour, avec toute la guimauve qui va avec… » angoisses du lecteur qui a autre chose à faire que de lire des banalités sentimentales. Et non !
Un sentiment trouble m’animait et ne me quittait pas. 

Décidément… si j’arrivais à sympathiser avec Anne, un peu paumée, mais heureuse malgré le vide de ses neuf premières années qui ne lui laissaient aucun souvenir, je n’arrivais pas à trouver d’atomes crochus avec la personnalité de Philippe, trop pressant, trop lourdingue avec Anne, s’imposant dans sa vie, dans son appartement. Sans doute parce que, à son âge, je n’aurais pas osé avoir son comportement et m’imposer comme il le fit.
Page après page, ce sentiment de malaise s’accroît, et ce trouble fait tout l’intérêt du roman.  Parents de Philippe et mère d’Anne…on perçoit par les petits mots, par les attitudes de chacun que de lourds secrets remontent à la surface quand ils apprennent l’amour naissant de leur progéniture… jusqu’au final qui m’a bluffé. 
Je n’en dirai pas plus.
Le roman se lit vite. Il est construit autour de chapitres alternant les périodes 1994-95 et 2015. 20 ans de vide et 20 ans de ressentiments et de lourds secrets….et toujours le comportement pot de colle de Philippe. 
C’est un roman essentiellement construit autour de dialogues vivants. Dialogues qui pourraient faire l’objet d’un scénario de film. 
D’un bon film.
Quelques heures de lecture, quelques heures de plaisir.
Editions L’astre bleu – 2018 – 226 pages 


Quelques lignes
  • « Tu n’imagines pas ce que je ressens, Maman. Ma vie a commencé quand j’avais neuf ans, au milieu des blouses blanches de l’hôpital. Avant, c’est le trou noir. J’ai perdu ma sœur. Nous devions être très proches, mais je ne le sais pas. J’ai perdu mon père. Il devait être le plus merveilleux des papas, mais je ne me rappelle pas. J’ai perdu mes camarades de classe . » (P. 32)
  • « J’avais une vie si tranquille ! Depuis que tu as sonné à ma porte, tout est devenu compliqué. » (P. 134)

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